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Med Sci (Paris)
Volume 41, Number 10, Octobre 2025
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| Page(s) | 770 - 774 | |
| Section | Repères | |
| DOI | https://doi.org/10.1051/medsci/2025162 | |
| Published online | 19 November 2025 | |
Rétractations dans la recherche biomédicale (2000-présent)
État des lieux
Retractions in biomedical research (2000-present): current status
Équipe pédagogique éthique, déontologie et intégrité scientifique (EPEDIS), Université Paris Cité, UFR des sciences fondamentales et biomédicales, Campus Saint Germain des Près, Paris, France
Depuis le début des années 2000, les rétractations d’articles dans la recherche biomédicale ont connu une croissance exponentielle, révélant une tension structurelle croissante au sein du système scientifique mondial. Cet article propose une synthèse critique des rétractations survenues entre 2000 et 2025, à partir de données bibliométriques et d’analyses socio-institutionnelles. Elle met en évidence des dynamiques géographiques différenciées, des effets d’institutionnalisation des fraudes, une responsabilité accrue des éditeurs, et des profils types d’auteurs rétractés, souvent des hommes, surproductifs, et faiblement encadrés. En distinguant erreur honnête et inconduite, l’analyse montre que la majorité des rétractations sont liées à des fautes graves (fraude, plagiat, manipulation). Les mécanismes d’autocorrection de la science, bien que renforcés, demeurent imparfaits, en particulier face à la persistance des citations d’articles rétractés. Ce travail souligne l’urgence de repenser les critères d’évaluation académique, de renforcer la culture de l’intégrité scientifique, et d’instaurer une gouvernance éditoriale plus rigoureuse. Les rétractations, loin d’être de simples anomalies, apparaissent comme des révélateurs systémiques appelant à une réforme profonde du fonctionnement de l’édition scientifique.
Abstract
Since the early 2000s, retractions of articles in biomedical research have increased exponentially, revealing growing structural tensions within the global scientific system. This article offers a critical synthesis of retractions occurring between 2000 and 2025, based on bibliometric data and socio-institutional analyses. It highlights differentiated geographical dynamics, the institutionalization of fraud, increased editorial responsibility, and typical profiles of retracted authors— often male, hyper-productive, and poorly supervised. By distinguishing between honest error and misconduct, the analysis shows that the majority of retractions are linked to serious violations (fraud, plagiarism, manipulation). Although scientific self-correction mechanisms have been strengthened, they remain imperfect, particularly considering the continued citation of retracted articles. This study underscores the urgent need to rethink academic evaluation criteria, to strengthen a culture of scientific integrity, and to establish more rigorous editorial governance. Retractions, far from being mere anomalies, emerge as systemic indicators calling for a profound reform of scientific publishing practices.
© 2025 médecine/sciences – Inserm
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Vignette (© Inserm-Koulikoff, Frédérique/Pinci, Alexandra).
À la suite d’un signalement de biais méthodologiques, d’erreurs honnêtes ou de fraudes, les articles scientifiques peuvent être soit corrigés soit rétractés par l’éditeur du journal ou parfois par les auteurs eux-mêmes. La rétractation scientifique, retrait formel d’un article de la littérature académique, constitue un mécanisme essentiel d’autocorrection de la science. Elle vise à préserver l’intégrité du corpus scientifique en signalant les résultats non fiables, qu’ils soient issus d’erreurs honnêtes ou d’inconduites graves [1–3]. Historiquement marginales, les rétractations se sont multipliées depuis le début du xxie siècle, traduisant à la fois une augmentation réelle des pratiques problématiques et un renforcement des mécanismes de surveillance, de détection et de transparence éditoriale [3, 4]. Ce phénomène soulève des enjeux profonds sur les valeurs constitutives de la science : la véracité, la transparence, et la responsabilité collective. Il interroge également les rapports entre la communauté scientifique, les éditeurs, les institutions de recherche et le public.
La présente analyse, centrée sur la période 2000-2025, propose une synthèse critique et actualisée des rétractations d’articles scientifiques dans les domaines biomédicaux. En mobilisant notamment les travaux d’Ioannidis et al. [1], qui croisent données bibliométriques et profils de chercheurs très cités, l’objectif est de dégager les tendances majeures, les biais systémiques, les zones géographiques et institutionnelles les plus concernées, ainsi que les caractéristiques sociodémographiques des auteurs impliqués. À travers cette grille, les rétractations apparaissent non comme des incidents isolés mais comme des révélateurs structurels des tensions qui traversent le champ académique contemporain. Cette étude se veut aussi une contribution aux débats actuels sur l’intégrité scientifique, la régulation des publications et les pratiques d’évaluation académique. Elle vise à alimenter la réflexion sur les moyens de renforcer la robustesse et la fiabilité de la recherche biomédicale, dans un contexte où la confiance non seulement du public envers la science mais aussi des chercheurs entre eux est cruciale.
Tendances temporelles (2000-2025)
Depuis 2000, le nombre de rétractations biomédicales a connu une progression spectaculaire, passant de quelques dizaines annuelles à plus de 10 000 en 2023 [5, 6]. Cette augmentation soulève de vives inquiétudes quant à la qualité et à la fiabilité de la recherche publiée. Elle met en évidence les pressions croissantes auxquelles sont soumis les chercheurs, les défaillances des systèmes de contrôle et les incitations perverses qui peuvent conduire à des pratiques douteuses.
Après une hausse constante jusqu’en 2014 [5], suivie d’un plateau, une explosion sans précédent s’est produite au début des années 2020, culminant avec le scandale Hindawi (Wiley), lié à des manipulations massives dans les numéros spéciaux orchestrées par des « usines à publications » (paper mills) [6, 7] (Figure 1). Ce pic sans précédent traduit non seulement une fraude éditoriale systémique, mais aussi l’effet de rattrapage induit par un assainissement coordonné entre éditeurs scientifiques [8, 9]. Il met en lumière la vulnérabilité des systèmes de revue par les pairs dans les revues prédatrices et les effets délétères des pressions de productivité, causes majeures poussant les auteurs à sacrifier la rigueur méthodologique au profit de la quantité de publications.
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Figure 1. La Figure a été construite à partir de la base de données de Retraction Watch (https://retractiondatabase.org/RetractionSearch.aspx?). Le nombre d’articles rétractés est de 42 en 2000. En 2010, plusieurs milliers d’articles sont rétractés par IEEE dans le domaine de l’informatique et en 2023, Wiley rétracte des nombreux articles publiés dans les journaux d’Hindawi qu’il venait de racheter. |
Le processus de rétractation peut être très lent car il est consécutif à une enquête et, lorsque les faits sont établis, tous les auteurs de l’article en question doivent être d’accord avec la rétractation, sinon, au minimum, informés. Il est en effet établi que tous les auteurs d’un article sont tenus également responsables de l’intégrité de toutes les données présentées [10]. La correction de la littérature peut ainsi paraître trop lente [11]. Toutefois, l’efficacité croissante des outils de détection (logiciels anti-plagiat, plateformes en accès ouvert d’images manipulées et logiciels tels que problematic paper screener1) alliée à la volonté accrue des éditeurs les plus intègres de maintenir la qualité scientifique, a conduit récemment à un raccourcissement du délai entre publication et rétractation. L’essor de ces technologies a permis d’identifier plus rapidement les anomalies et les incohérences dans les publications, réduisant ainsi le temps nécessaire pour corriger les erreurs ou démasquer les fraudes [12]. Cela reflète également une évolution culturelle dans la communauté scientifique, plus encline à reconnaître rapidement les erreurs et à agir de manière proactive, par souci d’intégrité et de responsabilité envers leurs pairs et envers le public.
Répartition géographique
Les rétractations sont très inégalement réparties à l’échelle mondiale. En valeur absolue, la Chine et les États-Unis dominent, mais rapporté au volume de publication, la Chine présente un taux de rétractation environ 8 fois supérieur à celui des États-Unis [5]. Cette disparité soulève des questions sur les facteurs culturels, institutionnels et socio-économiques qui peuvent influencer les pratiques de recherche et les normes d’intégrité scientifique. L’Inde, Taïwan, le Pakistan, l’Iran ou encore la Russie affichent également des taux élevés. Ces écarts s’expliquent en partie par les incitations locales, l’émergence des « paper mills » et des systèmes éditoriaux vulnérables. Ils reflètent aussi les politiques nationales de promotion fondées sur le nombre de publications indexées, sans considération suffisante pour leur validité scientifique, ce qui crée des incitations perverses et encourage la publication de résultats non fiables ou frauduleux.
L’étude d’Ioannidis [1] montre que les chercheurs très cités, basés en Chine, Inde et Taïwan sont statistiquement plus concernés. Ce constat suggère que la pression de la compétition académique et les exigences de productivité peuvent être particulièrement fortes dans ces pays, augmentant ainsi le risque de rétractation. Cette typologie distingue des rétractations artisanales de celles industrielles. Elle souligne des environnements de recherche à risque élevé, marqués par la pression académique et une surveillance insuffisante. Le cas de certains pays africains émergents (Éthiopie, Sénégal) ou du Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Iran) suggère que le phénomène dépasse la simple dichotomie Nord/Sud et révèle des dynamiques régionales complexes, liées à des facteurs tels que le niveau de développement scientifique, les ressources disponibles pour la recherche et les systèmes de régulation en place.
Points chauds institutionnels
Certaines institutions, comme l’Hôpital populaire n° 1 de Jining (Chine), concentrent un nombre élevé de rétractations, souvent liées à des fraudes systémiques [13]. Ces cas mettent en lumière la nécessité pour les institutions de recherche de mettre en place des mécanismes de contrôle interne rigoureux et de promouvoir une culture de l’intégrité scientifique. Les grandes universités nord-américaines ou européennes présentent en revanche des taux normalisés faibles, malgré leur production scientifique importante. Cette performance relative peut être attribuée à l’existence de mécanismes de contrôle internes efficaces, de comités d’éthique opérationnels et d’une culture institutionnelle de l’intégrité bien établie. Dans certains cas, les incitations à la publication conditionnent directement les promotions professionnelles ou les primes salariales, ce qui exacerbe les dérives et crée un environnement propice à la fraude et à la mauvaise conduite scientifique comme cela a été le cas pour la faculté dentaire de Saveetha en Inde [14]. Il est également crucial de noter que certaines rétractations, bien que concentrées dans des établissements précis, peuvent résulter d’une défaillance collective du système de gouvernance. L’absence de vérification des données, la tolérance à la duplication d’images ou l’acceptation tacite de pratiques contestables créent un terreau favorable à la récidive. Cette défaillance peut être due à un manque de ressources, à une formation insuffisante du personnel ou à un manque de volonté politique de la part des dirigeants de l’institution.
Revues et éditeurs impliqués
Les revues à haut volume de publications et faible sélectivité éditoriale (Hindawi, MDPI, Frontier, etc.) sont les plus touchées [6, 9] , tandis que les revues prestigieuses comme Science, Nature ou The Lancet ne sont concernées que par des cas emblématiques. Le nombre d’articles rétractés dans ces revues est resté constant entre 2000 et 2024 (6 en moyenne en utilisant la base de données Retraction Watch2). Cette observation souligne l’importance cruciale du processus de sélection des articles dans la préservation de l’intégrité scientifique. Le modèle économique de l’accès libre (open access) a renforcé les incitations perverses. En effet, dans un système où les auteurs paient pour publier, et où les éditeurs tirent leurs revenus du nombre d’articles publiés, il existe une forte incitation à accepter un maximum de manuscrits, quitte à sacrifier la qualité et la rigueur scientifique. Cette pression économique conduit à une baisse des standards éditoriaux, à un relâchement du processus de relecture par les pairs, et à une augmentation du nombre de publications frauduleuses ou de mauvaise qualité. La manne financière engrangée par les éditeurs scientifiques a ainsi entrainé l’émergence de journaux prédateurs dont le but n’est plus la diffusion de la science mais le profit. Le committee on publication ethics (COPE) américain et les initiatives inter-éditeurs cherchent à renforcer les contrôles [15]. Ainsi, certaines revues de sociétés savantes ou d’éditeurs universitaires semblent mieux armées pour résister aux soumissions frauduleuses, grâce à un processus de sélection plus rigoureux et à des critères éditoriaux moins dépendants de la volumétrie. Ce phénomène interroge le rôle même des éditeurs scientifiques. Sont-ils des garants de qualité ou de simples prestataires de services ? L’externalisation de l’évaluation par les pairs, la délégation éditoriale à des rédacteurs invités (guest editors) peu contrôlés, ou l’exploitation commerciale des numéros spéciaux ont considérablement fragilisé le système. Cette évolution soulève des questions fondamentales sur la responsabilité des éditeurs, à qui appartiennent les journaux scientifiques, et des rédacteurs de ces journaux, en charge de l’analyse des articles, sur la préservation de l’intégrité de la recherche et sur la nécessité de repenser les modèles économiques de l’édition scientifique.
Dans un article récent publié dans médecine/ sciences , Haiech [16] (→) souligne également les enjeux liés à l’inconduite scientifique, qu’il compare à la tentation de la fausse monnaie académique. Il met en lumière les conséquences désastreuses de la fraude et de la falsification des données, non seulement pour la crédibilité de la recherche, mais aussi pour la santé publique et la confiance de la société envers la science. L’auteur appelle à une réflexion approfondie sur les mécanismes de prévention et de correction des erreurs et des fraudes scientifiques, en insistant sur la nécessité de renforcer la formation à l’éthique de la recherche, de promouvoir une culture de l’intégrité au sein des institutions académiques, et de mettre en place des systèmes de surveillance et de contrôle plus efficaces.
(→) Voir m/s n° 2, 2025, page 111
Causes : inconduite versus erreur
Environ 60-70 % des rétractations seraient dues aux inconduites (fraude, plagiat, falsification), contre 20-30 % à des erreurs dites « honnêtes » [17, 18]. Cette prédominance de l’inconduite souligne la gravité du problème de la rétractation et la nécessité de mettre en place des mesures dissuasives pour prévenir de tels comportements. La fausse évaluation par les pairs est en forte progression depuis 2010 [19]. Les motifs varient par région et discipline. Dans certains domaines à forte compétition (oncologie, biotechnologie, pharmacologie), le risque de manipulation des données semble le plus élevé, tandis que dans d’autres (sciences sociales, santé publique), les erreurs, volontaires ou de bonne foi, de méthode ou d’interprétation dominent.
Les erreurs dites « honnêtes » restent une composante importante du processus d’autocorrection scientifique. Elles traduisent souvent les limites des outils statistiques, des protocoles expérimentaux ou de la reproductibilité. Le renforcement de la formation à l’analyse critique, à la rigueur méthodologique et à la transparence des données apparaît comme une réponse structurante. Il est donc essentiel de promouvoir une culture de l’ouverture et de l’humilité scientifique, dans laquelle les chercheurs sont encouragés à reconnaître leurs erreurs et à les corriger rapidement, sans crainte de répercussions négatives sur leur carrière [20].
Démographie des auteurs
Les hommes sont surreprésentés dans les rétractations, notamment pour les cas de fraude [21]. L’étude d’Ioannidis montre que les chercheurs très cités avec rétractation présentent souvent un profil hyper-productif et auto-cité [1]. Ce constat suggère que la pression de la productivité et la recherche de la reconnaissance académique peuvent conduire certains chercheurs à adopter des comportements répréhensibles. De manière contre-intuitive, la taille des équipes (au-delà de 10 auteurs) diminue le risque de rétraction. Il semble que la probabilité de rétraction est maximale pour les équipes entre trois et dix auteurs. Ce constat soulève des questions sur la distribution du pouvoir, les dynamiques d’encadrement, la délégation de tâches et la dilution de la responsabilité scientifique au sein des équipes de recherche.
Les femmes sont proportionnellement moins impliquées dans les rétractations, mais cette observation ne saurait masquer leur sous-représentation globale dans la recherche biomédicale [21, 22] ] (→).
(→) Voir m/s n° 1, 2025, page 7
Des études suggèrent également que les équipes mixtes dirigées par une femme présentent un risque moindre de rétractation. Ces résultats incitent à renforcer la diversité dans les instances scientifiques, comme levier d’intégrité. Il est important de noter que ces résultats ne doivent pas être interprétés comme une preuve d’une plus grande intégrité des femmes chercheuses, mais plutôt comme le reflet de facteurs structurels et culturels qui influencent les pratiques de recherche.
Quelques pistes d’amélioration
Les rétractations sont les symptômes visibles d’un système de recherche sous tension. Leur efficacité corrective reste limitée par la citation persistante d’articles rétractés [23, 24]. Ce phénomène souligne la nécessité de développer des stratégies plus efficaces pour informer la communauté scientifique et le public de la rétractation d’un article et pour empêcher son utilisation ultérieure. Des pistes émergent : intégration dans les évaluations, promotion de récits post-rétractation, création d’une base interopérable dédiée3.
L’analyse montre que l’autocorrection ne suffit pas. Il faut repenser les critères de performance scientifique, dépasser l’obsession du facteur d’impact et de la notoriété de la marque du journal, valoriser la transparence, l’ouverture des données et les pratiques collaboratives. Cette évolution nécessite un changement de culture profond au sein de la communauté scientifique, qui doit passer d’une logique de compétition à une logique de coopération et de partage des connaissances.
La diversité des équipes, la formation continue à l’éthique de la recherche et le rôle actif des éditeurs dans la prévention sont essentiels. Une culture rigoureuse mais non punitive de l’intégrité scientifique est indispensable [20]. Cela suppose aussi de soutenir les lanceurs d’alerte, de garantir leur protection institutionnelle et de mieux encadrer les conflits d’intérêts dans les comités d’expertise. Il est également crucial de promouvoir une plus grande transparence dans le processus d’évaluation de la recherche et de renforcer la responsabilité des institutions de recherche dans la prévention et la gestion des cas de mauvaise conduite scientifique.
Conclusion
Les rétractations sont appelées à durer. Elles ne signalent pas obligatoirement une faute morale, mais une opportunité d’apprentissage. Mieux encadrées et analysées, elles peuvent devenir un outil puissant de réforme et de régulation du système scientifique.
Dans un contexte de compétition accrue, elles rappellent que la science n’est pas un processus linéaire, mais un cheminement fait d’erreurs, de doutes, et parfois d’abus. Il est donc impératif de réhabiliter la transparence, de valoriser les bonnes pratiques et de restaurer la confiance entre chercheurs, institutions et société. Agissons ensemble pour une science plus robuste, plus humaine et plus responsable. L’avenir de la recherche biomédicale dépend de notre capacité collective à promouvoir une culture de l’intégrité, de la rigueur et de la responsabilité.
Liens d’intérêt
Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt concernant les données publiées dans cet article.
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