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Numéro
Med Sci (Paris)
Volume 31, Juin-Juillet 2015
4e Colloque Sciences de la vie en société : Qu’avons-nous appris en 40 ans de débats sur les sciences et techniques du vivant ? Quelles propositions pour l’avenir ? (Paris, 15 décembre 2014)
Page(s) 7 - 7
DOI https://doi.org/10.1051/medsci/201531s100
Publié en ligne 16 juillet 2015

Quels types de régulation et de contrôle pour les recherches ? Faut-il réglementer les applications ou bien aussi les recherches ? Où s’arrête la liberté de la recherche et où commence à s’exercer la responsabilité des chercheurs ? Le public doit-il être informé ? Comment organiser des débats publics sur ces enjeux ? De l’appel de Paul Berg au début des années 1970 aux débats contemporains sur les cellules souches ou la biologie synthétique, en passant par les controverses sur les OGM, les sciences et techniques du vivant sont au cœur des relations entre sciences et société.

L’objectif de cette initiative commune de Genopole et de l’IFRIS () est de revenir sur ces questions en organisant un dialogue entre sciences du vivant et sciences humaines et sociales. Ce dialogue tirera parti de l’expérience des quatre dernières décennies pour éclairer les enjeux les plus contemporains. Il s’agira de se départir d’une position qui opposerait des scientifiques rationnels et une société en proie à ses émotions et à ses peurs, pour comprendre comment sciences et société sont coproduites.

(→) Voir page 62 une présentation de ces deux organismes

En effet, les connaissances et les technologies émergentes ne naissent pas tout équipées des normes et valeurs qui fondent leur gouvernance en société. Cette dernière se construit en quelque sorte sous nos yeux, selon des formes qui varient d’un pays et d’un secteur à l’autre, et qui affectent l’acceptabilité des changements réels ou imaginaires promis par la science. Les technologies émergentes contemporaines reposent sur la production d’une connaissance à la fois incertaine et controversée. Elles sont porteuses à la fois de risques et de promesses. Elles engendrent ainsi des inquiétudes qui ne peuvent être réduites à des représentations (erronées ou non) que l’exercice unilatéral de la rationalité scientifique pourrait rectifier. C’est en particulier le cas dans les sciences du vivant.

Parce que l’incertitude autorise une grande diversité d’interprétations de ces risques et promesses, des acteurs sociaux, économiques, politiques, scientifiques, « entrepreneurs de causes » multiples et hétérogènes, s’invitent sur la scène publique. Chacun y propose sa propre « mise en problème » et sa « mise en promesse » des connaissances et technologies. C’est ainsi que les sciences émergentes se trouvent de plus en plus souvent confrontées à l’intervention d’acteurs souvent non étatiques, qui se dotent de capacités d’expression variées : associations, conseils internationaux, agences nationales, etc. Ils contribuent, selon des modalités d’organisation multipolaires, à donner forme aux arènes où ils développent des relations de coopération et/ou de concurrence, avec pour horizon d’inscrire leurs intérêts et leurs valeurs dans des normes qui garantissent les « bonnes conditions » de production et d’usage de la science et de la technique, celles qu’ils jugent nécessaires et pertinentes parce qu’elles serviront de boussole pour l’action des uns et des autres.

La série de quatre journées – sur un cycle de cinq ans – organisées par Genopole et l’IFRIS a couvert les thèmes suivants :

  • Les sciences de la vie et leurs publics (publics virtuels, publics engagés, publics concernés, etc.). Thématique traitée en 20101.

  • Les transformations contemporaines des modes de production dans les sciences de la vie (biologie à haut débit, plates-formes, brevets, etc.). Thématique traitée en 20112.

  • La biologie de synthèse entre sciences et société. Thématique traitée en 20123.

  • Qu’avons-nous appris
en 40 ans de débats sur les sciences et techniques du vivant ?Quelles propositions pour l’avenir ? 15 décembre 20144
- Palais du Luxembourg, Salle Clemenceau, 15 rue de Vaugirard 75006 Paris.

Ces journées d’études se proposent de prendre au sérieux la question de la coévolution science/société, en invitant quelques-uns des meilleurs spécialistes mondiaux dans le domaine « science, technologie, société » à débattre sur les dispositifs qui se sont mis en place au cours de la dernière décennie. S’y côtoient des spécialistes des sciences de la vie, mais aussi des élus, des journalistes, des associations, des gestionnaires de recherche, etc.


1

Voir le webcast et les Actes du 1er colloque sciences de la vie en société du 28 septembre 2010 : http://www.genopole.fr/Le-Webcast-de-la-journee.html

2

Voir le webcast du 2e colloque sciences de la vie en société du 8 décembre 2011 : http://www.genopole.fr/Le-Webcast-et-les-Actes.html et le numéro hors série n° 2 de médecine/sciences, juin-juillet 2012.

3

3 Voir le webcast du 3e colloque sciences de la vie en société du 4 décembre 2012 : http://www.genopole.fr/Le-Webcast.html et le numéro hors-série n° 2 de médecine/sciences, mai 2013.

4

Voir le webcast du 4e colloque sciences de la vie en société du 15 décembre 2014 : http://sdvensociete.genopole.fr/


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