nouvelle série
numéro 29 2010/1 numéro 29 2010/1
moments
psychotiques
dans le travail
clinique
Sous la direction
de
Olivier Douville et
Virginie Vaysse
Il ne s’agit pas
seulement de relater des moments de soins psychiques où le
transfert est
porté à ses limites,
mais de préciser que le transfert est un opérateur de limites qui
joue entre
deux personnes dans la
création souvent hasardeuse d’un Tiers Lieu et d’un
Tiers-Temps.
C’est à partir de ces
limites dynamiques et mouvantes du transfert que le traitement de
la
psychose est considéré.
Si l’examen des suppléances auxquelles le psychotique a recours
est
nécessaire à une
compréhension de la psychose menée dans le fil de la
psychopathologie
fondamentale, les
cliniciens, loin de n’être que des observateurs des faits
cliniques, sont
impliqués dans ce qui
permet à un sujet de fabriquer des processus et des
zones
d’apaisement
psychiques.
La clinique a besoin de
temps et de lieux. Cette proposition s’impose comme une
nécessité
logique et vaut pour
une exigence au plan des politiques de soin. Dans la difficulté où
se
trouve la clinique du
sujet – et donc la psychanalyse – on lit dans ce numéro qu'elle
reste
présente et inventive,
combative. Nous saluons le renouveau et l’émergence de
la
psychanalyse, là où des
esprits craintifs ne s’attendent guère à la voir résister,
refleurir et se
transmettre.
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