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Med Sci (Paris)
Volume 41, Novembre 2025
Les Cahiers de Myologie
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|---|---|---|
| Page(s) | 38 - 42 | |
| Section | Prix SFM | |
| DOI | https://doi.org/10.1051/medsci/2025170 | |
| Published online | 28 November 2025 | |
Le cil primaire, une antenne de signalisation clé pour la fonction des cellules souches musculaires
The primary cilium: a key signaling antenna for muscle stem cell function
Institut NeuroMyoGène – Physiopathologie et Génétique du Neurone et du Muscle (INMG-PGNM), CNRS UMR5261, Inserm U1315, Université Claude Bernard Lyon 1, Lyon, France
Les cellules souches musculaires garantissent le maintien de l’intégrité du muscle squelettique adulte tout au long de la vie. En particulier, elles assurent la régénération du tissu musculaire suite à une blessure. Le processus de régénération nécessite une réception précise des signaux de l’environnement et une réponse adaptée de ces cellules spécialisées. Elles possèdent un cil primaire, une petite antenne cellulaire spécialisée dans la réception et la transduction de signaux de l’environnement. Plusieurs études récentes montrent que cet organite participe activement à la signalisation requise pour le maintien en quiescence, la prolifération et le devenir de ces cellules. Dans cette revue, nous synthétisons les derniers travaux qui ont révélé le rôle du cil primaire dans la régulation des fonctions des cellules souches du muscle.
Abstract
Muscle stem cells are the gatekeepers of skeletal muscle integrity throughout life. They ensure muscle regeneration in case of a tissue injury. This process requires a precise reception of the environmental cues and an adequate cellular response from these specialized progenitor cells. They possess a primary cilium, a cellular antenna dedicated for reception and transduction of environmental signals. Several recent studies show that this organelle actively mediates signaling required for muscle stem cell quiescence maintenance, proliferation and fate. Here, we review the latest advances that revealed the role of the primary cilium in regulating the function of these muscle-resident stem cells.
© 2025 médecine/sciences – Inserm

©Anna Rausch de Traubenberg
Vignette : Photo représentative d’une cellule C2C12 (magenta) présentant un cil primaire (blanc), en contact avec un myotube (vert). Les noyaux (bleu) sont marqués au DAPI (diamidino-2-phénylindole).
Le muscle squelettique adulte est un organe qui a la capacité de se régénérer suite à une lésion tissulaire, grâce à l’activité des cellules souches musculaires (MuSC pour muscle stem cell) [1]. Les MuSC résident sur les fibres musculaires du muscle sain, dans un état de quiescence réversible. Dans le muscle lésé en revanche, les MuSC s’activent et prolifèrent pour produire un grand nombre de progéniteurs musculaires dont la majorité se différencie en myoblastes et fusionne pour reformer des fibres musculaires. En parallèle, une petite proportion des progéniteurs musculaires sort du cycle cellulaire et ne se différencie pas, permettant ainsi l’auto-renouvellement du réservoir de cellules souches (Figure 1). Préserver la fonction des MuSC, c’est-à-dire leur maintien en quiescence dans le muscle sain, leur capacité d’activation en réponse à une lésion tissulaire et l’équilibre entre différenciation et auto-renouvellement, est primordial pour garantir la régénération du tissu lésé et maintenir l’intégrité musculaire sur le long terme. Dans cette revue, nous présentons les rôles d’un organite particulier, le cil primaire, dans la régulation de la fonction des MuSC.
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Figure 1. Progression des cellules souches musculaires (MuSC) dans le lignage myogénique et dynamique du cil primaire. Les MuSC quiescentes sont ciliées. Au cours du processus de régénération, elles s’activent et désassemblent le cil primaire. S’ensuit la phase de prolifération au cours de laquelle le cil primaire est présent de manière transitoire en phase G1/S des MuSC dans le cycle cellulaire. Les MuSC « cyclantes » sont aussi appelées progéniteurs myogéniques (myoblastes). La majorité des myoblastes se différencie ensuite en myocytes non ciliés qui fusionneront pour donner des myotubes, des cellules multinucléées qui matureront en fibre musculaire. En parallèle, une petite partie des progéniteurs sort du cycle cellulaire et s’auto-renouvelle pour reconstituer le réservoir de MuSC quiescentes et ciliées. (© Anna Rausch de Traubenberg) |
Le cil primaire, un compartiment signalétique distinct et dynamique
Le cil primaire est un organite cellulaire qui émerge de la membrane plasmique et dont l’architecture cylindrique repose sur neuf doublets de microtubules ancrés au centrosome. Séparé du cytoplasme par la zone de transition, il forme un compartiment distinct du reste de la cellule et sa composition est finement régulée par un système de transport intra-flagellaire (IFT pour intra-flagellar transport) (Figure 2) [2]. De par sa position stratégique au contact de l’environnement extra-cellulaire et sa richesse en récepteurs et facteurs de multiples voies de signalisation, le cil primaire est souvent comparé à une antenne cellulaire spécialisée dans la transduction de signaux chimiques et mécaniques [3].
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Figure 2. Structure du cil primaire. Le cil primaire est ancré sur le centriole mère du centrosome, aussi appelé corps basal. Il est isolé du cytoplasme par la zone de transition. L’entrée et la sortie de molécules du cil sont contrôlées par le complexe de transport intra-flagellaire. Ce dernier comporte des moteurs moléculaires (dynéine et kinésine) circulant le long de l’axonème formé par neuf doublets de microtubules périphériques, sans paire centrale de microtubules (structure appelée « 9 + 0 »). Les complexes protéiques intraflagellar transport (IFT)-A et -B permettent respectivement l’import et l’export de facteurs nommés « cargos ». (© Anna Rausch de Traubenberg) |
La voie Hedgehog (Hh) est à ce jour la seule voie de signalisation décrite dont la transduction requiert impérativement la présence du cil primaire. En effet, le cil primaire module l’activité des effecteurs transcriptionnels Hh que sont les facteurs GLI. En particulier, le facteur GLI3 subit un clivage protéolytique à la base du cil primaire, conditionnant son activité répressive sur la transcription des gènes cibles de la voie Hh (Figure 3). L’expression de GLI3 et la voie Hh sont ainsi souvent dérégulées dans les cellules qui présentent une perte d’intégrité du cil, et ce, indépendamment de signaux Hh [4, 5]. Outre les récepteurs et effecteurs de la voie Hh, l’essor récent des techniques de marquage de proximité (proximity-dependent labeling) a permis d’identifier la présence de nombreux médiateurs de signalisation dans le cil primaire participant à la transduction des voies associées [6]. Par exemple, des facteurs de la voie Notch se localisent dans le cil primaire de certains types cellulaires (cellules de l’épiderme, rénales ou fibroblastes), où ils régulent la prolifération et la différenciation cellulaire, indépendamment ou en amont de la voie Hh [7, 8]. L’activité signalétique du cil primaire dépend donc du type cellulaire et du contexte physiologique [3].
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Figure 3. Régulation de la voie Hedgehog et du facteur GLI3 médiée par le cil primaire. A. En absence de ligand Hedgehog (Hh), GLI3 (GLI3 (FL) pour full length) est phosphorylé à la base du cil par la protéine kinase A (PKA), la glycogène synthase kinase 3β (GSK3β) et la caséine kinase 1 (CK1). La phosphorylation de GLI3 (FL) induit son clivage par le protéasome qui libère une forme tronquée de GLI3 (GLI3 (R), repressor) qui, une fois transloquée dans le noyau, réprime l’expression des gènes de la voie Hh. En présence de ligand Hh, GLI3 (FL) n’est plus phosphorylé ce qui permet son accumulation dans le cil primaire et sa translocation dans le noyau où il ne peut plus réprimer ses gènes cibles. B. Dans la cellule souche musculaire (MuSC) quiescente, GLI3 subit un clivage protéolytique à la base du cil primaire, ce qui entraîne l’inhibition de la voie Hedgehog et le maintien en quiescence. Dans les MuSC en prolifération, GLI3 s’accumule dans le cil primaire et la voie Hh est activée. (©Anna Rausch de Traubenberg) |
Enfin, le cil primaire est un organite dynamique – tant au niveau de son assemblage et désassemblage, de sa composition et de son activité signalétique – qui accompagne et contrôle le comportement des cellules ciliées et leur devenir. C’est notamment le cas au cours de la progression des MuSC dans le lignage myogénique (Figure 1).
Le cil primaire, un gardien de la quiescence des cellules souches musculaires
En condition homéostatique, les MuSC résident dans un état de « dormance », appelé quiescence ou phase G0, qui est largement maintenu par leur niche composée de la fibre musculaire, la lame basale et des différents types cellulaires environnants [1]. Contrairement à ce que le terme de dormance sous-entend, la quiescence est un processus actif impliquant de nombreuses voies de signalisation et une réceptivité constante de la cellule à son environnement. L’impossibilité de maintenir les MuSC en quiescence conduit à leur activation précoce et à l’épuisement progressif de leur réservoir, compromettant ainsi la capacité de régénération et l’intégrité du muscle. Dans le muscle sain, les MuSC quiescentes possèdent un cil primaire qui sera progressivement désassemblé au moment de leur activation, c’est-à-dire lors de leur entrée dans le cycle cellulaire en cas de lésion (Figure 1) [9–11]. De façon intéressante, il a été montré que bloquer le désassemblage du cil primaire par un traitement à la tubastatine A (TubA) permet de préserver les MuSC en quiescence [12]. La TubA inhibe l’activité de l’enzyme désacétylase HDAC6 (histone deacetylase 6), empêchant la désacétylation des microtubules du cil primaire, nécessaire au désassemblage de ce dernier. De la même façon, le traitement des MuSC avec un inhibiteur des kinases CDK4/6 (cyclin-dependent kinase 4/6) qui bloque la progression des cellules dans le cycle cellulaire, augmente la proportion de MuSC ciliées [9]. L’assemblage, le maintien et le désassemblage du cil, sont donc intimement associés au cycle cellulaire [13].
Pour préserver la quiescence des MuSC, le cil primaire a un rôle important en contrôlant, a minima, l’activité répressive du facteur de transcription GLI3 et la voie Hh (Figure 3) [5, 11, 14]. Par exemple, l’inactivation ciblée de GLI3 dans les MuSC de souris adultes entraîne leur transition de la phase de quiescence G0 à une phase appelée GAlert. Cette dernière se définit comme une phase de quiescence particulière qui se distingue de la phase G0 par l’activation du complexe protéique mTORC1 (mechanistic target of rapamycin complex 1) et qui précède l’activation des cellules souches. Comme les MuSC en G0, les cellules en GAlert maintiennent un cil primaire [5, 11]. GLI3 réprime donc l’activité de la voie mTORC1 dans les MuSC quiescentes pour les maintenir en phase de quiescence G0, mais son invalidation seule n’est pas suffisante pour permettre le désassemblage du cil primaire et l’entrée des MuSC dans le cycle cellulaire. Une étude conduite parallèlement par le groupe du docteur Borycki a montré la nécessité de réprimer toute la voie Hh, en ciblant les récepteurs en amont des facteurs GLI, pour maintenir les MuSC en quiescence [14]. En effet, l’activation génétique de la voie Hh dans les MuSC promeut la sortie de quiescence, alors que l’inhibition pharmacologique de la voie Hh retarde la sortie de quiescence.
Ensemble, ces résultats indiquent que le cil primaire permet de réprimer les voies GLI3-mTORC1 et Hedgehog dans les MuSC quiescentes, inhibant leur activation. Des études supplémentaires seront nécessaires pour déterminer si d’autres voies de signalisation médiées par le cil primaire participent au maintien de la quiescence des MuSC.
Le cil primaire régule la prolifération des cellules souches musculaires
La présence du cil primaire est incompatible avec les phases G2/M du cycle cellulaire durant lesquelles les centrosomes sont mobilisés dans un contexte de remaniement global du cytosquelette [13]. Au cours de la phase de prolifération, comme le cycle cellulaire des MuSC est rapide et asynchrone, le cil n’est que rarement observé sur les MuSC « cyclantes » (Figure 1) [9]. In vitro, entre 5 et 20 % des myoblastes sont ciliés selon les types de cultures cellulaires étudiées (lignées de cellules musculaires de souris C2C12 ou myoblastes primaires murins et humains) [11, 15–17].
Même si la proportion de myoblastes ciliés demeure faible, le cil primaire joue un rôle clé pour leur prolifération, contrôlant notamment leur expansion pour permettre le bon déroulement de la régénération. En effet, une diminution de la capacité proliférative des myoblastes est observée chez des souris mutantes chez lesquelles l’assemblage du cil primaire a été inactivé ou perturbé spécifiquement dans les MuSC [10, 18]. Ces défauts de prolifération entraînent une diminution importante du nombre de progéniteurs musculaires, ce qui conduit à une régénération imparfaite, caractérisée par des fibres de plus petite taille et une force musculaire réduite [10, 18]. En outre, le transcriptome des MuSC dépourvues de cil primaire a montré que plusieurs facteurs favorisant la progression du cycle cellulaire, tels que les gènes Cdk13 (cyclin dependent kinase 13) and Mcm9 (minichromosome maintenance 9), sont sous-exprimés [10]. Des analyses transcriptomiques réalisées sur la lignée C2C12 révèlent que les cellules musculaires dans lesquelles l’expression d’Ift88 (intraflagellar transport 88), gène indispensable à l’assemblage et au maintien du cil primaire, a été invalidée, présentent une diminution de l’expression des gènes associés aux phases G2/M et à la traduction [15].
Dans divers contextes tels que le développement embryonnaire ou certains cancers, la prolifération cellulaire s’associe à une activation de la voie de signalisation Hh. Dans les myoblastes en prolifération, le facteur GLI3 ne subit pas de clivage protéolytique à la base du cil primaire, ce qui abroge son activité répressive et permet la transcription de gènes associés au cycle cellulaire (Figure 3B) [11]. Ainsi, les souris chez lesquelles Gli3 a été invalidé spécifiquement dans les MuSC, produisent un plus grand nombre de progéniteurs myogéniques au cours de la régénération [11]. De même, traiter des souris sauvages avec un agoniste de la voie Hedgehog, la molécule SAG (smoothened agonist), promeut la prolifération des MuSC [10]. En contrôlant la voie Hh et le facteur GLI3, les dynamiques d’assemblage et de désassemblage du cil primaire permettent donc de contrôler la prolifération des MuSC au cours du processus de régénération. Il reste à déterminer si ces dynamiques participent à la régulation d’autres voies de signalisation.
Cil primaire et devenir de la cellule souche musculaire
À l’issue de la phase de prolifération, lors de la régénération, les MuSC sortent du cycle cellulaire. La majorité des MuSC se différencie alors en myocytes non ciliés qui fusionnent pour former des myotubes, puis matureront en fibre musculaire (Figure 1). À l’inverse, une petite partie des MuSC s’auto-renouvelle et retourne en quiescence pour reconstituer un réservoir de MuSC ciliées (Figure 1) [9, 11]. Ainsi, le cil primaire est préférentiellement réassemblé dans les cellules vouées à l’auto-renouvellement. Ceci a été observé dans le muscle in vivo et dans des modèles cellulaires murins et humains [9, 11, 17, 18]. Ce réassemblage s’accompagne également d’une modification de la composition et de l’activité signalétique du cil primaire, nécessaire au retour en quiescence de MuSC (Figure 3A, B). GLI3 ne s’accumule plus dans le cil primaire des cellules destinées à l’auto-renouvellement, ce qui entraîne son clivage protéolytique, l’inhibition de la voie Hh, la sortie du cycle cellulaire et le retour en phase G0 (Figure 3B) [11, 14]. Ainsi, l’inactivation seule de GLI3 dans les MuSC conduit à une augmentation du nombre de MuSC auto-renouvelées, due à leur incapacité à retourner en quiescence [11]. Au contraire, altérer l’intégrité du cil primaire, en déstabilisant ou en empêchant son assemblage, conduit à une diminution de la proportion des cellules qui s’auto-renouvellent [9, 10, 14]. Ce déséquilibre est aggravé par des cycles de régénération répétés [18]. In vitro, bloquer ou déstabiliser l’assemblage du cil primaire en diminuant l’expression des gènes Cep290 (centrosomal protein of 290 kDa), Ift80 (intraflagellar transport 80) ou Ift88, augmente la prolifération des cellules musculaires C2C12 au détriment de leur différenciation [16].
Ces études suggèrent donc que le cil primaire est nécessaire pour la sortie du cycle cellulaire et pour le devenir de la MuSC vers la différenciation ou l’auto-renouvellement et le retour en quiescence. Les mécanismes précis par lesquels le cil contrôle le devenir des MuSC, tout comme la nature des signaux chimiques ou mécaniques perçus et transduits par le cil primaire pendant la régénération du muscle squelettique, devront être définis par de futures études.
Cil primaire et mécano-sensation durant l’activité physique
L’activité de mécano-sensation du cil primaire a été établie par les travaux de Praetorius et Spring en 2001. Dans les cellules épithéliales rénales, la courbure du cil primaire induite par un flux mécanique extracellulaire est convertie en un influx de calcium intracellulaire [19]. Dans le muscle soumis à un exercice physique, le cil primaire permettrait aux MuSC de contribuer à l’hypertrophie musculaire, c’est-à-dire à l’augmentation de la masse musculaire [20]. En effet, une stimulation mécanique, in vivo par l’étirement des pattes arrière de souris ou in vitro sur des myoblastes primaires, induit l’expression de gènes pro-myogéniques. De façon intéressante, cette réponse pro-myogénique s’accompagne d’une accumulation de GLI3 dans le cil primaire, et donc d’une activation de la voie Hh médiée par le cil. Lorsque la fonction ou la présence du cil est abrogée dans le lignage myogénique, la réponse pro-myogénique induite par stimulation mécanique est significativement réduite [20].
Conclusion et perspectives
L’ensemble de ces travaux démontre que le cil primaire joue un rôle actif dans la fonction des MuSC, en participant à leur maintien en quiescence, leur prolifération et leur devenir. Cet organite contrôle la voie de signalisation Hh au cours de la progression des MuSC dans le lignage myogénique. Les nouvelles technologies telles que le marquage de proximité pour établir le protéome spécifique d’un organite, les biosenseurs optiques codés génétiquement pour détecter des événements de signalisation à l’échelle de l’organite ou encore l’optogénétique pour moduler des cascades de signalisation, permettront de révéler les acteurs signalétiques contenus dans le cil primaire des MuSC et de comprendre leur rôle fonctionnel [6]. Nous développons actuellement une stratégie de marquage de proximité afin de cartographier la composition protéique du cil primaire tout au long de la progression myogénique. Nous espérons que nos futurs résultats permettront d’identifier les voies de signalisation associées à cet organite et de mieux comprendre leur implication dans la régulation de la progression des MuSC.
Prix SFM
Anna Rausch de Traubenberg a reçu les prix Meilleure communication orale et MyoImage lors des journées de la Société française de myologie (SFM) respectivement 2024 et 2023.
Liens d’intérêt
Les autrices déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt concernant les données publiées dans cet article.
Références
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Liste des figures
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Figure 1. Progression des cellules souches musculaires (MuSC) dans le lignage myogénique et dynamique du cil primaire. Les MuSC quiescentes sont ciliées. Au cours du processus de régénération, elles s’activent et désassemblent le cil primaire. S’ensuit la phase de prolifération au cours de laquelle le cil primaire est présent de manière transitoire en phase G1/S des MuSC dans le cycle cellulaire. Les MuSC « cyclantes » sont aussi appelées progéniteurs myogéniques (myoblastes). La majorité des myoblastes se différencie ensuite en myocytes non ciliés qui fusionneront pour donner des myotubes, des cellules multinucléées qui matureront en fibre musculaire. En parallèle, une petite partie des progéniteurs sort du cycle cellulaire et s’auto-renouvelle pour reconstituer le réservoir de MuSC quiescentes et ciliées. (© Anna Rausch de Traubenberg) |
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Figure 2. Structure du cil primaire. Le cil primaire est ancré sur le centriole mère du centrosome, aussi appelé corps basal. Il est isolé du cytoplasme par la zone de transition. L’entrée et la sortie de molécules du cil sont contrôlées par le complexe de transport intra-flagellaire. Ce dernier comporte des moteurs moléculaires (dynéine et kinésine) circulant le long de l’axonème formé par neuf doublets de microtubules périphériques, sans paire centrale de microtubules (structure appelée « 9 + 0 »). Les complexes protéiques intraflagellar transport (IFT)-A et -B permettent respectivement l’import et l’export de facteurs nommés « cargos ». (© Anna Rausch de Traubenberg) |
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Figure 3. Régulation de la voie Hedgehog et du facteur GLI3 médiée par le cil primaire. A. En absence de ligand Hedgehog (Hh), GLI3 (GLI3 (FL) pour full length) est phosphorylé à la base du cil par la protéine kinase A (PKA), la glycogène synthase kinase 3β (GSK3β) et la caséine kinase 1 (CK1). La phosphorylation de GLI3 (FL) induit son clivage par le protéasome qui libère une forme tronquée de GLI3 (GLI3 (R), repressor) qui, une fois transloquée dans le noyau, réprime l’expression des gènes de la voie Hh. En présence de ligand Hh, GLI3 (FL) n’est plus phosphorylé ce qui permet son accumulation dans le cil primaire et sa translocation dans le noyau où il ne peut plus réprimer ses gènes cibles. B. Dans la cellule souche musculaire (MuSC) quiescente, GLI3 subit un clivage protéolytique à la base du cil primaire, ce qui entraîne l’inhibition de la voie Hedgehog et le maintien en quiescence. Dans les MuSC en prolifération, GLI3 s’accumule dans le cil primaire et la voie Hh est activée. (©Anna Rausch de Traubenberg) |
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