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Numéro
Med Sci (Paris)
Volume 21, Numéro 2, Février 2005
Page(s) 216 - 221
Section Forum
DOI https://doi.org/10.1051/medsci/2005212216
Publié en ligne 15 février 2005

© 2005 médecine/sciences - Inserm / SRMS

Les acides gras ω-3 (ou n-3) (Encadré) constituent une famille dont le premier élément, l’acide α-linolénique (ALA), est indispensable chez l’homme et doit donc obligatoirement être apporté par l’alimentation (tout comme son homologue ω-6, l’acide linoléique) : tous deux ont constitué ce qui fut dénommé vitamine F. Les acides gras ω-3 (notamment EPA, eicosapentenoic acid, et DHA, docoshexaenoic acid, tous deux dérivés de l’ALA) ont récemment fait irruption dans le domaine de la psychiatrie, parfois de manière justifiée, mais parfois aussi avec excès : ainsi, l’hypothèse selon laquelle ils pourraient remplacer nombre de médicaments psychotropes semble extrêmement prématurée, sinon dangereuse.

Acides gras ω-3 et physiologie cérébrale

Les acides gras ω-3 contribuent au développement du cerveau et des organes sensoriels du nourrisson, préviennent certains aspects des maladies cardiovasculaires obstructives (ils firent l’objet dans cette indication d’un remboursement par la Sécurité sociale) et sont impliqués dans diverses maladies inflammatoires, ainsi que dans le diabète et l’ostéoporose. Quant à la psychiatrie, elle s’est intéressée aux acides ω-3 pour plusieurs raisons : d’abord, le cerveau en est extrêmement riche ; ensuite, des études expérimentales ont montré qu’une carence en ω-3 induit des déficits comportementaux et cognitifs chez les rongeurs (notamment en termes d’apprentissage [1], de mémorisation et d’habituation [2]), associés à des anomalies du métabolisme de certains neuromédiateurs [3] ; enfin, ces différents déficits peuvent être corrigés par une alimentation adaptée [4].

Différents travaux expérimentaux ont clairement démontré un effet des acides gras ω-3 sur la structure et le fonctionnement cérébraux. La différenciation et la fonctionnalité de cultures cellulaires de cerveau dissocié nécessitent ainsi la présence d’acides gras ω-3 et ω-6 [5]. Parallèlement, une carence alimentaire en ALA altère le cours du développement cérébral, perturbe la composition et la physicochimie des membranes des neurones (comme celle des oligodendrocytes et des astrocytes), de la myéline et des terminaisons nerveuses [6]. Elle s’accompagne de l’apparition de perturbations neurosensorielles et comportementales. On sait qu’il existe, pendant les périodes de gestation et d’allaitement, une relation entre la quantité d’ALA dans l’alimentation maternelle et l’accumulation de ces composés dans le cerveau du fœtus ou du nouveau-né, jusqu’à l’obtention d’un optimum [1]. En conséquence, la présence d’ALA dans les laits pour nourrissons est susceptible de conditionner l’acquisition de leurs capacités visuelles et le développement de différentes fonctions cérébrales, notamment motrices et intellectuelles (mesurées par le quotient de neurodéveloppement ou le quotient intellectuel) [7]. De ce fait, tous les laits adaptés contiennent de l’ALA, en quantités équivalentes à celles du lait de femme recevant dans son alimentation des quantités adéquates d’ALA.

Il faut noter que reste encore méconnue l’influence probable des acides gras ω-3 de la composante vasculaire cérébrale [8] et du parenchyme cérébral. Les microvaisseaux cérébraux (capillaires sanguins), qui contrôlent l’approvisionnement du cerveau et assurent une bonne part de l’efficacité de la barrière hémato-encéphalique, ont en effet des membranes riches en acides gras ω-3, susceptibles de moduler certaines des activités enzymatiques ou de transport, comme celui du glucose [9].

Acides gras ω-3 et troubles psychiatriques

Modulation de l’humeur, stress, toxicomanie, dyslexie et autisme

Divers travaux ont analysé les relations entre le statut en acides gras ω-3 et des facteurs comportementaux tels que le stress ou l’humeur. Dans une étude néo-zélandaise, par exemple, la perception personnelle d’un meilleur état de santé mentale et physique était retrouvée proportionnelle à la consommation de poisson, donc d’acides ω-3, qui de ce fait ont été considérés comme des stabilisateurs de l’humeur [10]. En revanche, une étude anglaise montrait que la consommation de poissons n’améliorait pas l’humeur de personnes non dépressives [11]. La prescription d’un mélange d’acides ω-3 riche en EPA (voir Encadré), préparé dans le but de « régler l’équilibre émotionnel », ne repose donc pas sur des publications scientifiques ou médicales référencées à ce jour. Afin de lutter contre le stress induit par une agression physique, une étude expérimentale chez l’animal a conclu qu’un rapport alimentaire ω-3/ω-6 égal à 1/4 protégeait des altérations de l’hippocampe contre les excès de cortisol et de corticostéroïdes [12]. De son côté, le DHA (voir Encadré) a été proposé pour lutter contre le stress (notamment au cours des examens scolaires) dans une série d’études portant sur le contrôle de l’agressivité des étudiants [13, 14] et d’adultes [15]. Enfin, un mauvais statut en acides gras poly-insaturés, donc en ω-3, serait en relation avec le risque de rechute à l’addiction à la cocaïne [16]. Dans la dyslexie, des anomalies dans le profil sanguin en acides gras ont été observées chez les garçons, mais pas chez les filles [17].

Dans l’autisme, une diminution du taux d’acides gras poly-insaturés à très longues chaînes carbonées a été observée dans les hématies ; en parallèle, une diminution des concentrations en acides gras ω-3 (réduction de 23 % en DHA), sans modification des taux d’acides gras ω-6, a été notée dans le sérum [18]. Il a par ailleurs été conclu, mais dans une seule étude, que l’EPA pourrait concourir au traitement de l’autisme [19].

Dépressions

Il a été proposé que l’augmentation de la prévalence de la dépression depuis une cinquantaine d’années pourrait être liée aux modifications des comportements alimentaires, impliquant notamment une diminution des régimes riches en acides gras ω-3. Une relation inverse entre la teneur en DHA du tissu adipeux et le risque de dépression a d’ailleurs été démontrée dans une étude menée en Crète [20]. En Colombie Britannique, l’incidence de la dépression se serait accrue avec la perte des traditions alimentaires caractérisées par leur richesse en poisson, pour diminuer ensuite avec leur ré-introduction [21]. Quelques travaux ont montré qu’il existait une corrélation entre la diminution de la consommation de poisson (et donc d’acides ω-3) et le risque de dépression [22, 23], ce qui n’a pas été confirmé [24]. Une étude portant sur 23 pays a même montré que le risque de dépression pendant la grossesse et pendant le post-partum diminuait proportionnellement à l’augmentation de la consommation de poisson [25]. En termes de pharmacologie, un seul essai, mené sur une malade, a montré l’efficacité des acides gras ω-3 dans le traitement de la dépression de la grossesse et du post-partum [26]. Un autre essai utilisant une huile de poisson, et portant sur sept femmes, s’est quant à lui révélé négatif [27]. L’EPA à la dose d’1 g/jour serait, selon une autre observation, efficace dans la prise en charge de la dépression rebelle aux traitements classiques [28]. Toutefois, la prescription d’acides gras ω-3 n’a pas fait ses preuves dans la dépression majeure [29], ce qui est en contradiction avec les résultats d’une autre étude [30]. Au sein de la relation entre dépression et alimentation, le rapport sérique ω-6/ω-3 est également un paramètre important : une augmentation du rapport acide arachidonique/EPA indique un accroissement du risque [31]. Ces anomalies sont retrouvées dans les esters du cholestérol et les phospholipides plasmatiques, et la sévérité de la dépression est proportionnelle à la diminution des acides gras ω-3 dans les membranes érythrocytaires [32]. Par ailleurs, pour ce qui touche au risque de dépression au cours du vieillissement, les mécanismes biochimiques impliquant des modifications des profils en acides gras demeurent inconnus [33].

Concernant le trouble bipolaire (maladie maniacodépressive), les quelques résultats publiés sont contradictoires, notamment du fait des divergences de définition de la maladie selon les pays [34]. Toutefois, il semble exister une relation entre la consommation de poisson gras et la prévalence de cette maladie, avec un seuil quotidien de 65 grammes [35] ; par ailleurs, des anomalies des acides gras sont observées, y compris au niveau du cholestérol.

D’une manière générale, les acides gras ω-3 ne concernent très probablement pas les affections somatiques dépressogènes neurologiques (maladie de Parkinson, tumeur, épilepsie temporale, traumatismes cranio-cérébraux) ou endocriniennes (hypo- ou hyperthyroïdie…), ni même la déficience en vitamine B12 (ou en folates), dont les symptômes psychiatriques précèdent les signes hématologiques. Les acides gras ω-3 pourraient, en revanche, être intéressants dans la dépression hivernale saisonnière, en modulant la sécrétion de mélatonine.

Déficits cognitifs et démences

Un excès nutritionnel en acide linoléique est en relation avec le déclin des performances cognitives au cours du vieillissement chez l’homme, alors que c’est l’inverse avec les huiles de poisson [36]. En parallèle, le déficit cognitif lié au vieillissement est en relation avec la diminution du rapport ω-3/ω-6 des érythrocytes [37]. Dans les modèles animaux comme chez l’homme, les modifications des profils en acides gras, notamment ω-3, sont complexes ; elles varient en fonction des régions cérébrales (mais aussi selon celles de l’organisme), des types cellulaires, des organites et des classes de lipides considérés [7].

Dans le Sud-Ouest de la France, la consommation de poisson sauvage est associée à une diminution de 34 % du risque de démence (−31 % pour la démence d’Alzheimer) [38], un résultat globalement confirmé par d’autres études [39, 40]. S’il est évident que la maladie d’Alzheimer s’accompagne d’altérations graves au niveau des acides gras poly-insaturés des phospholipides cérébraux, la part de la cause et celle de la conséquence ne sont, en revanche, pas déterminées.

Dans l’étude de Rotterdam, le risque de démence avec composante vasculaire est positivement corrélé avec la consommation de graisses saturées et, inversement, avec celle de poisson riche en acides gras ω-3 [36]. Toutefois, cette observation n’a pas été totalement confirmée par une autre étude [41]. Il existe des facteurs nutritionnels communs entre la démence vasculaire et la maladie d’Alzheimer, notamment en ce qui concerne l’excès d’acides gras ω-6 et le déficit en acides gras ω-3, un statut susceptible d’induire des altérations au niveau de la microvascularisation, en association avec une inflammation chronique, une agrégation plaquettaire et un dysfonctionnement endothélial. Globalement, de faibles concentrations plasmatiques en acides gras ω-3 représentent un facteur de risque pour divers types de démences, notamment celle d’Alzheimer.

Une étude a montré qu’un mélange d’ALA et d’acide linoléique (dans un rapport quantitatif de 1/4) améliorait la qualité de la vie de malades atteints de maladie d’Alzheimer, évaluée par l’orientation spatiale, la coopération, l’humeur, l’appétit, la mémoire à court et à long terme, les hallucinations et le sommeil [42].

Schizophrénie : voies métaboliques ou rapport a la nutrition ?

Des altérations du métabolisme des phospholipides ont été spéculées comme genèse de la schizophrénie, effet secondaire dans les processus de l’hominisation du cerveau [43], compte tenu de l’exceptionnelle richesse en acides gras ω-3 du cortex frontal humain. Les malades schizophrènes consommant le plus de poisson présentent des signes cliniques moins sévères [44]. Les concentrations en DHA et EPA sont diminuées dans les membranes des érythrocytes (considérées comme modèles des membranes nerveuses) de sujets schizophrènes, sans toutefois de relation notable entre le niveau d’altération des acides gras et la gravité des signes cliniques [45]. Des anomalies du renouvellement des phospholipides cérébraux ayant été évoquées, le traitement spécifique avec l’EPA pourrait être utile [46]. De fait, l’EPA semble efficace quand il est ajouté aux traitements pharmacologiques classiques [47]. Étant donné l’absence d’homogénéité de cette maladie et la diversité des malades schizophrènes, il n’est pas impossible que certains sous-groupes spécifiques de malades soient sensibles aux acides gras, ce qui pourrait expliquer les contradictions observées selon les cliniciens et les expérimentateurs.

Conclusions

Les acides gras ω-3 sont incontestablement impliqués dans la physiologie cérébrale aussi bien à long qu’à court terme. Dans le premier cas, il s’agit des effets sur l’élaboration et le maintien des structures cérébrales, et donc sur leur fonctionnement, étayés par de nombreuses études portant sur le développement cérébral ou la prévention de la démence, y compris au cours de la maladie d’Alzheimer : on peut notamment citer les résultats, issus d’études épidémiologiques, établissant un effet favorable de la consommation de poissons riches en ω-3 sur la prévention de la démence [38, 39]. L’implication des acides gras ω-3 à court terme, quant à elle, met en cause des mécanismes physiologiques dans lesquels ces molécules interviennent notamment à travers une modulation des transductions des signaux : il s’agit de voies biochimiques dont le seul lien avec la nutrition provient de l’origine alimentaire des molécules impliquées. Dans ces cas-là, une correction de la maladie par des voies nutritionnelles n’est pas évidente a priori (cas de l’autisme, de la schizophrénie).

Les travaux présentés ici montrent que les acides ω-3 pourraient être efficaces dans la prévention de certaines maladies psychiatriques. En fait, la grande majorité des travaux a porté sur des corrélations observées entre le développement de certaines maladies et la consommation d’aliments, principalement les poissons gras, riches en ω-3 ; il ne s’agit pas d’études prospectives randomisées, en double aveugle, réalisées avec des gélules de composition connue et voulue en acides gras ω-3. L’objectif de cet article est de montrer que l’approche pharmacologique des acides gras ω-3 dans le cadre de maladies psychiatriques est actuellement trop restreinte pour permettre de conclure valablement. De plus, la prescription d’acides gras ω-3 purifiés, généralement sous forme d’esters éthyliques, ne repose encore que sur beaucoup trop peu d’expérimentations ou d’essais cliniques en psychiatrie pour être concluante. En effet, les acides gras ω-3 font partie de constructions moléculaires complexes (les triglycérides et les phospholipides), naturelles et biodisponibles pour le corps humain. Or, l’enrichissement en tel ou tel acide gras ω-3 (EPA ou DHA) nécessite la destruction par hydrolyse de ces lipides complexes, puis fréquemment la liaison des ω-3 alors obtenus à de l’alcool ; le produit en est un ester éthylique, qui n’est plus un produit naturel mais une substance chimique, dont il n’est pas prouvé qu’elle soit active en temps que complément alimentaire. En effet, une distinction doit être faite entre les doses nécessaires pour assurer le niveau d’un complément alimentaire et celles nécessaires en pharmacologie, qui sont beaucoup plus importantes, comme cela est montré en cardiologie. L’insuffisance d’apport en ALA dans l’alimentation actuelle des français (moins de 50 % des apports nutritionnels conseillés) pose le problème d’une correction des habitudes alimentaires : d’une part, augmenter considérablement en assaisonnement l’utilisation de l’huile de colza ou de noix (celle de soja est moins intéressante du fait de son contenu en acides gras ω-6) ; d’autre part, pour ce qui concerne les acides gras à plus longues chaînes carbonées (EPA et DHA), accroître de beaucoup la consommation des poissons gras sauvages comme le maquereau ou la sardine, voire le saumon, mais en étant attentif à l’origine des poissons d’élevage : en effet, selon la nourriture qui leur est donnée, le contenu des poissons d’élevage en acides gras ω-3 peut varier de 1 à 40 ; il en est de même pour les œufs [7].

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