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Numéro
Med Sci (Paris)
Volume 24, Numéro 1, Janvier 2008
Page(s) 98 - 98
Section Forum : Répartie
DOI https://doi.org/10.1051/medsci/200824198
Publié en ligne 15 janvier 2008

Dans l’article décrivant l’activité de prélèvement et de greffe d’organes en France en 2006, F. Pessione et al. (Agence de la Biomédecine) [1] identifient les forces et les faiblesses d’une activité médicale essentielle.

Au nombre des faiblesses, l’insuffisance des prélèvements d’organes dans notre pays. En identifier les causes est indispensable. Et l’on ne peut déplorer la diminution des accidents de la voie publique et de la mortalité précoce (des moins de 65 ans) dont il faut au contraire se réjouir. Il faut encore et encore sensibiliser le public au don d’organes, encourager chacun à dire ou écrire de son vivant s’il s’oppose ou non à ce que l’on prélève ses organes si cela est possible, et surtout qu’il fasse connaître sa position, favorable ou non, à son entourage. La journée nationale de réflexion sur le don d’organes, tous les 22 juin, sert à cela et doit être encore plus médiatisée. L’autre piste importante pour augmenter les prélèvements est de mieux former les équipes chargées de cette activité, pour diminuer le taux de refus.

La réalisation d’un prélèvement est difficile, pénible et douloureuse pour la famille mais aussi pour l’équipe chargée du prélèvement.

Accompagner, motiver et aider ces équipes sont des impératifs absolus si l’on veut répondre aux besoins de la greffe en France. Comprendre les disparités régionales en France doit fournir certaines clés. Comme le rappellent les auteurs, d’autres sources d’organes, essentiellement de rein, sont à développer : donneurs vivants, et donneurs à cœur arrêté.

Au-delà de ces aspects logistiques, deux considérations importantes doivent être à l’esprit :

  1. l’éthique de l’activité de prélèvement et de greffe, qui doit faire réfléchir chacun, donneur, receveur, soignants. Le développement dans certaines régions du monde du commerce d’organes montre les dérives autoritaires et marchandes auxquelles cette activité peut mener ;

  2. la qualité des résultats physiques mais aussi psychologiques apportés par la greffe qui justifie tous les efforts faits pour la développer.

L’effort entrepris en France doit donc être poursuivi pour que, chaque année, plus de patients puissent bénéficier d’une greffe.

Références

  1. Pessione F, Cantelle C, Savoye E, et al. Activité de prélèvement et de greffe d’organes en France en 2006. Med Sci (Paris) 2007; 23 : 761–4. (Dans le texte)

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