Expression des systèmes endothéline-1 et
angiotensine II dans les tumeurs
Des similitudes dans les deux
systèmes
L’endothéline-1 (ET-1), l’isopeptide le plus
étudié du système endothéline, et l’angiotensine II (AngII), le
peptide biologiquement actif du système rénine-angiotensine, ont
d’abord été caractérisés pour leur vasoactivité. Depuis, de
nombreuses études ont illustré leurs effets sur diverses fonctions
cellulaires, dont la prolifération. L’ET-1 (21 acides aminés) est
essentiellement sécrétée par les cellules endothéliales, alors que
l’AngII (8 acides aminés) est produite dans la circulation
(endocrine), mais aussi localement (paracrine), notamment à la
surface des cellules endothéliales. Ces deux peptides sont produits
par un mécanisme similaire, faisant intervenir la coupure
enzymatique de précurseurs inactifs par une métalloprotéase
(Figure 1) : l’enzyme de conversion d’ET-1 (ECE-1)
clive la « Big ET-1 », tandis que l’enzyme de conversion
de l’AngI (ECA) clive l’AngI.
Les deux peptides ET-1 et AngII ont de
nombreuses cibles cellulaires, parmi lesquelles les cellules
endothéliales et les cellules musculaires lisses des vaisseaux. Ils
exercent tous deux leurs actions par l’intermédiaire de récepteurs
appartenant à la superfamille des récepteurs à sept domaines
transmembranaires couplés aux protéines G hétérotrimériques (RCPG).
Dans le système ET-1, deux sous-types de récepteurs ont été
identifiés, ETA-R et ETB-R, qui transmettent
des effets vasoactifs opposés : vasoconstriction couplée à
ETA-R dans les cellules musculaires lisses, vasodilation
couplée à ETB-R dans les cellules endothéliales. En
revanche, tous deux sont capables de relayer l’effet mitogène
d’ET-1 [1, 2]. AngII se lie également à deux récepteurs :
AT1R, exprimé de façon prédominante chez l’adulte, et AT2R, exprimé
chez le fœtus et dans des situations de remodelage tissulaire. Les
effets physiologiques d’AngII sont majoritairement attribués à
AT1R, AT2R étant considéré comme un récepteur régulateur. Comme
ET-1, AngII régule positivement la prolifération et la migration
cellulaires par l’intermédiaire d’AT1R, tandis qu’AT2R exerce un
contrôle négatif sur ces fonctions [3].

Figure 1. Similitudes
entre les étapes de synthèse de l’endothéline 1 (ET-1) et de
l’angiotensine II (AngII) et leurs modes d’action. ET-1 et
AngII sont tous deux des produits de clivage de précurseurs
inactifs par une métalloprotéase membranaire, respectivement
l’ECE-1 (enzyme de conversion d’ET-1) et l’ECA (enzyme de
conversion de l’angiotensine I). Ils agissent par l’intermédiaire
de récepteurs appartenant à la même superfamille des récepteurs
couplés aux protéines G (RCPG) : ETA-R et
ETB-R pour ET-1, AT1R et AT2R pour AngII. Alors
qu’ETA-R, ETB-R et AT1R sont couplés
positivement à la prolifération, AT2R a une action
antiproliférative. L’endothélium vasculaire est une des cibles
communes d’ET-1 et AngII.
Expression des systèmes ET-1 et AngII
dans les tumeurs
Pour la première fois en 1995, une étude a
suggéré qu’ET-1 pouvait être impliqué dans le cancer de la prostate
[4]. Depuis, une expression de plusieurs des composants du système
ET-1, et plus récemment du système AngII, a été mise en évidence
dans différentes cellules cancéreuses (Tableau I)
[5-10]. Outre une élévation de la synthèse du peptide, une
régulation positive de l’expression du récepteur est couramment
observée. C’est ainsi qu’une augmentation de l’expression de
composants du système ET-1 (prépro-ET-1, ECE-1, ETA-R) a
pu être reliée à l’invasivité de certaines tumeurs (adénome
colorectal, cancers du sein et de la prostate). Il en est de même
pour l’expression du système AngII, notamment dans le cas de
cancers de la peau ou de carcinomes cervicaux.
Les récepteurs d’AngII surexprimés dans les
cellules tumorales sont essentiellement du sous-type AT1R, même si
une augmentation de l’expression d’AT2R a été observée dans les
cancers du sein, suggérant une éventuelle participation des deux
sous-types de récepteurs à la progression tumorale. Pour le système
ET-1, la surexpression des récepteurs ETA-R et
ETB-R est observée de manière différentielle selon le
type cellulaire (Tableau I), la surexpression
d’ETA-R étant plus particulièrement notée dans les
tumeurs d’origine épithéliale (carcinomes). De manière
intéressante, les cellules tumorales expriment le plus souvent un
sous-type de récepteur d’ET-1 différent de celui qui est exprimé
par le tissu normal correspondant : ainsi, alors que les
astrocytes et les mélanocytes expriment respectivement les
récepteurs ETB-R et ETA-R, les glioblastomes
et les mélanomes expriment, à l’inverse, ETA-R et
ETB-R, un profil d’expression correspondant aux cellules
non différenciées [10-12].

Tableau I. Expression des
récepteurs de l’endothéline 1 et de l’angiotensine II dans
différents tissus tumoraux et lignées cellulaires
tumorales. + : exprimé ; ++ : surexprimé ;
- : non exprimé ; +/- : faiblement détecté.
CDIS : carcinome ductal in situ.
Récemment, nous avons observé une expression
nucléaire des récepteurs d’ET-1 dans les cellules tumorales de
gliomes : ETB-R dans les oligodendrogliomes, et
ETA-R dans les glioblastomes [10]. De même, une
localisation nucléaire de l’AT1R a été mise en évidence dans des
hépatomes [13]. Des récepteurs de la même famille (CXCR4,
bradykinine B2, apelin), ainsi que de nombreux récepteurs à
activité tyrosine-kinase de facteurs de croissance (epidermal
growth factor - EGF, nerve growth
factor - NGF, fibroblast growth
factor - FGF), présentent également une localisation
nucléaire : un mode d’action intracrine par lequel le ligand
intracellulaire activerait son récepteur nucléaire fonctionnel [13,
14] pourrait participer à l’activité mitogène du récepteur.
Outre les cellules tumorales, l’endothélium des
vaisseaux intratumoraux exprime également ETA-R,
ETB-R et/ou AT1R, qui participent à l’angiogenèse
associée à la progression tumorale (voir plus loin). Enfin,
bien que les relations entre la cellule tumorale et son
micro-environnement soient encore mal connues, deux publications
récentes font état de l’expression d’AT1R par des macrophages
associés à la tumeur et par des cellules stromales, dans des
modèles murins de carcinogenèse [15, 16].
Mécanismes d’action de l’endothéline-1 et
de l’angiotensine II sur la croissance tumorale et
l’angiogenèse
ET-1, AngII et croissance tumorale
ET-1 et AngII ont une action mitogène ou
anti-apoptotique sur de nombreux types cellulaires (ovaire, peau,
prostate, sein, côlon et système nerveux central) [5-7, 9, 10, 12,
17]. Selon le type cellulaire, l’un ou l’autre des deux sous-types
de récepteur d’ET-1 peut être impliqué dans ces réponses, alors
qu’AngII agit toujours par l’intermédiaire d’AT1R. Comme d’autres
récepteurs mitogènes, ils induisent l’activation de la voie ERK,
principalement par transactivation du récepteur de l’EGF (EGFR)
(Figure 2), dont le rôle sur la croissance tumorale est
bien documenté [18]. D’autres voies de signalisation, parmi
lesquelles les voies PI3K/Akt et FAK, sont également impliquées
dans les effets de ces récepteurs sur la prolifération, la survie
et la migration cellulaires (Figure 2).
En accord avec son action antiproliférative et
pro-apoptotique, AT2R trans-inactive l’EGFR [19]
(Figure 2), notamment via l’activation de la
tyrosine phosphatase SHP-1 (Src homology region 2
domain-containing phosphatase 1) [3], dont le rôle dans le
cancer a été rapporté. Une nouvelle famille de protéines
interagissant avec AT2R (ATIP), capables d’inhiber la prolifération
cellulaire induite par l’EGF, a été identifiée [20], et des études
récentes suggèrent un rôle potentiel d’ATIP en tant que suppresseur
de tumeur.

Figure 2. Principales voies de
signalisation intracellulaire, couplées aux récepteurs de
l’endothéline 1 (ET-1) et de l’angiotensine II (AngII), impliquées
dans la progression tumorale. Les récepteurs d’ET-1
(ETA-R et ETB-R) et le récepteur AT1R de
l’AngII sont couplés positivement aux voies ERK (extracellular
signal-regulated kinase), PI3K (phospsho-inositide 3
kinase)/Akt, et FAK (focal adhesion kinase), tandis
qu’AT2R y est couplé négativement. Un des mécanismes d’action est
la trans-activation du récepteur de l’EGF (epidermal
growth factor) (EGFR) via le clivage du ligand HB-EGF
(heparin binding EGF-like growth factor) par une
métalloprotéase (pour les récepteurs ETA-R et
ETB-R, AT1R), ou la trans-inhibition d’EGFR,
impliquant probablement ATIP (AT2 receptor-interacting
protein) et SHP-1 (Src homology region 2 domain-containing
phosphatase 1) (pour le récepteur AT2R). ET-1 comme AngII sont
capables d’induire la production de VEGF (vascular endothelium
growth factor) en augmentant le niveau d’expression d’HIF1a
(hypoxia-induced factor)
ET-1, AngII et angiogenèse
Parallèlement aux facteurs angiogéniques VEGF
(vascular endothelium growth factor), FGF ou HGF
(hepatocyte growth factor), ET-1 et AngII apparaissent
désormais aussi comme des acteurs de l’angiogenèse (pour revues,
voir [21, 22]). Ces deux peptides, en agissant directement
sur les cellules endothéliales par l’intermédiaire
d’ETB-R et d’AT1R, sont capables de moduler in
vitro les étapes précoces de l’angiogenèse (prolifération,
migration, invasion, production de métalloprotéases spécifiques de
la matrice extracellulaire - MMP), mais aussi l’étape, plus
tardive, de tubulogenèse. ET-1 et AngII, en activant respectivement
ETA-R et AT1R, sont également de puissants mitogènes
pour les cellules musculaires lisses vasculaires. Au contraire,
AT2R, par son action négative sur les voies de signalisation
couplées à AT1R et au récepteur du VEGF, régule négativement la
migration des cellules endothéliales et la tubulogenèse.
Il faut en outre noter qu’ET-1 et AngII
stimulent indirectement l’angiogenèse tumorale via la
production de VEGF, aussi bien par les cellules tumorales que par
les cellules endothéliales. Cela implique notamment l’induction
d’HIF-1a, le facteur de réponse à l’hypoxie (hypoxia-induced
factor) contrôlant la production de VEGF
(Figure 2). Une augmentation de la sécrétion de VEGF
par les macrophages associés à la tumeur et par les cellules
stromales a également été observée en réponse à l’AngII [15, 16].
Réciproquement, le VEGF induit la sécrétion d’ET-1 par les cellules
endothéliales et les cellules musculaires lisses, conduisant à une
boucle d’amplification de la production de ces facteurs
pro-angiogéniques. Finalement, ET-1 comme AngII sont sécrétés en
réponse à plusieurs stimuli associés au processus tumoral (hypoxie,
cytokines inflammatoires, facteurs de croissance), et peuvent agir
de concert avec le VEGF sur les différentes étapes de
l’angiogenèse.
Approches thérapeutiques
Les systèmes ET-1/ETA-R et AngII/AT1R
sont depuis plusieurs années des cibles thérapeutiques dans le
domaine de l’hypertension, en liaison avec leur activité
vasoconstrictrice. L’utilisation d’antagonistes des récepteurs
ETA-R ou AT1R, ou d’inhibiteurs de l’ECA (iECA), fait
désormais l’objet de protocoles cliniques établis. Plus récemment,
ces mêmes antagonistes ou inhibiteurs ont montré une activité
antitumorale dans des modèles précliniques (pour les deux systèmes)
et dans plusieurs essais cliniques (pour le système ET-1).
Inhibition des systèmes ET-1 et Ang II
dans des modèles animaux
Plusieurs modèles in vivo ont démontré le
rôle d’antagonistes spécifiques d’ETA-R,
ETB-R ou AT1R, ainsi que d’inhibiteurs de l’ECA (iECA),
dans différentes étapes de la carcinogenèse : croissance
tumorale, angiogenèse et formation de métastases (Tableau
II).

Tableau II. Traitements antitumoraux
in vivo par des antagonistes des récepteurs de l’endothéline 1
et de l’angiotensine II, et par des inhibiteurs de synthèse de
l’angiotensine II.
L’effet bénéfique d’antagonistes des récepteurs
d’ET-1 sur le développement de diverses tumeurs [5, 6, 12, 23, 24]
a ainsi été montré dans des modèles syngéniques : un
antagoniste d’ETA-R (BQ123) permet de réduire la
croissance de tumeurs hépatiques, tandis qu’un antagoniste non
sélectif des récepteurs d’ET-1 (bosantan) ralentit l’évolution
d’adénocarcinomes du colon vers un grade plus élevé. Dans des
modèles de souris athymiques, une diminution de la croissance de
tumeurs humaines implantées a été obtenue à l’aide d’antagonistes
spécifiques du sous-type de récepteur exprimé par la tumeur :
ETA-R (A127722) pour les tumeurs osseuses,
ETB-R (BQ788) pour les mélanomes. De plus, le blocage
des récepteurs d’ET-1 peut conduire à une inhibition de
l’angiogenèse, comme cela a été mis en évidence, avec un
antagoniste d’ETA-R (ABT-627), pour des carcinomes
ovariens dans un modèle de xénogreffe. Dans un modèle de xénogreffe
de cellules de sarcome de Kaposi, l’invasion et la croissance
tumorales sont également ralenties par l’utilisation d’un
antagoniste non sélectif des récepteurs d’ET-1 (A-182086), du fait
de l’inhibition de la production de MMP-2 et MMP-9 [23]. Les
cancers du sein et de la prostate à un stade avancé produisent
souvent des métastases osseuses dont la formation est dépendante
d’ET-1 [24, 25] : un rôle inhibiteur de l’antagoniste
d’ETA-R (ABT-627) a été mis en évidence dans des modèles
expérimentaux [24].
Pour le système AngII, les premières
observations montrant les effets anti-angiogéniques et
antiprolifératifs de l’iECA captopril dans un modèle syngénique de
fibrosarcome de rat [26] ont par la suite été étendues à divers
types de tumeurs. En effet, l’utilisation du captopril permet
d’atténuer la croissance tumorale et l’angiogenèse du carcinome
pulmonaire de Lewis (3LL) chez la souris [27], et de réduire de
façon significative la taille des tumeurs dans des modèles de
xénogreffe de carcinomes rénaux et de mélanomes humains [7]. De
plus, le captopril permet de diminuer le nombre de métastases
pulmonaires et d’augmenter la survie des souris, en inhibant
l’expression et l’activité des MMP-2 et MMP-9 [26, 27]. Il est
intéressant de noter que le captopril bloque l’activité de l’ECA,
et donc la synthèse d’AngII, mais peut également avoir une action
inhibitrice directe, indépendante de l’AngII, sur le site actif des
MMP-2 et MMP-9 [26, 27]. L’utilisation d’un autre iECA, le
périndopril, permet également de réduire significativement la
croissance et la vascularisation tumorales dans des modèles murins
de carcinomes hépatiques et des voies ORL. Seul ou en combinaison
avec d’autres traitements, il réduit l’angiogenèse tumorale en
inhibant l’expression du VEGF, la migration des cellules
endothéliales et leur formation tubulaire [28]. L’utilisation plus
récente d’antagonistes spécifiques d’AT1R (candesartan, losartan) a
également donné des résultats intéressants, avec une réduction de
la croissance et de la vascularisation des tumeurs dans des modèles
syngéniques de cancer rénal [29], de sarcome (S-180) [30], de
mélanome (B16-F1) [15] et de gliome (C6) [17], ainsi que dans des
modèles xénogéniques de cancers de la prostate et de l’ovaire [7,
31]. Le candesartan s’est également révélé actif pour réduire le
nombre de métastases pulmonaires provenant de carcinomes de Lewis
(3LL) et de carcinomes rénaux [29, 30].
Inhibition du système ET-1 dans des
essais cliniques
Des essais cliniques impliquant l’inhibition du
système ET-1 ont récemment été menés dans le contexte de thérapies
antitumorales.
Le traitement du cancer de la prostate par
administration orale d’un antagoniste d’ETA-R,
l’atrasentan (actuellement en phase clinique III), constitue ainsi
un véritable progrès [32, 5]. Une approche similaire, utilisant
l’atrasentan, donne également de premiers résultats encourageants
dans le cadre du traitement d’adénocarcinomes [33]. Les effets
secondaires liés aux conséquences physiologiques du blocage
d’ETA-R par des antagonistes (maux de tête, hypotension,
œdème périphérique) sont généralement limités, et bien tolér és.
Ces premières données suggèrent que l’utilisation d’antagonistes
spécifiques de sous-types de récepteur d’ET-1 pourrait être élargie
aux différentes tumeurs exprimant ETA-R ou
ETB-R. De plus, on peut supposer que l’action
inhibitrice de ces antagonistes sur l’angiogenèse pourrait
également contribuer à ralentir la progression tumorale.
De façon analogue à celle du système ET-1,
l’inhibition du système AngII pourrait avoir des applications
thérapeutiques antitumorales. L’observation d’effets bénéfiques
d’un traitement à long terme par un iECA, inhibiteur de la synthèse
d’AngII, dans des cas de cancers du sein ou du poumon [34], reste
cependant sujette à controverse [35] ; ces résultats doivent
être confirmés, de même que doit être testée l’utilisation
d’antagonistes spécifiques d’AT1R pour le blocage du système
AngII.
Conclusions et perspectives
De manière remarquable, ET-1 et AngII, deux
peptides connus pour leur activité vasoactive, présentent également
une activité mitogène et pro-angiogénique par l’intermédiaire de
leurs récepteurs, qui appartiennent à la même superfamille des
RCPG. Outre leur expression commune sur l’endothélium vasculaire,
les récepteurs des systèmes ET-1 et AngII présentent un profil
d’expression relativement large, et peuvent être impliqués dans le
développement tumoral de différents tissus ou types cellulaires
(Tableau I). Il est intéressant de souligner qu’ET-1 et
AngII régulent réciproquement leur sécrétion, et peuvent agir de
concert sur diverses réponses cellulaires, dont l’angiogenèse.
L’effet opposé des deux sous-types de récepteurs
d’AngII sur la réponse mitogène suggère qu’une thérapie bloquant
spécifiquement AT1R pourrait être préférable à une thérapie
inhibant la synthèse d’AngII. En revanche, l’utilisation
d’antagonistes mixtes pour ETA-R et ETB-R
pourrait permettre de cibler à la fois la croissance et
l’angiogenèse tumorales. De fait, le blocage du système ET-1
commence à donner des résultats encourageants en monothérapie
antitumorale. Au vu des données présentées dans cette revue, il est
tentant de spéculer qu’une thérapie combinée ciblant les deux
systèmes ET-1 et AngII, à l’image de certaines stratégies
thérapeutiques récentes de l’hypertension et de pathologies
cardiaques et rénales, pourrait être bénéfique pour le traitement
de tumeurs fortement angiogéniques. ‡
REMERCIEMENTS
Cette étude a bénéficié du soutien financier
du Centre national de la Recherche scientifique (CNRS), de
l’Institut national pour la Santé et la Recherche médicale
(Inserm), de l’Université Paris V, et de subventions accordées par
l’Association pour la Recherche sur le Cancer (ARC), la Ligue
nationale contre le Cancer Comité Ile-de-France (LNCC) et la
Fondation pour la Recherche médicale (FRM).
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