La performance de la France dans le domaine de la recherche fait
actuellement l’objet de nombreuses discussions. Les données
bibliométriques issues des bases de publications et des
observatoires scientifiques peuvent nous donner des éléments
objectifs de comparaison. Une première approche se fonde sur la
production scientifique de chaque pays soit en nombre de
publications, soit en termes de « visibilité ou impact » mesurés
par l’ensemble des citations. Les publications scientifiques
françaises en 2001, tous domaines confondus, représentent un peu
plus de 5 % du nombre de publications du monde et correspondent à
6,4 % des adresses répertoriées [1, 2]. Les résultats des
différentes études bibliométriques convergent et montrent que la
France occupe, en nombre absolu de publications, la 5e place dans
le monde et la 3e place en Europe, après l’Angleterre et
l’Allemagne. Ce classement est identique pour les recherches
biomédicales 1 et non biomédicales 2
(Tableau I). Si l’on compare deux périodes, 1997-2001 et
1998-2002, le nombre de publications dans le monde progresse de 3,1
%. Dans le même temps, la part des publications de l’Europe des 15
augmente de 2,8 % et celles de l’Allemagne de 2,7 %, de la France
de 1,6 %, des États-Unis de 1,5 % et du Royaume-Uni de 1,4 % [2].
Une analyse, toutes disciplines confondues, de la visibilité de la
recherche par la communauté scientifique, mesurée par le nombre
total de citations des dix dernières années, place également la
France en 5e position mondiale et à la 3e place européenne. À noter
que dans le domaine biomédical, elle occupe la 4e position mondiale
et la 2e place européenne.

Tableau I. Production en recherche biomédicale et non
biomédicale, de 1993 à 2003, des États-Unis, du Japon et des pays
de l’Europe des 15. Les données présentées sont issues des bases de
l’Institut for Scientific Information (Essential Science
Indicators). Les chiffres sont des valeurs absolues excepté pour la
dernière colonne qui donne le pourcentage de publications au Top 1
%. Chaque article compte pour chaque nation. Les articles au Top 1
% (articles originaux et de synthèse) sont définis pour chaque
année et chaque discipline (chaque article n’appartient qu’à une
discipline). La recherche biologique et médicale comprend la
biologie, la génétique, les neurosciences, l’immunologie, la
microbiologie, la pharmacologie, la toxicologie, la médecine
clinique et la santé publique ; la recherche non biomédicale
comprend les mathématiques, la physique, la chimie,
l’environnement, l’écologie, les géosciences, l’engénierie, les
sciences de l’agriculture, les sciences de l'espace. Les
publications comprennent les articles originaux, les articles de
synthèse, les notes et les lettres.
Mesurer l’excellence
Les publications scientifiques recouvrent deux réalités
différentes, la nécessité de la communication vers les pairs et la
nécessité du transfert de connaissance vers des utilisateurs qui ne
font pas, stricto sensu, partie de la communauté scientifique. Les
études qui se fondent uniquement sur le nombre total des
publications - incluant celles publiées dans les revues nationales
de faible notoriété à usage local ou didactique - ne s’appuient pas
sur une mesure pertinente de la qualité scientifique. Cette
dernière s’apprécie davantage par la capacité d’un pays de produire
des travaux d’excellence dont l’impact permettra des avancées
majeures.
Les articles les plus cités rapportent des découvertes
exceptionnelles ou ayant un fort impact en terme de santé publique.
À titre d’exemple, en médecine clinique, l’article le plus cité
dans la période 1993-2003, est un essai thérapeutique, publié en
1995, sur la prévention des maladies cardiovasculaires. Il a reçu 3
109 citations 3 [3]. En biologie-biochimie, l’article le
plus cité (excluant les descriptions de techniques) décrit la mise
en évidence, en 1994, de la signalisation intracellulaire Jak-Stat
par l’interféron. Il a été cité 2 346 fois 3 [4]. En
sciences sociales-santé publique, l’article le plus cité (publié en
1994) a reçu 853 citations 3 [5]. Ces chiffres montrent
la grande variabilité du nombre de citations en fonction des
disciplines. Les articles extrêmement cités sont très rares, quelle
que soit la discipline, et représentent moins de 0,01 % du nombre
total des articles publiés.
La mesure de l’excellence dans le monde scientifique ne fait pas
l’unanimité [6-8]. Pour les uns, elle inclut le retour sur
investissement, les licences et brevets, le nombre de molécules en
développement, pour les autres, le nombre de prix Nobel, des
médailles prestigieuses, le nombre d’articles dans les revues à
très fort facteur d’impact 4(reflet de la sélectivité
des éditeurs) et enfin le nombre d’articles au Top 1 % 5
(reflet de la participation aux grandes découvertes). Néanmoins,
les prix ou la valorisation sont toujours précédés d’une production
de connaissance et les publications d’excellence en sont le témoin
le plus précoce et le plus fidèle. Une étude récente montre que
l’analyse des citations permet d’identifier la très grande majorité
des travaux significatifs et que le nombre d’articles dont la
reconnaissance par les pairs a été négligée dans un premier temps
est extrêmement faible [9]. La production des articles les plus
cités permet donc de suivre au plus près l’excellence d’un pays (ou
d’un institut). Nous avons donc choisi d’analyser la place de la
France en fonction de deux critères complémentaires : le nombre
d’articles publiés dans les journaux de grande notoriété dont les
articles sont majoritairement cités et le nombre d’articles au Top
1 %.
Les États-Unis publient 70 % des articles 6 des journaux
de très fort facteur d’impact 7 (supérieur à 20). Ils
occupent la première place suivis par le Royaume-Uni (13,8 %),
l’Allemagne (10,5 %), la France (7,3 %) et l’Italie (3,5 %). Si on
évalue la capacité d’un pays à publier dans ces revues dites de
prestige (nombre d’articles publiés dans les revues à fort facteur
d’impact/nombre total d’articles), la France se situe toujours à la
4e place mondiale (0,54 %), très près du score de l’Allemagne (0,56
%) et du Royaume-Uni (0,60 %). Le score des États-Unis est plus
élevé (0,83 %).
Il est également possible d’identifier, grâce à la base
internationale de données de l’ISI 8, les travaux les
plus cités (Top 1 %) par nation, par institution, par chercheur et
ceci dans chaque domaine ou discipline. Le corpus identifié ainsi
par l’ISI contient, pour la période 1993-2003, 73 280 articles
toutes disciplines confondues. En nombre d’articles présents dans
ce corpus, la France se situe à nouveau en 3e position dans
l’Europe des 15 et à la 5e position mondiale. Les États-Unis ont 2
% de leurs articles au Top 1 %, l’Angleterre 1,5 %, l’Allemagne 1,3
%, la France 1,1 % et l’Italie 1 % (Figure 1).

Figure 1. Production dans les revues de grand prestige du
domaine biomédical (facteur d’impact supérieur à 20) et dans le
corpus mondial d’excellence (Top 1 %). Tous les calculs reposent
sur les bases de données de l’Institute for Scientific Information
(ISI) dans leur version Web, de 1999 à 2003 pour les revues de
grand prestige et de 1993 à 2003 pour les revues Top 1 %. Les bases
incluent le Science Citation Index, le Social Science Citation
Index et Arts and Humanities Citation Index. Ces bases indexent les
adresses complètes de tous les auteurs. Pour les données des
journaux généralistes (New England Journal of Medicine, Science,
Nature, Nature Genetics, Nature Immunology, Nature Cell Biology,
Cell), seuls les articles sont comptabilisés (ni lettre, ni note),
de même que pour les données totales correspondantes. Dans le cas
des publications au Top 1 %, seuls les articles et les revues sont
comptés (ni lettre, ni note).
Analyse du corpus d’excellence biomédical de la
France
Pour la même période, 1993-2003, le corpus du Top 1 % biomédical
mondial rassemble 30 700 publications. La sélection des articles
ayant au moins une adresse française, permet d’identifier 1 866
publications (0,92 % de l’ensemble des publications de la France et
6,07 % du corpus). L’Allemagne en totalise 2 604 (0,96 % de sa
production ; 7,54 % du corpus) et le Royaume-Uni 3 895 (1,29 % de
sa production et 11,27 % du corpus) (Figure 1).
Le corpus de publications associées à la France rassemble plus de
14 000 auteurs, près de 4 000 structures de recherche (adresses
différentes). Il émane d’un millier de villes (françaises et
étrangères) et de 70 pays. Les articles qu’il contient, très cités,
ont été publiés pour 27 %, dans des revues de grand prestige 7 et
pour 73 % dans les journaux de spécialités. La moyenne de citations
est d’environ 200 par article. Vingt sont cités plus de 1 000 fois
et 65 % plus de 100 fois.
Le nombre de publications associées à la France dans le corpus Top
1 %, entre 1993 et 2001, s’accroît régulièrement. Cette évolution
(70 %) est presque exclusivement due aux publications de médecine
clinique. L’augmentation de la totalité des publications françaises
dans la même période est de 40 %. Afin d’analyser plus finement les
données françaises, d’identifier les disciplines majeures et les
spécialités médicales les mieux représentées dans ce corpus
d’excellence, un système d’indexation à trois niveaux : « grandes
disciplines », « sous-disciplines » et « type de recherche », a été
adopté. Chaque article n’a été assigné qu’à l’une des sept
disciplines suivantes : biologie-biochimie, médecine clinique,
génétique et biologie moléculaire, microbiologie (excluant les
maladies infectieuses assignées à médecine clinique), neurosciences
(incluant la psychiatrie, la psychologie, le comportement et la
neurologie clinique) et santé publique. Bien que transversale,
l’oncologie a été regroupée comme une spécialité unique de la
médecine clinique.
Les articles de médecine clinique constituent le groupe le plus
important du corpus (58 %). Ils ont été répartis en
sous-disciplines. La plus représentée est l’oncologie (32 % des
articles ), suivie des maladies infectieuses (17 %), de la
cardiologie et des maladies cardiovasculaires (14 %), puis des
maladies rares (7 %). Les autres sous-disciplines représentent
moins de 5 %. Pour ce qui concerne les types de recherche, 45 % des
articles traitent des recherches fondamentales, 21 % des essais
cliniques ou investigations cliniques, 13 % d’études
épidémiologiques et moins de 5 % des techniques. Treize pour cent
sont des revues de synthèse.
Répartition régionale
Selon les données de l’Observatoire des Sciences et de la
technologie [1] l’Île-de-France est associée, en 2000, à 40 % des
publications biomédicales françaises. Nos données indiquent qu’elle
totalise plus de 50 % des publications au Top 1 % dans le même
domaine. Paris (banlieues proches comprises) est majoritairement
associée aux publications du Top 1 % (42 % des articles). La
deuxième position revient à Lyon (10 %), suivi de Marseille (7 %),
Lille (6 %), Strasbourg (5,5 %) et Toulouse (5 %). Pour les 15
villes analysées, le domaine le plus représenté est la médecine
clinique. Le deuxième domaine varie selon les villes, génétique à
Strasbourg, santé publique à Lyon, biologie-biochimie à Grenoble,
neurosciences à Paris, Bordeaux, Montpellier et Marseille (Figure
2). L’analyse plus détaillée du domaine de la médecine clinique
indique que dans toutes les villes, sauf Nancy, l’oncologie arrive
en tête. Puis, selon les villes, maladies infectieuses ou
cardiologie et maladies vasculaires sont en deuxième position.
Lille est un site d’excellence pour les recherches en nutrition et
sur le diabète ; Paris pour les maladies rares 9,
Marseille et Nice pour les maladies infectieuses (Figure 3).

Figure 2. Participation des sites de recherche des grandes
villes françaises aux sept domaines de la recherche
biomédicale.

Figure 3. Sites de France qui totalisent au moins cinq articles
au Top 1 % pour une discipline ou sous-discipline, tous organismes
de recherche confondus.
Collaborations internationales et nationales
Le degré de collaboration le plus élevé s’établit avec les
États-Unis qui cosignent 36 % des articles du corpus Top 1 % de la
France, puis avec le Royaume-Uni (21 %), l’Allemagne (16 %) et
l’Italie (12 %). Il varie en fonction du type d’article : dans le
cas des recherches fondamentales, les investigations cliniques et
les essais cliniques de phases I et II, une grande part des travaux
d’excellence sont issus d’équipes uniquement françaises (environ 50
%). En revanche, dans le cas des essais cliniques de phases III et
IV, les équipes françaises sont insérées dans les réseaux
internationaux d’excellence (80 % des articles sont issus de
collaborations).
Le site Paris est plus associé à des villes étrangères qu’à des
villes nationales avec un axe fort Paris-Londres (10 % des articles
associés à Paris) suivi de Lyon, New York, Boston, Bruxelles, avant
les autres villes françaises. Le site Lyon est associé à Paris puis
à Londres et à Bethesda. Les autres grandes villes françaises
copublient prioritairement avec Paris, puis avec d’autres sites
régionaux. Les axes majeurs s’établissent entre Lyon et Marseille
ou Toulouse, entre Strasbourg, Lyon et Marseille, entre Bordeaux,
Lyon et Marseille donnant après Paris, un rôle clé à Lyon.
L’université et l’hôpital
La recherche biomédicale associe les acteurs du monde
universitaire et hospitalier. Les centres hospitaliers et
l’université vivent de longue date en symbiose et ils sont des
acteurs majeurs dans le développement de la recherche
clinique.
En région parisienne 10, le site de la Pitié-Salpêtrière
(104 publications au Top 1 % - plus de 10 par an) est reconnu pour
ses articles sur les maladies infectieuses, les neurosciences, les
maladies rares, les maladies cardiovasculaires et l’oncologie. Le
site Necker-Enfants Malades (93 publications) s’illustre par ses
travaux sur les maladies rares, l’immunologie, les maladies
infectieuses, l’oncologie et la néphrologie. Le site Saint-Louis
(69 publications) a pour spécialités médicales majeures
l’oncologie, la transplantation et le diabète. Le site de
Cochin-Port Royal (57 publications) figure dans le Top 1 % pour ses
articles sur les maladies infectieuses, les soins intensifs et les
maladies osseuses (Figure 4).
En province, les sites des centres hospitalo-universitaires (CHRU)
s’identifient majoritairement par deux spécialités médicales :
l’oncologie et les maladies cardiovasculaires. Outre ces
spécialités, le CHRU de Lyon (78 publications au Top 1 %) présente
des travaux remarquables sur les maladies osseuses, l’hépatite
infectieuse et l’immunologie. Le CHRU de Lille (54 publications)
est reconnu pour ses travaux en nutrition, celui de Toulouse (45
publications au total) pour ses études en neurosciences, celui de
Bordeaux (37 publications) pour ses études en gastro-entérologie
(Figure 4).

Figure 4. Sites hospitaliers de la région parisienne et les
autres centres hospitalo-universitaires régionaux (CHRU) qui
totalisent au moins 5 publications au Top 1 %.
Les organismes de recherche
Les organismes de recherche français très fortement impliqués
dans la recherche biomédicale, l’Inserm, le CNRS (sciences du
vivant) et l’Institut Pasteur, sont signataires de plus de la
moitié des articles du Top 1 %. L’Inserm (593 publications) est en
1re position pour la recherche en médecine clinique, en
neurosciences et en immunologie, le CNRS (520 publications) est en
1re position en biologie-biochimie et génétique-biologie
moléculaire. L’Institut Pasteur (198 publications) est premier en
microbiologie et maladies infectieuses. Les spécialités médicales
phares de l’Inserm sont l’oncologie, les maladies infectieuses
(toutes maladies confondues), les maladies rares et les maladies
cardiovasculaires. Celles du CNRS sont l’oncologie, les maladies
infectieuses et la pharmacologie-toxicologie. Environ 30 % des
publications au Top 1 % du CNRS et de l’Inserm sont cosignées par
les deux organismes. L’Institut Pasteur cosigne 40 % de ses
articles au Top 1 % avec le CNRS et 35 % avec l’Inserm.
Conclusions
La communication scientifique est un phénomène socioculturel
complexe, influencée par une multitude de facteurs d’ordre
économique, sociétal, psychologique… La production des publications
scientifiques est la « vitrine » la plus visible de ce processus et
fait l’objet de nombreuses études bibliométriques. Les données
bibliographiques y compris les citations deviennent facilement
disponibles aujourd’hui grâce aux bases de données sur Internet. La
facilité apparente de leur maniement peut conduire à utiliser des
critères réducteurs ne mesurant qu’un paramètre pour en tirer des
conclusions globales. Les experts en bibliométrie s’entendent sur
la nécessité d’utilisation d’indicateurs multiples comme seul moyen
d’approcher la réalité de façon adéquate [10]. Quels que soient les
indicateurs utilisés, la France se situe parmi les grandes nations
scientifiques. Elle est présente dans les travaux d’excellence et
ses chercheurs contribuent aux grandes avancées de la science. Au
cours de ces dix dernières années, un grand nombre de ses travaux a
été publié dans les meilleurs journaux scientifiques et les
découvertes ont été relayées par la communauté scientifique
mondiale comme en attestent les citations reçues. Sa participation
au corpus des articles d’excellence du Top 1 % et sa capacité de
publier dans les journaux de plus haut niveau augmente
régulièrement avec actuellement plus de 200 articles par an dans
les revues prestigieuses et plus de 500 par an au Top 1 % dont près
de 200 dans le domaine biomédical.
Références
1. Observatoire des sciences et des techniques.
Science et technologie, indicateurs. Paris: Economica, 2000 : 512
p.
2. Centre d’études de la science et de la technologie.
Scientometrics scoreboard 2003.
http://www.cest.ch/Publikationen/2003/Diverse-Doks/web-scoreboard-fr-12-03.pdf
3. Shepherd J, Cobbe SM, Ford I, et al. Prevention of
coronary heart-disease with pravastatin in men with
hypercholesterolemia. N Engl J Med 1995 ; 333 : 1301-7.
4. Darnell JE, Kerr IM, Stark GR. Jak-Stat pathways and
transcriptional activation in response to Ifns and other
extracellular signaling proteins. Science 1994 ; 264 :
1415-21.
5. McHorney CA, Ware JE, Lu JFR, et al. The mos 36-item
short-form health survey (Sf-36). 3. Tests of data quality, scaling
assumptions, and reliability across diverse patient groups. Med
Care 1994 ; 32 : 40-66.
6. Les États-Unis loin devant l’Europe dans le domaine
des sciences du vivant. Le Figaro 3 juin 2004.
7. Shanghai Jiao Tong University. Academic ranking of
world universities, 2003. http://ed.sjtu.edu.cn/ranking.htm
8. Blackman S. The right research mix. Scientist 2004 ;
18 : 17-21. http://www.the-scientist.com/yr2004/mar/feature_040301.html
9. Glanzel W, Schlemmer B, Thijs B. Better late than
never ? On the chance to become highly cited only beyond the
standard bibliometric time horizon. Scientometrics 2003 ; 58 :
571-86.
10. Van Leeuwen TN, Visser MS, Moed HF, et al. Holy
grail of science policy : exploring and combining bibliometric
tools in search of scientific excellence. Scientometrics 2003 ; 57
: 257-80.
Notes
1 Biologie, génétique, neurosciences, immunologie,
microbiologie, pharmacologie, toxicologie, médecine clinique, santé
publique.
2 Mathématiques, physique, chimie, environnement,
écologie, géosciences, ingénierie, sciences de l’agriculture,
sciences de l’espace…
3 Citations en juin 2004.
4 Mesure du prestige du journal élaborée à partir du
nombre moyen de citations de l’ensemble des articles sur une
période de 2 ans.
5 Pour chaque année et chaque discipline, les
publications mondiales sont classées par nombre de citations reçues
; ce classement permet ainsi d’identifier les articles les plus
cités qui constituent le Top 1 %.
6 Les articles écrits en collaboration sont comptés pour
chaque pays.
7 New England Journal of Medicine, Science, Nature,
Nature Genetics, Nature Immunology, Nature Cell Biology, Cell (IF
supérieur à 20) : 0,25 % des publications mondiales ; articles de
1999 à 2003.
8 Institut for Scientific Information : base qui indexe
plus de 8 000 revues ; entre 1993 et 2003, elle contient plus de 9
millions d’articles qui ont obtenu près de 53 millions de citations
à la date de juin 2004.
9 Indexées selon la classification Orphanet-maladies
rares, génétiques ou avec une susceptibilité génétique.
10 Sites identifiés par au moins trois spécialités ayant au moins
cinq articles dans le Top 1 %.