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Numéro
Med Sci (Paris)
Volume 25, Numéro 12, Décembre 2009
Anticorps monoclonaux en thérapeutique
Page(s) 1149 - 1154
Section III - Un futur en développement
DOI https://doi.org/10.1051/medsci/200925121149
Publié en ligne 15 décembre 2009

© 2009 médecine/sciences - Inserm / SRMS

Depuis l’établissement par Köhler et Milstein des méthodes de production d’hybridomes à partir des cellules B de rongeurs immunisés (→), les anticorps monoclonaux (Acm) constituent la référence en matière d’anticorps définis et de haute spécificité [1]. Les anticorps murins restent utilisables en thérapeutique humaine pour des traitements brefs, et l’anti-CD3 (muromonab) introduit en 1986 a été largement utilisé pour le conditionnement immunosuppresseur avant greffe d’organe (→). Immunogènes chez l’homme, ces anticorps animaux peuvent être neutralisés et/ou induire des réactions allergiques. Diverses voies ont donc été développées pour rapprocher les immunoglobulines (Ig) murines des anticorps humains et en améliorer l’efficacité et la tolérance chez l’homme. Cette « humanisation » peut être réalisée en retouchant in vitro la séquence d’un anticorps animal produit par biotechnologie (→), ou bien directement via l’immunisation d’animaux dont le répertoire des gènes d’immunoglobulines a été préalablement humanisé. De nombreux anticorps issus de tels animaux sont en phase d’essai clinique ou déjà commercialisés et apparaissent comme des molécules particulièrement sûres. L’intérêt de ces animaux est lié au large répertoire d’antigènes qu’ils peuvent reconnaître, y compris quand il s’agit d’antigènes humains. S’y ajoute la possibilité de dériver ainsi tant des anticorps monoclonaux que polyclonaux (ou des associations oligoclonales). À l’inverse, le développement des méthodes de production d’anticorps humains à partir de lymphocytes humains reste limité en termes de répertoire, notamment vis-à-vis des auto-antigènes.

(→) voir J.L. Teillaud, page 1010 ; R. Abès et al., page 1011

(→) voir B. Vanhove, page 1121

(→) voir A. Beck et al., page 1024

Répertoire diversifié d’anticorps humanisés et chimériques chez la souris

Alors que la transgenèse a pu être utilisée chez de grands mammifères tels que la chèvre pour la production abondante d’un anticorps de spécificité définie, le seul animal permettant à ce jour de reconstituer un répertoire diversifié d’anticorps humanisés est la souris. La première description de souris exprimant un répertoire restreint de gènes d’Ig humains date de 1989 [2]. L’utilisation de longs transgènes humains qui incluaient les séquences codant pour deux à cinq régions variables [capables de réarrangements V(D)J] et plusieurs gènes codant pour les régions constantes (capables de subir la commutation de classe) a ensuite été combinée à l’inactivation des gènes endogènes codant les immunoglobulines de souris [35]. Ces modèles ont permis d’obtenir des hybridomes producteurs d’anticorps humains spécifiques malgré un répertoire V assez restreint : en effet, une part notable de la diversité des anticorps provient de la diversité jonctionnelle puis de la maturation d’affinité par hypermutation somatique, part plus importante que celle que crée la diversité combinatoire des différents segments germinaux. Un nombre restreint de segments V induit cependant des lacunes du répertoire, en particulier contre des antigènes polysaccharides connus comme ciblés par des anticorps aux séquences germinales sans besoin d’hypermutation somatique [6].

En restant dans des fonds génétiques murins déficients pour les gènes d’Ig endogènes, des lignées transgéniques disposant d’un nombre plus élevé de segments V humains ont donc été générées. Ce qui améliore l’étendue du répertoire et permet la reconstitution de compartiments lymphocytaires B de taille plus proche de la normale [7, 8]. Ces lignées ont été produites tant par transgenèse classique que par fusion de cellules souches embryonnaires (ES) avec des protoplastes pour le transfert de chromosomes de levure porteurs de larges transgènes humains, ou encore par fusion de cellules ES avec des microcellules dérivées de fibroblastes humains et apportant un minichromosome humain. Des lignées de souris portant les locus IgH et Igκ (HuMAb mouse de Medarex), ou portant en plus le locus Igλ (Xenomouse d’ABgenix) ont notamment ainsi été créées. Des anticorps de haute affinité ont été obtenus à partir de ces lignées. [912].

Approches chimériques

Des approches chimériques ont également été réalisées en parallèle : des lignées murines ont été établies chez lesquelles les réarrangements des segments V, D et J endogènes (murins) sont respectés, mais où les segments VDJ réarrangés peuvent s’exprimer en association à une région constante de chaîne lourde humaine (Figure 1). Ainsi, Zou et Rajewsky ont-ils remplacé les exons codant la partie sécrétée de la chaîne lourde γ1 de l’IgG1 murine par des exons γ1 humains, substituant efficacement par des IgG1 humaines chimériques les réponses humorales IgG1 de ces animaux, tout en gardant le répertoire VDJ murin [13]. Enfin, l’approche chimérique peut maintenant bénéficier de la disponibilité d’animaux qui correspondent simplement à l’insertion d’un gène codant pour la région constante humaine γ1 ou α1 en aval des clusters V, D et JH du locus IgH de la souris. Ces animaux permettent donc d’obtenir, d’emblée après fusion, des hybridomes spécifiques d’un antigène et dont l’isotype est prédéfini, soit IgG1 soit IgA1, autorisant donc dès le stade des hybridomes initiaux les tests fonctionnels propres à l’isotype souhaité in fine (brevets Michel Cogné et al., 2005 ; Michel Cogné et al., 20081) (Figure 2).

thumbnail Figure 1.

Transgènes d’immunoglobulines humaines introduits chez la souris. Les locus des chaînes lourdes μ, δ, γ, α et légères λ, κ, etc. sont représentés en configuration germinale. Les gènes introduits par insertion aléatoire dans le génome des souris transgéniques sont schématisés en précisant le nombre de segments V et de gènes constants inclus dans les transgènes.

thumbnail Figure 2.

Séquences d’immunoglobulines humaines introduites dans le génome de la souris. Le locus des chaînes lourdes de la souris a été ciblé de façon à y introduire par recombinaison homologue des séquences provenant de régions constantes γ ou α des gènes d’immunoglobulines humains.

Exemples d’anticorps thérapeutiques humanisés

Tous ces animaux mutants sont caractérisés par une maturation lymphocytaire B relativement normale en termes de taille des compartiments B, de réarrangements VDJ, de réarrangements de commutation de classe et d’hypermutation [14]. Ils ont ainsi permis de dériver un certain nombre d’anticorps de forte affinité et d’intérêt commercial important, reconnaissant aussi bien des petites molécules [15], des protéines spécifiques de pathogènes [16,17], des polysaccharides [18], des protéines humaines solubles et des cytokines comme l’interleukine-15 [1921] ou membranaires comme l’antigène spécifique de prostate PSMA, le CD20, le CD30 ou le récepteur à l’EGF (epidermal growth factor) [2224] et des antigènes associés à des tumeurs comme l’antigène carcinoembryonnaire [25].

Les premiers résultats à propos de tous ces Acm semblent très encourageants quant à leur faible immunogénicité chez l’homme (→). C’est le cas du panitumumab, anti-EGFR bloquant la liaison entre le ligand EGF et son récepteur (Abgenix/Amgen, Thousand Oaks, CA, USA). Les patients traités par le panitumumab ne développent pas d’anticorps polyclonaux contre l’anticorps thérapeutique [26] (→).

(→) voir P. Stas et I. Lasters, page 1070

(→) voir A. Beck et al., Tableau I, page 1026

Le denosumab est un autre anticorps apparemment très bien toléré [20] (Amgen, Thousand Oaks, CA, États-Unis). Il vise à combattre l’ostéoporose en ciblant le régulateur du remodelage osseux RANKL (receptor activator of NK-κB ligand). La faible variabilité de la pharmacocinétique entre patients semble indiquer l’absence de réponse immune contre le desomumab.

Même chez des patients porteurs de pathologies inflammatoires ou auto-immunes, la même absence de réponse immune a été observée vis-à-vis du zanolimumab [27] (Genmab, Copenhagen) qui lie le marqueur spécifique des lymphocytes T CD4 (avec un intérêt dans les lymphomes T et les pathologies auto-immunes). Même constat avec l’ipilimumab [28, 29] de Medarex (Princeton, NJ, USA) et Bristol-Myers Squibb (Wallingford, CT), qui en ciblant le récepteur inhibiteur CTLA-4 active les réponses immunes et est prescrit dans le mélanome. Globalement, les essais cliniques semblent donc indiquer une excellente tolérance de ces anticorps. Cette observation pourrait traduire une meilleure stabilité (des CDR3 et des paires H-L) des anticorps sélectionnés chez l’animal, alors corrélée à une moindre immunogénicité [30].

En revanche, d’autres Acm thérapeutiques, qu’ils soient chimériques ou humanisés par greffe des CDR (complementary determining regions), voire issus de séquences humaines via des librairies de phage display, ont pu se révéler occasionnellement immunogènes en clinique [Humira anti-TNF (tumor necrosis factor), anti-IL-12, etc.] [31]. Il convient d’ailleurs de noter que toute séquence V, même strictement humaine, peut être potentiellement immunogène chez l’homme et stimuler l’apparition d’anti-idiotypes(→).

(→) voir P. Stas et I. Lasters, page 1070

Une méthodologie d’avenir

Outre le fait qu’elle permet l’obtention d’anticorps stables et peu immunogènes, l’utilisation d’animaux transgéniques présente l’intérêt de produire des molécules qui possèdent d’emblée les fonctions effectrices souhaitées pour la molécule thérapeutique finale, et peuvent donc entrer rapidement dans des tests de screening fonctionnel. À l’inverse, les régions variables créées artificiellement ou par phage display nécessitent un processus plus long de greffe sur des régions effectrices avant de pouvoir être validées et de permettre le choix des anticorps les plus intéressants dans une application et dirigés contre une cible donnée.

L’obtention d’hybridomes peut aussi permettre - en n’utilisant qu’un seul système d’expression - d’aller de la caractérisation initiale d’un anticorps jusqu’à sa production industrielle. Cependant, même s’agissant d’hybridomes, l’étape de la production industrielle à long terme substituera souvent aux cellules d’hybridomes l’utilisation de transfectants stables via des vecteurs d’expression dans lesquels auront été clonées les séquences Ig d’intérêt (→).

(→) voir O. Cochet et M. Chartrain, page 1078 ; S. Olivier et M. Mehtali, page 1163

Pour des applications où il serait intéressant de mimer une réponse physiologique et de reconstituer l’équivalent d’un sérum polyclonal ou oligoclonal capable de neutraliser simultanément un grand nombre d’épitopes sur un antigène complexe, l’utilisation d’animaux transgéniques humanisés est également intéressante parce qu’elle permet d’obtenir rapidement une variété d’anticorps de mêmes fonctions effectrices et possédant des paratopes et des affinités variés.

Pour l’ensemble de ces raisons, dans l’arsenal des stratégies d’obtention d’anticorps d’intérêt thérapeutique, les souris transgéniques humanisées constituent aujourd’hui des outils directs et séduisants.

Conflit D’Intérêts

Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêts concernant les données publiées dans cet article.


1

Cogné M, Sirac C, Bardel M, Decourt C, Laroche C, Brevet WO2005047333, 2005, « Mammifère non humain transgénique pour la région constante de la chaîne lourde des IgA humaines et ses applications (monoclonaux humanisés à destinée muqueuse) ».

Cogné M, Duchez S, Cogné N, Pinaud E, Brevet 08/00319, 2008, « Mammifère non humain transgénique pour la région constante de la chaîne lourde des immunoglobulines humaines de classe G et ses applications ».

Références

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Liste des figures

thumbnail Figure 1.

Transgènes d’immunoglobulines humaines introduits chez la souris. Les locus des chaînes lourdes μ, δ, γ, α et légères λ, κ, etc. sont représentés en configuration germinale. Les gènes introduits par insertion aléatoire dans le génome des souris transgéniques sont schématisés en précisant le nombre de segments V et de gènes constants inclus dans les transgènes.

Dans le texte
thumbnail Figure 2.

Séquences d’immunoglobulines humaines introduites dans le génome de la souris. Le locus des chaînes lourdes de la souris a été ciblé de façon à y introduire par recombinaison homologue des séquences provenant de régions constantes γ ou α des gènes d’immunoglobulines humains.

Dans le texte

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