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Médecine/Science
| Avril 2005 | Volume 21 | n° 4
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Épigénomique nutritionnelle du syndrome métabolique
Nutritional epigenomics of metabolic syndrome
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L’épidémie mondiale de syndrome métabolique - défauts des métabolismes glucidique et lipidique, obésité abdominale, dyslipidémie et hypertension, risques d’obésité, de diabète de type 2 et de maladie cardiovasculaire - reflète la diversité des influences géoclimatiques et culturelles subies par les populations concernées et le caractère soudain des changements (alimentation pléthorique et/ou déséquilibrée, sédentarisation). Outre l’héritage progressif d’un « génotype économe », accumulé au cours de siècles ponctués par les famines, les individus des générations actuelles ont subi des altérations de leur programmation épigénétique, d’une part au cours de leur développement fœtal et postnatal, en liaison avec une nutrition déséquilibrée et des désordres métaboliques maternels et, d’autre part, au cours de leur vie, en liaison avec leurs excès alimentaires et l’insuffisance de leur activité physique. Afin de convertir ce « phénotype économe », aujourd’hui devenu obsolète, en un « phénotype gaspilleur », il faut identifier les séquences concernées - gènes, soumis à empreinte ou non, ou transposons, procéder au décryptage des signaux épigénétiques en cause, de leur verrouillage ou de leur labilité, puis identifier ou concevoir des molécules (nutriments et médicaments) capables de prévenir (ou de modifier) un formatage épigénétique aberrant et inadapté.
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Auteur principal :
Claudine Junien
Adresse : Inserm U.383, Génétique, chromosome et cancer, Hôpital Necker Enfants-Malades, 149, rue de Sèvres, 75743 Paris Cedex 15, France.
email : junien@necker.fr
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Co-auteur(s) :
Catherine Gallou-Kabani
Alexandre Vigé
Marie-Sylvie Gross
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The importance of epigenetic alterations has been acknowledged in cancer for about two decades by an increasing number of molecular oncologists who contributed to deciphering the epigenetic codes and machinery and opened the road for a new generation of drugs now in clinical trials. However, the relevance of epigenetics to common diseases such as metabolic syndrome and cardiovascular disease was less conspicuous. This review focuses on converging data supporting the hypothesis that, in addition to « thrifty genotype » inheritance, individuals with metabolic syndrome (MetS) - combining disturbances in glucose and insulin metabolism, excess of predominantly abdominally distributed weight, mild dyslipidemia and hypertension, with the subsequent development of obesity, type 2 diabetes mellitus (T2D) and cardiovascular disease (CVD) - have suffered improper « epigenetic programming » during their fetal/postnatal development due to maternal inadequate nutrition and metabolic disturbances and also during their lifetime. Moreover, as seen for obesity and T2D, MetS tends to appear earlier in childhood, to be more severe from generation to generation and to affect more pregnant women. Thus, in addition to maternal effects, MetS patients may display « transgenerational effects » via the incomplete erasure of epigenetic marks endured by their parents and grandparents. We highlight the susceptibility of epigenetic mechanisms controlling gene expression to environmental influences due to their inherent malleability, emphasizing the participation of transposable elements and the potential role of imprinted genes during critical time windows in epigenetic programming, from the very beginning of development throughout life. Increasing our understanding on epigenetic patterns significance and small molecules (nutrients, drugs) that reverse epigenetic (in)activation should provide us with the means to « unlock » silenced (enhanced) genes, and to « convert » the obsolete human thrifty genotype into a « squandering » phenotype.
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L’épidémie de syndrome métabolique
Le syndrome métabolique comprend un ensemble de troubles
métaboliques incluant une résistance à l’insuline, une diminution
du HDL-cholestérol, une hypertriglycéridémie, un surpoids
abdominal, associés à une hypertension, un état inflammatoire et un
état thrombotique. Les complications du syndrome métabolique
(obésité, diabète de type 2 [DM2], maladies cardiovasculaires et
cancers) ont un impact de plus en plus préoccupant sur la santé
publique [1]. Depuis plus d’une décennie, la notion que ce type de
maladies prend ses racines au cours de périodes cruciales de la
programmation fœtale et postnatale est largement étayée [2].
Une proportion grandissante de femmes (14 % à 27 %) débutent leur
grossesse en état de surcharge pondérale. Si les effets du diabète
gestationnel ont été bien étudiés, les effets sur la «
programmation fœtale » d’un syndrome métabolique chez la mère,
associé à une alimentation déséquilibrée et à des troubles
métaboliques, sont encore largement méconnus [3]. Par ailleurs, en
cas de petit poids de naissance, une croissance postnatale précoce
rapide (catch-up growth) peut être délétère, et il semble bien que
l’effet le plus délétère (poids et longévité) soit consécutif à une
trajectoire de croissance chaotique [4].
Une revue récente établit un bilan critique des travaux réalisés,
essentiellement chez l’animal, sur l’étude de la « programmation
fœtale » [5]. Si la majorité des travaux ont porté sur l’étude des
conséquences d’une restriction protéique pendant la gestation, ce
sont pourtant les études s’intéressant aux effets d’un régime
hypergras et/ou riche en hydrates de carbone qui, bien que moins
nombreuses, semblent correspondre le mieux aux caractéristiques de
l’épidémie actuelle de syndrome métabolique.
Régulation de l’expression génique par les
modifications épigénétiques
Tous nos tissus contiennent les mêmes 30 000 gènes et pourtant,
dans un tissu donné et à un stade donné, tous ne s’expriment pas :
un « code épigénétique » permet à certains gènes d’être actifs
(plus ou moins), alors que d’autres restent silencieux, de manière
transitoire ou permanente (‹).
(‹) m/s 2005, n° 4, p. 384 et 390
Le code épigénétique comprend plusieurs strates interconnectées
et interdépendantes : le code de la méthylation de l’ADN, le code
des histones (acétylation, méthylation, phosphorylation…) et celui
des co-activateurs et co-répresseurs. Ces codes sont mis en place
et interprétés par une machinerie complexe d’enzymes et de
co-facteurs qui assurent un remodelage adéquat de la chromatine
autour des gènes et son accessibilité aux facteurs de
transcription. Chez l’adulte, la modification des profils de
méthylation de l’ADN au cours des processus de différenciation
n’ont été décrits à ce jour que pour quelques gènes, mais il est
clair que ce type de processus s’applique nécessairement à tous les
gènes contrôlés au cours du développement et de la différenciation.
Ainsi, on observe une stricte corrélation entre la déméthylation du
promoteur de la leptine, son expression et la différenciation du
pré-adipocyte en adipocyte [6, 7].
Contrairement aux mutations dans la séquence de l’ADN qui sont
irréversibles, les modifications épigénétiques sont, en principe,
instables et réversibles. Elles ont ainsi un caractère transitoire
dans la vie courante : au cours de la journée, l’expression des
gènes est modulée par les signaux moléculaires des rythmes
circadiens, ainsi que par les signaux nutritionnels, au gré de la
diversité de l’ensemble des stimulus environnementaux.
Enfin, des altérations de la méthylation de l’ADN s’accumulent avec
l’âge, qui peuvent rendre compte de l’accentuation des symptômes du
syndrome métabolique chez les individus âgés [3]. Des études menées
chez la souris ApoE-/-, génétiquement prédisposée à
l’athérosclérose, montrent que des profils épigénétiques anormaux
sont détectables dans l’aorte bien avant l’apparition de lésions
vasculaires détectables [8]. De plus, les altérations de la
méthylation de l’ADN sont accentuées si les souris ApoE-/- sont
alimentées avec un régime de type occidental, ou « caféteria »
[9].
Programmation épigénétique au cours du développement
fœtoplacentaire et postnatal
En réponse à des programmes génétiques et épigénétiques
orchestrés avec précision, les tissus et les organes sont façonnés,
alternant prolifération, différenciation et apoptose. Plusieurs
exemples de régulation épigénétique en relation avec le statut
nutritionnel au cours de la vie utérine ou de la période postnatale
ont ainsi été mis en évidence.
Les défauts de croissance fœtoplacentaire sont associés à des
altérations épigénétiques chez le rat. Au niveau du foie, par
exemple, on observe une altération de la méthylation de l’ADN
(hypométhylation) et de l’acétylation des histones en relation avec
des modifications du métabolisme hépatique monocarboné de la voie
des folates-méthionine [10] (Figure 1). L’inadéquation entre les
apports (qualitatifs et quantitatifs) de nutriments ou de
métabolites et les besoins précis de ces processus, au décours de
l’espace/temps limité qui leur est dévolu, peut aboutir à des
altérations des processus homéostasiques liées à des modifications
épigénétiques instables et potentiellement réversibles, mais aussi
à une situation de « non-retour » due à des altérations
irréversibles des processus de différenciation et d’organogenèse,
avec un développement structurel et fonctionnel anormal, voire une
absence de certains types cellulaires spécialisés.
Par ailleurs, la leptine, qui contrôle l’équilibre énergétique par
la modulation électrophysiologique des neurones responsables de la
régulation positive (NPY/AgRP, neuropeptide Y/Agouti related
protein) ou négative (POMC/CART, pro-opiomélanocortine/cocaine- and
amphetamine-regulated transcript ; alphaMSH, melanocyte-stimulating
hormone alpha) de la prise alimentaire, a également un rôle
trophique sur certains neurones de l’hypothalamus impliqués dans la
réponse aux aliments, et contribue à leur plasticité. Cependant, ce
rôle primordial ne s’exerce que pendant une fenêtre très étroite de
la période néonatale ; au-delà de ces limites, la maturation non
achevée est irrécupérable [11].
Enfin, le taux d’apoptose pancréatique physiologique en période
postnatale est augmenté chez les rats dont la mère a subi une
restriction protéique durant la gestation, ce qui entraîne une
diminution de la masse de cellules béta du pancréas et perturbe, à
la génération suivante, l’adaptation du pancréas endocrine [12]. De
même, bien qu’il ne s’agisse plus d’une restriction, l’altération
des fonctions pancréatiques (comme l’hyperinsulinisme) consécutive
à un régime riche en hydrates de carbones se répercute sur le
développement du pancréas à la deuxième génération, en dehors de
tout stimulus nutritionnel délétère [13]. Il est néanmoins
particulièrement intrigant de constater que des causes
diamétralement opposées, sous-nutrition par une restriction
protéique fœtale et/ou postnatale ou surnutrition par un régime
riche en hydrates de carbones ou en graisses, qui se traduisent par
une diminution des flux sanguins fœtoplacentaires et compromettent
la croissance de l’embryon, aient les mêmes conséquences à long
terme.
Un état épigénomique particulier peut également être mis en place
par une programmation comportementale pendant une étroite fenêtre,
et être potentiellement réversible. Ainsi, une augmentation des
soins maternels à des rats nouveau-nés se traduit par une meilleure
réponse au stress à l’âge adulte. L’équipe de Michael Meaney a
récemment démontré que la méthylation du promoteur du gène du
récepteur des glucocorticoïdes (RG) dans l’hippocampe est
différente entre les petits de mères prodigant un bon niveau de
soins maternels (mères HLG, high licking-grooming) et les petits de
mères LLG (low licking-grooming) [14]. Ces différences apparaissent
dès la première semaine de vie, avec une déméthylation
caractéristique pour les petits de mères HLG. Elles persistent
jusqu’à l’âge adulte et sont associées à une modification de
l’acétylation des histones et à une augmentation du facteur de
transcription NGFI-A (nerve growth factor-inducible protein A), qui
se fixe sur le RG, avec pour résultat une augmentation de
l’expression du récepteur. Ces modifications épigénétiques ne sont
pas toujours totalement verrouillées. Ainsi, une injection au
niveau central de trichostatine A, un inhibiteur d’histone
désacétylase (HDAC), efface les différences épigénétiques entre les
groupes d’animaux et supprime ainsi, chez l’adulte, les
conséquences d’un comportement maternel postnatal inadéquat
[14].

Figure 1. Métabolisme monocarboné de la voie des folates et de
la méthionine. La voie de métabolisation des folates et de la
méthionine, ou métabolisme monocarboné, a pour fonction le
transfert d’unités à un carbone pour la synthèse de l’ADN et pour
la méthylation de l’ADN et de protéines, tout en dépendant des
apports nutritionnels. La choline, la méthionine, les vitamines
B12, B2, B6, et B9 (ou acide folique), le zinc et d’autres
micronutriments sont absorbés, modifiés et transportés par les
produits de plusieurs gènes (GCP2, TCN2, RFC1, NAT1…). Le
métabolisme des folates produit une source de groupements méthyl
pour la conversion de l’homocystéine en méthionine, puis, via la
MAT, aboutit à la production de S-adénosylméthionine (SAM), un
donneur universel de groupements méthyl pour de nombreuses
réactions biologiques et la synthèse de novo de désoxynucléotide
triphosphate. La méthionine est régénérée à partir de
l’homocystéine par la méthionine synthétase. La réaction de la
méthionine synthétase est centrale pour l’approvisionnement en
précurseurs métaboliques pour la méthylation de l’ADN (méthionine
et SAM) et la synthèse de l’ADN (THF et 5,10-méthylène THF). La
MTHFR catalyse la réduction de 5,10-méthylène THF en 5-méthyl THF.
En raison de l’interdépendance métabolique entre la choline, la
méthionine, les vitamines B12, B6, B2, l’acide folique et le zinc,
tout excès ou déficience endogène ou exogène de ces molécules peut
affecter l’approvisionnement en groupements méthyl et perturber les
priorités métaboliques des autres molécules. La consommation
excessive d’alcool diminue les taux de SAM, entraîne une
hyperméthylation de certains gènes suppresseurs de tumeurs et une
hypométhylation du génome. La déplétion en folates alimentaires
diminue la méthylation de l’ADN.
Gènes soumis à empreinte et croissance fœtoplacentaire
et postnatale
Les gènes soumis à empreinte parentale sont caractérisés par une
expression mono-allélique : seul l’allèle paternel ou maternel
s’exprime. L’autre allèle, intact, est « éteint » par des
modifications épigénétiques. L’apposition du sceau parental a lieu
au cours de la gamétogenèse. La complexité de la régulation au
niveau des domaines soumis à empreinte, comportant à la fois des
gènes à expression maternelle et des gènes à expression paternelle,
peut les rendre particulièrement sensibles aux facteurs
environnementaux et aux nutriments.
L’empreinte parentale (‹) est rarement un phénomène de tout ou
rien. L’expression mono-allélique des gènes soumis à empreinte
parentale varie en effet d’un individu à l’autre et, pour un même
individu, d’un tissu à l’autre, ainsi qu’au cours de
l’embryogenèse, du développement et du vieillissement, voire dans
certaines situations pathologiques comme le cancer ou
l’athérosclérose.
(‹) m/s 2005, n° 4, p. 390
Ainsi, les modifications épigénétiques associées à l’empreinte
pourraient se comporter comme un système tampon, une sorte de
rhéostat, permettant une adaptation rapide aux conditions
environnementales, grâce aux gènes s’exprimant de façon
mono-allélique, en leur imposant le silence (allèle actif) ou, à
l’inverse, en réactivant leur expression (allèle inactif) [15-18].
Nous n’avons pas encore la preuve formelle de l’implication de
gènes soumis à empreinte parentale dans les processus d’adaptation
de l’espèce à son environnement, mais un faisceau d’arguments vient
étayer cette hypothèse (Encadré).
Arguments en faveur de l’implication de gènes soumis à
empreinte parentale
dans l’adaptation de l’espèce à son environnement |
1. L’empreinte parentale a fait son apparition au cours
de l’évolution des mammifères en même temps que la placentation ;
on estime aussi que l’ensemble des quatre-vingts gènes soumis à
empreinte parentale connus à ce jour s’expriment dans le placenta
[19].
2. Les gènes soumis à empreinte parentale assurent, au
niveau du placenta, le contrôle de l’approvisionnement fœtal en
nutriments et, au niveau du fœtus, la demande en nutriments, en
contrôlant le taux de croissance des organes fœtaux [19].
3. Les gènes soumis à empreinte parentale jouent un rôle
important dans le développement de régions clés du cerveau [16, 19,
20] : les gènes à expression maternelle sont impliqués dans le
développement du cortex et du striatum, tandis que les gènes à
expression paternelle contribuent de manière substantielle au
développement de l’hypothalamus, du septum, de l’aire préoptique et
du noyau basal de la stria ; connaissant le rôle clé des neurones
de l’hypothalamus dans la régulation des processus de l’homéostasie
énergétique (faim/satiété, prise ou arrêt de la consommation de
nourriture), des gènes soumis à empreinte parentale comme Peg1 et
Peg3 (paternally expressed genes) pourraient jouer un rôle dans les
mécanismes de programmation neuronale, et entraîner une croissance
anormale, irréversible, de ces structures.
4. Les variations épigénétiques transmises par des gènes
soumis à empreinte parentale sont également requises pour assurer
l’adaptation métabolique post-natale du nourrisson à son
alimentation [21, 22] (Figure 3A).
5. La labilité épigénétique (allèles métastables) en réponse
aux nutriments peut jouer un rôle important au cours des processus
d’adaptation et d’évolution [23] (Figure 2).
6. La marque épigénétique des gènes soumis à empreinte
parentale échappant à l’effaçage après fécondation, les altérations
acquises pourraient laisser des marques épigénétiques stables,
responsables d’effets transgénérationnels (Figure 2).
7. Enfin, chez l’homme comme chez la souris, des anomalies
dans les mécanismes d’empreinte parentale, de l’effaçage ou du
switch (changement en fonction du sexe) sont associés à un retard
de croissance intra-utérin (RCIU) et à différents syndromes
comprenant, entre autres, un RCIU avec hypotrophie, une macrosomie,
un hyperinsulinisme néonatal, un diabète néonatal, une
hypothyroïdie, une obésité ou une maigreur [24]. |
Gènes soumis à empreinte et croissance fœtoplacentaire
: apport et demande en nutriments
En accord avec la théorie du conflit entre les sexes, plusieurs
gènes à expression maternelle contrôlent négativement la croissance
fœtale et placentaire, alors que plusieurs gènes à expression
paternelle les contrôlent positivement (Figure 3). Grâce à des
gènes soumis à empreinte appartenant aux familles de gènes active
aminoacid transport system A, solute carrier ou organic cation
transporter, l’empreinte parentale intervient dans la capacité de
transport des nutriments, dans la régulation des interactions entre
différents types cellulaires au niveau des interfaces
fœtomaternelles et contribue à la croissance du placenta et à sa
résistance vasculaire, en contrôlant l’apport en nutriments. Dans
les organes fœtaux, les gènes soumis à empreinte contrôlent la
demande en nutriments en réglant le taux de croissance des tissus
fœtaux [25] (Figure 3A).
Dans le placenta, la régulation de l’expression des gènes implique
majoritairement une méthylation des histones qui semble
indépendante de la méthylation de l’ADN [26]. Celle-ci est
d’ailleurs réduite dans le placenta par rapport aux tissus
somatiques (Figure 2), ce qui pourrait rendre compte d’une plus
grande labilité épigénétique aux facteurs environnementaux des
gènes placentaires soumis à empreinte.

Figure 2. Impact des nutriments ou des interventions
nutritionnelles sur la reprogrammation de la méthylation de l’ADN
pendant le développement et au cours de la vie. Après la
fécondation, les génomes paternel et maternel du zygote subissent
une rapide déméthylation au niveau des séquences codantes (gènes)
et des séquences répétées (éléments transposables) (ligne pleine),
à l’exception des marques épigénétiques des gènes soumis à
empreinte et de certaines séquences répétées comme les transposons
murins de type IAP (intracisternal A particle), qui semblent aussi
réfractaires, dans une certaine mesure, à cette déméthylation. Une
méthylation active de novo se met en route après l’implantation, à
des degrés variables selon la partie de l’embryon concernée. Après
l’implantation, l’ensemble du génome devient hyperméthylé grâce à
une intense activité de méthylation de novo, alors que le génome
des cellules extra-embryonnaires reste hypométhylé [26]. La
méthylation « parent-spécifique » de l’empreinte parentale échappe
au processus de déméthylation et de méthylation de novo (ligne
brisée). Les empreintes des gènes soumis à empreinte parentale sont
effacées avant que les cellules germinales primordiales (PGC)
n’atteignent la crête gonadique, remises en place de manière
appropriée pendant la gamétogenèse mâle et femelle et achevées
pendant la période de croissance lente (SGP), avant la puberté
(ligne brisée bleue pour le mâle, ligne pointillée rouge pour la
femelle). Chez le mâle, l’acquisition des profils de méthylation
commence avant la naissance dans les prospermatogonies et ne
s’achève pour de nombreuses séquences qu’après la naissance, avant
la fin du stade pachytène de la méiose. Contrairement au mâle, dans
les cellules germinales femelles, la plus grande part de la
méthylation gamétique se produit après la naissance, pendant la
phase de croissance de l’ovocyte après le stade pachytène de la
méiose. La SGP est associée à l’apparition du premier pool viable
de spermatocytes et à l’initiation de la programmation de la
méthylation des empreintes [29, 32]. À chaque stade de cette
cascade de fluctuations épigénétiques - aussi bien pendant le
développement fœtal qu’au cours de la vie et du vieillissement -
l’équilibre nutritionnel doit être « optimal ». L’impact, au niveau
de différents types de séquences (gènes et séquences répétées), de
régimes alimentaires déséquilibrés ou de certains nutriments chez
l’animal - rat, souris, ovins essentiellement - sur les processus
de programmation épigénétique au cours de la vie, pendant
différentes périodes, avec leur transmission éventuelle d’une
génération à l’autre, est aujourd’hui bien mis en évidence [23].
L’impact de différents types de nutriments ou de régimes est
indiqué par des flèches, dans la fenêtre au cours de laquelle il a
été observé. Ces différents impacts concernent soit des transposons
(vert), soit des gènes (rouge), soit des gènes soumis à empreinte
parentale (GSE) (bleu). Chaque flèche correspond à une référence
citée dans cet article ou dans les références suivantes [14, 23,
33].
Gènes soumis à empreinte et croissance postnatale
Les gènes soumis à empreinte parentale jouent également un rôle
crucial pendant la période postnatale. Les deux exemples rapportés
plus loin, concernant le complexe GNAS et les gènes Peg1 et Peg3,
décrivent des mécanismes de solidarité entre les générations
pouvant être mis en jeu face à l’abondance ou à la pénurie
alimentaire [16] (Figure 3B).
Le complexe GNAS est un domaine soumis à empreinte codant, d’une
part, pour le peptide stimulant la protéine Gsalpha (sous-unité
régulatrice des protéines G stimulatrices), qui interagit avec
l’adénylate cyclase, et, d’autre part, pour de nombreux autres
transcrits s’exprimant de manière spécifique de tissu, soit à
partir de l’allèle maternel (gonades, hypophyse, thyroïde, tubule
proximal rénal et tissu adipeux), soit à partir de l’allèle
paternel (tissu adipeux brun). Les phénotypes murins et humains
associés à des altérations de ce locus montrent des effets opposés
pour les pertes de fonction paternelle (diminution de l’adiposité,
hypoglycémie, hypermétabolique, diminution de l’activité
locomotrice, résistance à l’hormone parathyroïde) et maternelle
(augmentation de l’adiposité). Les souriceaux ayant hérité de la
délétion paternelle de l’isoforme extralarge de Gsalpha (Xlalphas)
ont des difficultés à têter, une hypoglycémie néonatale et une
réduction du tissu adipeux brun. En revanche, la transmission
maternelle est bénigne, le transcrit de cette isoforme n’étant pas
produit à partir du chromosome maternel [21]. La régulation de
l’homéostasie énergétique est également perturbée chez ces
souriceaux. Les concentrations sanguines de glucose, d’insuline et
de glucagon sont fortement diminuées, suggérant un
dysfonctionnement pancréatique. La masse graisseuse
interscapulaire, essentiellement composée de tissu adipeux brun,
est considérablement réduite et montre une absence de particules
lipidiques [21]. Enfin, les régions cérébrales exprimant l’isoforme
Xlalphas correspondent aux régions de contrôle de la vigilance, de
l’insomnie, du sommeil et de l’homéostasie énergétique
(hypothalamus), ainsi qu’à celles impliquées dans l’innervation des
muscles des mâchoires. Ces régions d’expression sont à rapprocher
du phénotype des souris invalidées : hypoactivité, difficultés à
têter et troubles métaboliques. Ainsi, les souris n’exprimant plus
Xlalphas sont hypermétaboliques et maigres, et ont une sensibilité
accrue à l’insuline. Ces résultats montrent que le complexe Gnas
joue un rôle crucial dans l’adaptation métabolique postnatale du
nouveau-né.
Les altérations de deux autres gènes soumis à empreinte, Peg1 et
Peg3, qui s’expriment à partir de l’allèle paternel, montrent
comment de tels gènes peuvent contrôler chez les différents
partenaires, la mère et le fœtus/nourrisson, de multiples aspects
du développement fœtal et postnatal. L’invalidation de l’allèle
paternel de Peg3 entraîne, lorsqu’elle est portée par le fœtus, une
diminution de la taille du placenta, de la croissance fœtale, de la
capacité à têter et de la croissance postnatale et, enfin, de la
température corporelle, ainsi qu’un retard du sevrage et de la
puberté [22]. Cette mutation de l’allèle paternel de Peg3,
lorsqu’elle est portée par la mère, compromet ses chances de
reproduction, avec une diminution des soins maternels, de la prise
de nourriture pendant la grossesse et de la production de lait. Les
conséquences en sont, à nouveau pour le nourrisson, une diminution
de la croissance postnatale et un retard du sevrage et de la
puberté [22]. La synchronisation de ces traits co-adaptatifs, chez
la mère et les petits, permet d’assurer que le petit qui aura tiré
le maximum de sa mère sera lui-même bien approvisionné en
nutriments, rendant les souriceaux femelles ainsi capables d’être à
leur tour de « bonnes » mères apportant à leurs petits les
meilleurs soins [22].
Par ailleurs, chez l’adulte, l’expression de Peg3 dans le tissu
adipeux, ainsi que celle d’un autre gène soumis à empreinte
parentale, Peg1, est fortement augmentée dans l’obésité induite par
le régime alimentaire [27], et corrélée à la taille des adipocytes
[28] : ce gène à expression paternelle pourrait donc favoriser la
mise en réserve d’énergie.
Cependant, la démonstration formelle de l’implication des gènes
soumis à empreinte dans les processus d’adaptation doit reposer sur
une analyse détaillée des profils épigénétiques dans les régions
clés des complexes de gènes soumis à empreinte parentale. En effet,
l’augmentation ou la diminution de l’expression d’un gène soumis à
empreinte parentale peut être attribuée soit à la variation de
l’expression de l’allèle parental qui s’exprime normalement sans
intervention de l’autre allèle, soit à une perte d’empreinte avec
altération de région(s) différentiellement méthylée(s) (DMR) et
expression (ou extinction) des deux allèles. Ce type d’analyse
devrait permettre de discriminer ces deux possibilités, afin de
montrer si ces états d’empreinte parentale altérés sont
transmissibles à la génération suivante.

Figure 3. Effets des gènes soumis à empreinte sur l’acquisition
des ressources par le fœtus et le nourrisson. A. Antagonisme des
gènes soumis à empreinte parentale maternelle ou paternelle sur la
régulation de la croissance du fœtus (les gènes exprimés à partir
de l’allèle maternel sont en rouge, ceux exprimés à partir de
l’allèle paternel en bleu). La croissance fœtale est promue par
Igf2, par exemple, exprimé à partir de l’allèle paternel, qui peut
signaler une augmentation de la demande au placenta, et accroître
la capacité de transport des nutriments du placenta. Plusieurs
autres gènes codant pour des transporteurs de nutriments (gènes
Slc) sont également soumis à empreinte. Les gènes exprimés à partir
de l’allèle maternel (comme Igf2r et Cdkn1c) peuvent, quant à eux,
réduire l’approvisionnement ou la demande en nutriments. En accord
avec la théorie du conflit d’intérêt entre les parents, les gènes à
expression paternelle, comme Igf2, augmentent les apports de
ressources vers le fœtus, tandis que les gènes à expression
maternelle, comme Cdkn1c, les freinent. L’invalidation de gènes à
expression paternelle (Igf2P0, Peg1, Peg3) est ainsi associée à un
retard de croissance intra-utérin, tandis que l’invalidation de
gènes à expression maternelle (Ipl, H19, Grb10, Igf2r, Phlda2) est
associée à une placentomégalie. B. Régulation de la croissance du
nourrisson par les gènes soumis à empreinte parentale. Des gènes
soumis à empreinte parentale peuvent également contrôler
l’approvisionnement en ressources après la naissance, d’une part en
agissant sur le cerveau de la mère pour réguler la production de
lait, et, d’autre part, en agissant sur le cerveau de l’enfant,
pour lui permettre, par exemple, de s’attacher au bout de sein. La
tétée, et les comportements alimentaires en général, sont ainsi
contrôlés par différents gènes soumis à empreinte, de même que
certaines interactions émotionnelles avec la mère. Chez le
nourrisson, ces gènes peuvent contribuer à la distribution des
ressources pour permettre la croissance, la constitution des
réserves de graisses et la maintenance de mécanismes homéostatiques
tels que la régulation de la glycémie ou de la température. Bien
que les effets de la plupart de ces gènes n’aient, pour l’heure,
été mis en évidence que chez l’animal, il est probable qu’ils
agissent de la même façon chez l’homme (d’après [19]).
Effets transgénérationnels et adaptation
Une modification nutritionnelle pendant la période de lactation
(lait riche en hydrates de carbone) peut entraîner la transmission
à la seconde génération de l’hyper-insulinisme, phénotype acquis à
la première génération [13]. Chez l’homme, des données
épidémiologiques suédoises vont dans ce sens : un grand-père « bien
nourri » pendant sa période prépubertaire « transmet » à ses
petits-enfants un risque multiplié par 4 de développer un diabète
de type 2 [29] (Figure 2). Enfin, la programmation par le
comportement maternel persiste bien à l’âge adulte, et montre un
effet transgénérationnel, puisqu’à leur tour les femelles « bien
maternées » deviennent elles-mêmes de bonnes mères [14].
Les transposons et les gènes soumis à empreinte parentale
pourraient être les supports épigénétiques des altérations
transmises aux générations suivantes par des « effets
transgénérationnels » [23, 30] (Figure 2). Un mécanisme
épigénétique rendant compte de tels effets a été décrit sur les
locus Agouti (A) et Axin. Chez le mutant Agouti viable yellow Avy,
les changements de coloration du pelage et d’autres aspects
phénotypiques (hyper-insulinisme, obésité, tumeurs) dépendent de la
méthylation d’une séquence transposable IAP (intracisternal A
particle) insérée à proximité du gène A. À la génération suivante,
les phénotypes variables observés dans la descendance sont dus à
l’effaçage incomplet de la modification épigénétique lorsque
l’allèle Avy est transmis à travers la lignée germinale maternelle.
Le même phénomène se produit pour la séquence IAP insérée dans le
locus Axin, et montre que la transmission paternelle ou maternelle
dépend du fond génétique [23]. Enfin, un régime riche en donneurs
de méthyl pendant la gestation se traduit par une augmentation de
la proportion des petits porteurs de séquences IAP méthylées.
Bien qu’aucun mécanisme analogue n’ait encore été décrit chez
l’homme, mais en considérant qu’une importante proportion du génome
humain est représentée par des transposons (> 40 %), on ne peut
négliger l’impact substantiel, en termes de santé publique, des
influences nutritionnelles précoces sur ces séquences.
Conclusions
L’objectif des recherches en cours est d’identifier les gènes
concernés par les altérations épigénétiques liées à la nutrition et
de déchiffrer le message des différents profils épigénétiques. La
labilité des modifications épigénétiques modulables par
l’alimentation, observées au niveau de certains gènes, mais aussi
des transposons et des gènes soumis à empreinte parentale, de même
que le rôle de ces gènes soumis à empreinte parentale dans la
croissance fœtale, placentaire et postnatale, ainsi que dans le
développement cérébral, suggèrent que les gènes soumis à empreinte
parentale sont les supports les plus plausibles de ces altérations
épigénétiques liées à l’adaptation de l’individu - de l’espèce - à
son alimentation. Les résultats obtenus chez l’animal et les essais
cliniques en cours chez l’homme dans le cadre de traitement de
tumeurs (avec par exemple des chimiothérapies à base de cisplatine,
budésonide ou décitabine) laissent envisager, lorsque les
mécanismes épigénétiques en jeu et les fenêtres critiques auront
été décryptés, de nouvelles perspectives de prévention ou de
traitement (Figure 4). Compte tenu des interrelations entre les
différentes voies épigénétiques, la combinaison d’un médicament
avec un régime ou des nutriments appropriés pourrait être plus
efficace que le médicament isolé [31].

Figure 4. Facteurs métaboliques et environnementaux pouvant
influencer les profils d’acétylation des histones et de méthylation
de l’ADN. La méthylation de l’ADN et l’acétylation des histones
sont les processus épigénétiques les mieux étudiés et pour lesquels
des molécules capables d’interagir avec eux sont les mieux connues
à ce jour : les facteurs métaboliques (en mauve) comprennent les
concentrations intracellulaires d’acétylCoA, pour l’activité
histone-acétylase (HAT), de NAD+, pour la désacétylase Sir2/SIRT1,
d’ATP, pour la désacétylation des substrats chromatiniens par
certaines histone-désacétylases (HDAC), et de donneurs de
groupements méthyl (SAM, par exemple) apportés par la voie des
folates-méthionine, pour l’activité des méthyltransférases de l’ADN
(DNMT). De son côté, la réponse au stress (protéine de choc
thermique HSP70) opère au sein de complexes HDAC, dans lesquels les
HSP peuvent jouer un rôle dans la désacétylation des substrats
chromatiniens. L’acide butyrique change quant à lui la structure de
la chromatine (acétylation et phosphorylation des histones). Enfin,
les micronutriments dont le défaut ou l’excès peuvent perturber les
processus épigénétiques incluent le zinc, le sélénium, l’arsenic,
le nickel, le fer, la vitamine C et la niacine, un précurseur du
NAD+. L’arsenic et l’alcool, quant à eux, déplètent les pools de
donneurs de groupements méthyle. Des lignées cellulaires de
patients ou des modèles animaux ont permis de tester la
réversibilité des modifications épigénétiques en utilisant
différents inhibiteurs (en bleu) ou activateurs (en jaune) (‹) :
inducteurs de la méthylation (cisplatine et budésonide) ;
inhibiteurs des méthyltransférases de l’ADN (5-azacytidine, 2’
désoxy-5-azacytidine, procaïnamide - un anti-arhytmique, procaïne -
un anesthésique) ; inhibiteurs des histone-désacétylases
(trichostatine A [TSA], acide valproïque [VPA] - un
anti-épileptique) ; activateurs de la désacétylase SIRT1/Sir2
(resvératrol - un polyphénol du raisin - et restriction calorique).
La sirtuine 1 est le médiateur des effets sur l’allongement de la
durée de vie lié à la restriction calorique, par la mobilisation
des graisses dans l’adipocyte et l’inhibition de PPARgamma.
(‹) m/s 2005, n° 4, p. 405
REMERCIEMENTS
Ce travail a été soutenu financièrement par une bourse Nestlé (AV),
une bourse des laboratoires Fournier-Pharma (CGK) et des
subventions de l’Inra, l’Inserm (ATC-Nutrition, PRNH),
l’Association française des Diabétiques et l’Institut
Benjamin-Delessert.
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| Glossaire |
ATP : adénosine triphosphate
BHMT : bétaïne-homocystéine méthyltransférase
CBS : cystathionine béta-synthétase
Cdkn1c : cyclin-dependent kinase inhibitor 1C (P57)
CoA : coenzyme A
dATP : désoxyadénosine triphosphate
dGTP : désoxyguanosine triphosphate
DHF : dihydrofolate
DNMT : méthyltransférase de l’ADN
dTMP : désoxythymidine monophosphate
dUMP : désoxyuridine monophosphate
GCP2 : glutamate carboxypeptidase II
Gnas : neuroendocrine secretory protein
Grb10 : growth factor receptor-bound protein 10
HAT : histone acétyltransférase
HDAC : histone désacétylase
HMT : histone méthyltransférase
Igf2 P0 : promoter 0 insulin like growth factor 2
Igf2 : insulin like growth factor 2
Igf2r : insulin-like growth factor 2 receptor
Ipl/Phlda2/TSSC3 : tumor-suppressing subchromosomal
transferable fragment 3
MAT : méthionine adénosyltransférase
MBD : methyl binding domain
MS/MTR : méthionine synthétase
MTHFR : méthylène tétrahydrofolate réductase
MTRR : méthionine synthétase réductase
NAD+ : nicotinamide dinucléotide
NAT1 : N-acétyltransférase 1
Peg1 : paternally expressed gene 1
Peg3 : paternally expressed gene 3
Plagl1/Zac : pleiomorphic adenoma gene
PPARgamma : peroxisome proliferator activated receptor
gamma
Rasgrf1 : Ras protein-specific guanine nucleotide releasing
factor 1
RFC1 : reduced folate carrier 1
SAH : S-adénosylhomocystéine
SAM : S-adénosylméthionine
SCFA : small chain fatty acid
SHMT : sérine hydroxyméthyltransférase
SIRT1/Sir2 : sirtuins
Slc : solute carrier family
TCN2 : transcobalamine II
THF : tétrahydrofolate
TS : thymidylate synthétase
xl : extra large isoform |
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