Depuis quelques années, de plus en plus de
personnes parviennent à un âge avancé, sans connaître tous les
déclins jadis associés au vieillissement : on parle alors de
vieillir en santé, de vieillissement réussi, de « bien
vieillir ». Ce credo, vieux de plus de 50 ans [1, 2], a été
ramené au frontispice de l’actualité de la santé lors de la réunion
annuelle de la Gerontological Society of America en 1986 [3]
et, depuis, les études sur le sujet s’accumulent [4]. Il suscite
beaucoup d’intérêt, notamment parce qu’il conduit à une perception
positive du vieillissement et offre l’alternative d’une prévention
des problèmes associés à la vieillesse. Seulement, le consensus est
encore loin d’être atteint sur le contenu de ce concept, ainsi que
sur les facteurs éventuels qui pourraient promouvoir le bien
vieillir. L’objectif de la présente synthèse est de faire le point
sur la définition du bien vieillir et d’en présenter les principaux
modèles conceptuels.
Le « bien vieillir » :
essai de définition
Le bien vieillir est un concept difficile à
circonscrire dans un seul énoncé, même si la plupart des auteurs
mettent l’accent sur le maintien de l’autonomie fonctionnelle,
surtout le fonctionnement physique, mental et social [5]. De plus,
on relève au moins trois oppositions dans toute tentative de
définir le bien vieillir : culturelle (Occident/autres), de
perspective (chercheurs/personnes âgées), de contenu
(biomédical/holistique).
Dimension culturelle du « bien
vieillir »
Le bien vieillir est intimement lié à l’image
sociale que l’on a de la personne âgée, à la place que la société
lui accorde, au type de société. Ainsi, dans les sociétés
occidentales fondées sur l’individualisme, où l’indépendance et
l’autosuffisance de l’individu sont prônées du début de la vie
jusqu’à la vieillesse, bien vieillir exige le maintien de son
autonomie fonctionnelle et cognitive [6]. En revanche, dans des
sociétés plus relationnelles, où la personne âgée fait partie
intégrante du groupe, bien vieillir, c’est avant tout pouvoir tenir
les rôles sociaux associés à son âge, indépendamment de son état de
santé. Ainsi, bien vieillir en Afrique subsaharienne, c’est être
dépositaire des valeurs et coutumes ancestrales [7] ; au
Japon, c’est être conseiller en chef pour les problèmes familiaux
[8] ; en Inde, c’est aller vers plus de spiritualité et de
religiosité [9] ; en Chine, c’est pouvoir rester en contact
avec ses proches [8], etc.
Le bien vieillir selon la perspective des
acteurs
Selon la perspective des chercheurs, pour la
plupart occidentaux, le bien vieillir se réfère d’abord à une liste
de critères plus ou moins objectifs auxquels l’individu répond.
Cela permet de distinguer trois types de vieillissement :
pathologique, normal ou usuel, et réussi [10]. Et les critères du
bien vieillir ou du vieillissement réussi sont alors biologiques,
cognitifs ou psychosociaux.
À cette approche prescriptive des chercheurs,
qui définit la manière dont les individus doivent vieillir, on peut
opposer une approche émergente, qui repose sur la perception que
les personnes âgées ont de leur propre vie [11]. Ainsi, pour ces
dernières, bien vieillir est un processus continu de construction
de sens [12], c’est l’histoire d’une vie. Cette conception de la
vie comme une histoire en fait non pas une réalité linéaire, mais
un processus sans fin de renégociation, au cours duquel le
« moi » de l’individu et ses objectifs de vie ne cessent
d’évoluer [13]. Cette renégociation continue ne se limite pas aux
« moi » successifs de l’individu, mais se construit aussi
avec les autres [14]. Plus qu’une simple recherche égoïste de
l’intégration de soi, bien vieillir apparaît alors comme un effort
continu de la co-construction d’une pluralité de « moi »
[12].
Approche biomédicale et holistique du
bien vieillir
Dans l’approche biomédicale, le bien vieillir
est synonyme de maintien de ses capacités physiques et cognitives,
ce qui explique en partie la floraison des nouvelles technologies
biomédicales et génomiques et la panoplie de programmes
d’intervention, tous orientés vers l’individu âgé, et qui sont
destinés à le garder en forme, à renforcer sa vitalité cognitive,
etc. En revanche, lorsque l’on se place dans la perspective de la
santé holistique de l’Organisation mondiale de la santé, le bien
vieillir recouvre des aspects aussi divers que la santé à l’âge
avancé, la sécurité financière à l’âge de la retraite, la violence
faite aux aînés et la qualité de leur logement. Au-delà de
l’individu, c’est donc tout le contexte dans lequel il grandit et
vieillit que l’approche holistique intègre.
Modèles du bien vieillir
Plusieurs modèles sont proposés pour identifier
les déterminants du vieillissement : les uns,
unidimensionnels, n’appréhendent le vieillissement que du point de
vue d’une seule discipline scientifique, les autres, multicritères,
intègrent plusieurs perspectives scientifiques.
Modèles unidimensionnels
Modèles du bien vieillir
biologique
Ces modèles sont fondés sur la compression de la
morbidité et la longévité. La conception de la compression de la
morbidité part de la prémisse que certaines maladies dégénératives
sont inhérentes au vieillissement normal. Alors, bien vieillir, ce
n’est pas seulement accroître le nombre des personnes qui vivent à
un âge avancé, mais c’est aussi retarder le plus possible
l’apparition des maladies associées à l’âge [15].
La conception fondée sur la longévité part,
quant à elle, du fait que l’âge maximum auquel l’on peut vivre est
stable et dépend de l’espèce considérée. Vivre jusqu’à l’âge de 100
ans et au-delà est alors considéré comme bien vieillir [16]. Ces
modèles du bien vieillir fondés sur la longévité ont donné lieu à
des études du phénotype des centenaires et ont identifié certains
facteurs qui seraient associés à la longévité [17]. Les facteurs
souvent évoqués sont la distribution de la masse adipeuse et le
métabolisme, les fonctions immunes et les fonctions cognitives
[18-20]. Des études de laboratoire menées sur la drosophile, la
souris et la levure ont permis d’identifier une vingtaine de gènes
associés à 4 déterminants de la longévité, soit le contrôle
métabolique, la résistance au stress, la dérégulation génétique et
la stabilité génétique [17].
Modèles du bien vieillir cognitif
Ces modèles sont fondés sur les différences de
performance cognitive entre les individus. En effet, selon
l’approche dite normative, la performance d’une personne âgée est
comparée à des données normatives obtenues à partir d’un groupe de
référence du même âge : les scores de celle qui vieillit bien
ou qui a bien vieilli se situent au-dessus des valeurs normatives
[16]. Dans l’approche fondée sur l’âge, le bien vieillir d’un
individu se mesure à une performance supérieure (de 2 ou
3 écarts types) à la moyenne du groupe de sujets auquel il
appartient. Enfin, dans l’approche fondée sur les différences
d’âge, les personnes âgées sont comparées à un groupe de personnes
jeunes : vieillit bien la personne âgée qui a une performance
comparable à celle des jeunes ; elle aura maintenu ses
capacités cognitives à travers les âges [16]. Les déterminants d’un
déclin cognitif significatif avec l’âge sont une exposition
prolongée aux hormones du stress, une dérégulation hormonale due à
la ménopause/andropause, des conditions de santé défavorables comme
l’hypertension artérielle et le diabète, ou encore des modes de vie
à risque tels que l’éthylisme [21-25].
Modèles du bien vieillir
psychosocial
Ces modèles mettent l’accent sur les
interactions sociales, la satisfaction face à la vie et le
bien-être comme principales sources du bien vieillir. Plusieurs
courants de pensée leur sont associés. Pour la théorie de
l’activité, bien vieillir suppose que l’individu demeure actif et
bien intégré à la société, compte tenu de ses rôles passés et
présents, mais aussi en fonction des normes sociales qui le
classent comme un élément utile à la société. Pour la théorie du
désengagement mutuel de l’individu et de la société, la personne
qui vieillit bien se contente d’être, cesse d’agir et devient plus
intensément auto-intégrée, voire égocentrique. Selon la théorie
socio-environnementale, bien vieillir suppose que l’individu
dispose de ressources d’activité suffisantes, en termes de santé,
de solvabilité financière et de soutien social pour être capable de
répondre aux attentes de son nouveau contexte social. Alors que les
théories d’activité et de désengagement social demandent toutes
deux de vieillir en phase avec la société, la théorie de la
continuité affirme que bien vieillir est d’abord une évolution
personnelle, qui se manifeste par l’intégration continue de soi et
s’opère par la constance du sens donné à soi, plutôt que par une
substitution d’activités (théorie de l’activité), le retrait
(théorie du désengagement) ou par une modification de contextes
(théorie socio-environnementale) [12]. Ces modèles ont souvent mis
l’accent sur les traits de personnalité et les ressources
personnelles ou sociales comme déterminants majeurs du bien
vieillir.
Les traits de personnalité reflètent ce que nous
avons de plus constant et de plus stable en termes de degré
d’affectivité et de comportements. Plusieurs des modèles qui en
résultent et en ont été développés, retiennent deux à cinq
dimensions [26] : les traits les plus fréquemment associés à
la santé physique et mentale sont le névrosisme, l’extraversion,
l’ouverture à l’expérience, la tendance à être agréable et le fait
d’être consciencieux [27, 28].
Les ressources personnelles ne sont pas innées,
mais peuvent être apprises et mobilisées [29]. Ainsi, le sentiment
d’auto-efficacité ou la croyance d’une personne en ses capacités à
mener à bien un aspect particulier de sa vie est liée à l’estime de
soi et à différents indicateurs du bien vieillir [30]. Un faible
sentiment de contrôle sur les événements de la vie détermine plus
de problèmes de santé chroniques, plus de perte d’autonomie et une
mauvaise santé autodéclarée [31]. Le rôle de la résilience,
c’est-à-dire de la capacité de la personne à « rebondir »
face aux épreuves de la vie, a été souligné dans le rétablissement
des personnes après une maladie ou une perte grave [32]. Les
stratégies d’adaptation (coping) sont les efforts cognitifs
et comportementaux déployés pour faire face aux épreuves de la vie
(pertes, deuils, etc.) et aux stresseurs chroniques de l’existence,
telle la maladie chronique. Les stratégies d’adaptation sont du
type résolution de problème (recherche d’information, recherche de
soutien social lorsque la situation peut être modifiée) ou gestion
des émotions (lorsqu’une situation n’est pas modifiable), et sont
associées au bien-être et à la qualité de vie [33].
Les ressources sociales ou environnementales
sont les ressources du milieu sur lesquelles les individus et
groupes sociaux peuvent compter pour faire face aux circonstances
difficiles de la vie. Par exemple, plusieurs études ont montré
qu’un réseau de relations étendu, des interactions sociales
positives, la participation à plusieurs activités sociales, le fait
d’être marié, et une vie en communauté, comme c’est surtout le cas
dans les kibbutz israéliens, non seulement protègent contre
la dépression et les limitations fonctionnelles, mais sont aussi
associés à une plus grande vitalité, une meilleure perception de la
santé, un nombre réduit de symptômes dépressifs et de problèmes de
santé chroniques et une plus faible probabilité de décéder
[34-35].
Modèles multicritères
Modèle tridimensionnel de Rowe et
Khan
Selon Rowe et Khan [4], le bien vieillir est un
état, une condition objective et mesurable à un moment donné, un
état meilleur que celui du vieillissement normal. Le bien
vieillir inclut alors trois composantes principales et
interreliées : l’absence de maladies ou de facteurs de risque,
un niveau de fonctionnement physique et cognitif élevé et une vie
active sur les plans occupationnel et social. Les études menées
dans le contexte de ce modèle associent le bien vieillir à une
variété de facteurs : biologiques, sociodémographiques,
psychologiques, comportementaux et relationnels [36-38].
Modèle de
sélection-optimisation-compensation de Baltes et Baltes
Baltes et Baltes [39] soutiennent que les
individus cherchent constamment à exercer un contrôle sur leur vie
en usant d’une stratégie à trois composantes : la sélection,
l’optimisation et la compensation. La sélection a trait à la
définition et au choix d’objectifs, l’optimisation est le choix et
l’application des moyens les meilleurs pour atteindre ces
objectifs. La compensation se réfère, quant à elle, à l’adoption de
moyens de substitution lorsque les moyens initiaux ne sont plus
disponibles, ou se révèlent inefficaces. Dans cette approche
théorique, il est reconnu que les compétences de l’individu se
réduisent avec l’âge, et que bien vieillir, c’est tirer le meilleur
parti de ce qui reste ou qui pourrait être disponible en utilisant
des stratégies de sélection-optimisation-compensation. Très proche
du modèle psychosocial, il met davantage l’accent sur les attributs
individuels tels que la motivation, la capacité d’adaptation et la
résilience comme déterminants majeurs du bien vieillir.
Modèle du fossé structurel de Riley et
Riley
Riley et Riley [40] se sont peu appesantis sur
le sens du bien vieillir. Leur modèle est un complément des deux
modèles précédents, qui mettent davantage l’accent sur l’individu
comme principal agent de son bien vieillir. En effet, ces auteurs
se sont intéressés aux contraintes sociétales qui pourraient
entraver le bien vieillir des individus. Pour eux, la structure de
la population a profondément changé, sans que les structures
sociales n’évoluent pour s’adapter à cette nouvelle réalité. De
plus en plus d’hommes et de femmes vivent plusieurs années sans
incapacités après l’âge nominal de la retraite, mais les normes et
structures sociales qui régissent le travail, la vie de famille, ou
les loisirs sont demeurées celles du xixe siècle et
confinent souvent ces personnes dans l’oisiveté. Cet écart entre
les exigences et opportunités de l’environnement et les capacités
de l’individu provoque un fossé structurel (the structural
lag) et compromet le bien-être des personnes âgées. Pour ces
auteurs, l’environnement de l’individu joue un rôle déterminant
dans son bien vieillir.
Conclusions
Du bien vieillir, nous avons présenté les
principaux modèles théoriques. Les modèles unidimensionnels ont la
faiblesse fondamentale de n’envisager le bien vieillir que dans une
seule perspective. Les modèles multicritères présentent aussi
plusieurs lacunes. On peut ainsi reprocher au modèle de Rowe et de
Khan sa conception un peu trop élitiste du bien vieillir, et le
poids excessif qu’il met sur les facteurs individuels. Le modèle de
Baltes et Baltes, quant à lui, met un accent exclusif sur les
compétences individuelles, sur les traits de personnalité
difficiles à mobiliser et à acquérir chez ceux qui en sont
dépourvus. Le modèle de Riley et Riley, enfin, passe sous silence
les facteurs psychosociaux et même l’essentiel des déterminants
sociaux et économiques généralement associés à l’état de santé,
pour n’évoquer que la stagnation de certaines structures sociales
comme frein au bien vieillir. L’idéal serait d’intégrer dans un
même cadre conceptuel ces différents modèles. En effet, même si la
présente recension des écrits s’est surtout attardée à montrer le
rôle des facteurs psychosociaux dans la promotion du bien vieillir,
on ne saurait minimiser les effets nécessairement positifs de
structures de facilitation. Beaucoup reste donc à faire avant que
les actions de promotion du bien vieillir n’intègrent les
déterminants biologiques, psychosociaux et structurels. ‡
REMERCIEMENTS
Cet article a été réalisé en partie grâce au
soutien financier du groupe de recherche interdisciplinaire
SOLIDAGE par l’intermédiaire d’une bourse d’études post-doctorales
accordée au premier auteur.
Références
1. Havighurst RJ. Successful aging. The
Gerontologist 1961 ; 1 : 8-13.
2. Hendricks J, Achenbaum A. Historical development
of theories of aging. In : Bengtson VL, Schaie KW, eds. Handbook
of theories of aging. New York : Springer Publishing, 1999
: 21-39.
3. Fisher BJ. Successful aging, life satisfaction
and generativity in later life. Int J Aging Hum Dev
1995 ; 41 : 239-50.
4. Rowe JW, Khan RL. Successful aging. New
York : Random House (Pantheon), 1998 : 378 p.
5. Von Faber M, Bootsma-van der Wiel A, van Exel E,
et al. Successful aging in the oldest old. Arch Intern
Med 2001 ; 161 : 2694-700.
6. Markus HR, Kitayama S. Culture and self :
implications for cognition, emotion, and motivation. Psychol
Rev 1991 ; 98 : 224-53.
7. Diop AM. The place of the elderly in African
society. Impact Science Soc 1989 ; 153 : 93-8.
8. Frazier CL, Glascock AP. Aging and old age in
cross-cultural perspective. In : Adler LL, Gielen UP, eds.
Cross-cultural topics in psychology. Westport, CT : Praeger,
1994 : 103-11.
9. Holmes ER, Holmes LD. Other cultures, elder
years. Thousand Oaks, CA : Sage Publications,
1995 : 336 p.
10. Rowe JW, Khan RL. Human aging : usual and
successful. Science 1987 ; 237 : 143-9.
11. Keating N. Introduction : perspectives on
healthy aging. Can J Aging 2005 ; 24 : 3-7.
12. Chapman SA. Theorizing about aging well :
constructing a narrative. Can J Aging 2005 ; 24 :
8-18.
13. Coleman PG, Ivani-Chalian C, Robinson M. Self
and identity in advanced old age : validation of theory
through longitudinal case analysis. J Pers 1999 ;
67 : 819-49.
14. Bruner J. Self-making narratives. In : Fivush
R, Haden CA, eds. Autobiographical memory and the construction
of a narrative self : development and cultural
perspectives. Mahwah, NJ : Lawrence Erlbaum Associates,
2003 : 209-25.
15. Fries JF. Aging, natural death, and the
compression of morbidity. N Engl J Med 1980 ;
303 : 130-5.
16. Lupien SJ, Wan N. Successful ageing : from
cell to self. Philos Trans R Soc Lond B Biol Sci
2004 ;
359 : 1413-26.
17. Perls T, Kunkel LM, Puca AA. The genetics of
exceptional human longevity. J Am Geriatr Soc 2002 ;
50 : 359-68.
18. Paolisso G, Gambardella A, Balbi V, et
al. Body composition, body fat distribution, and resting
metabolic rate in healthy centenarians. Am J Clin Nutr
1995 ; 62 : 746-50.
19. Franceschi C, Monti D, Sansoni P, Cossarizza A.
The immunology of exceptional individuals : the lesson of
centenarians. Immunol Today 1995 ; 16 : 12-6.
20. Hagberg B, Bauer Alfredson B, et al.
Cognitive functioning in centenarians : a coordinated analysis
of results from three countries. J Gerontol B Psychol Sci Soc
Sci 2001 ; 56 : P141-51.
21. Lupien SJ, Fiocco A, Wan N, et al.
Stress hormones and human memory function across the lifespan.
Psychoneuroendocrinology 2005 ; 30 : 225-42.
22. Atwood CS, Meethal SV, Liu T, et al.
Dysregulation of the hypothalamic-pituitary-gonadal axis with
menopause and andropause promotes neurodegenerative senescence.
J Neuropathol Exp Neurol 2005 ; 64 : 93-103.
23. Papademetriou V. Hypertension and cognitive
function. Blood pressure regulation and cognitive function : a
review of the literature. Geriatrics 2005 ; 60 :
20-4.
24. Launer LJ. Diabetes and brain aging :
epidemiologic evidence. Curr Diab Rep 2005 ; 5 :
59-63.
25. Harper C, Matsumoto I. Ethanol and brain
damage. Curr Opin Pharmacol 2005 ; 5 : 73-8.
26. John OP. The « big five » factor
taxonomy : dimensions of personality in the natural language
and questionnaires. In : Pervin LA, ed. Handbook of
personality : theory and research. New York : Guilford,
1990 : 66-100.
27. Hooker K, Monahan DJ, Bowman SR, et al.
Personality counts for a lot : predictors of mental and
physical health of spouse caregivers in two disease groups. J
Gerontol B Psychol Sci Soc Sci 1998 ; 53 :
P73-85.
28. Amelang M. Using personality variables to
predict cancer and heart disease. Eur J Personality
1997 ; 11 : 319-42.
29. Ducharme F. Transitions de vie et
vieillissement… des facteurs protecteurs ? Vie et
Vieillissement 2003 ; 2 : 15-7.
30. Eason L. Concepts in health promotion :
perceived self-efficacy and barriers in older adults. J Gerontol
Nursing 2003 ; 29 : 11-9.
31. Chipperfield JG, Campbell DW, Perry RP.
Stability in perceived control : implications for health among
very old community-dwelling adults. J Aging Health
2004 ; 16 : 116-47.
32. Felten BS, Hall JM. Conceptualizing resilience
in women older than 85 : overcoming adversity from illness or
loss. J Gerontol Nurs 2001 ; 27 : 46-53.
33. Lazarus R, Folkman S. Stress, appraisal and
coping. New York : Springer, 1984 : 446 p.
34. Cornman JC, Goldman N, Glei DA, et al.
Social ties and perceived support : two dimensions of social
relationships and health among the elderly in Taiwan.
J Aging Health 2003 ; 15 : 616-44.
35. Blumstein T, Benyamini Y, Fuchs Z, et
al. The effect of a communal lifestyle on depressive symptoms
in late life. J Aging Health 2004 ; 16 :
151-74
36. Seeman TE, McEwen BS, Singer BH, et al.
Increase in urinary cortisol excretion and memory declines :
MacArthur studies of successful aging. J Clin Endocrinol
Metab 1997 ; 82 : 2458-65.
37. Kubzansky LD, Berkman LF, Seeman TE. Social
conditions and distress in elderly persons : findings from the
MacArthur studies of successful aging. J Gerontol B Psychol Sci
Soc Sci 2000 ; 55 : P238-46.
38. Seeman TE, Lusignolo TM, Albert M, Berkman L.
Social relationships, social support, and patterns of cognitive
aging in healthy, high-functioning older adults : MacArthur
studies of successful aging. Health Psychol 2001 ;
20 : 243-55.
39. Baltes PB, Baltes MM. Psychological
perspectives on successful aging : The model of selective
optimization with compensation. In : Baltes PB, Baltes MM, eds.
Successful aging : perspectives from the behavioural
sciences. Cambridge : Cambridge University Press,
1990 : 1-34.
40. Riley MW, Riley JW. Structural lag : past
and future. In : Riley MW, Khan RL, Foner A eds. Age and
structural lag. New York : Wiley, 1990 : 15-36.