
Fresque du palais de Cnossos (Crète)
En Crète, berceau de la civilisation minoenne (et
de la légende du Minotaure), des ossements fossiles
d’éléphants nains avaient été retrouvés près de
Cape Malekas par une paléontologue britannique,
Dorothée Bate, en 1902 [1]. Baptisés Elephas (ou Palaeolodoxon) creticus, ils
semblaient faire partie des Palaeolodoxons miniatures retrouvés dans les îles de
la Méditerranée comme P. cypriotes, découvert lui aussi par D. Bate, ou P. falconeri,
retrouvé en Sicile et à Malte, qui ne mesurait pas plus d’un mètre au garrot.
Les observations de nanisme insulaire sont nombreuses, allant des caméléons,
comme ce minuscule Brookesia micra à Madagascar, jusqu’à l’homme (si l’on
admet qu’Homo floresiensis résulte de ce phénomène). Ces éléphants des îles
avaient été considérés comme des descendants d’un éléphant de taille normale
(3 m de haut au garrot), d’une espèce aujourd’hui éteinte, Palaeoloxodon
antiquus, ayant vécu sur le continent européen au pléistocène moyen et supérieur
(781 000 - 11 550 ans avant notre ère). Mais des travaux récents viennent
de montrer qu’on se trompait et que Palaeolodoxon creticus est en réalité
un mammouth nain. Dans un premier temps, des chercheurs du musée d’histoire
naturelle de Crète avaient
suggéré que l’ADN - extrait d’un
fragment d’os retrouvé à Cape
Malekas - était plus proche de
l’ADN du mammouth que de celui
de l’éléphant [2]. Mais leurs
résultats avaient été sérieusement mis en doute du
fait de l’extrême fragmentation de
cet ADN vieux de 800 000 ans [3].
Tout récemment, des chercheurs
du musée d’histoire naturelle de
Londres viennent de réétudier des molaires de Palaeolodoxon
creticus, provenant des spécimens recueillis par D. Bate à
Cape Malekas. La taille, la forme des dents, la disposition
des lamelles d’émail permettent de conclure que ce fossile
appartient à l’espèce des mammouths [4]. Il doit donc être
appelé Mammuthus creticus. Le progéniteur est probablement
Mammuthus meridionalis qui a disparu d’Europe il y a environ
700 000 ans, bien que M. rumanus, le plus ancien mammouth
d’Europe, ne puisse être exclu. Ainsi, le nanisme insulaire s’est
produit à la même période pour les deux espèces d’éléphantidés.
D’autres mammouths nains ont été découverts comme
la forme naine de M. primigenius (le mammouth laineux)
découverte dans l’île de Wrangel en Sibérie, ou M. exilis, sur les
îles du détroit au large de Los Angeles (CA,
États-Unis) dans l’océan pacifique. Mais M.
creticus, de la taille d’un éléphanteau, est
indiscutablement le plus petit d’entre eux.
Simone Gilgenkrantz
médecine/sciences
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Références
- Bate DMA. Proc Zool Soc Lond 1907 ;
238-50.
- Poulakakis N, et al. Biol Lett 2006 ; 2 :
451-4.
- Orlando, L et al. Biol Lett 2007 ; 3 : 57-9.
- Herridge VL, Lister AM. Proc R Soc B
2012 ; 279 : 3193-200.
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Il fut un temps où la totalité des connaissances pouvait tenir dans quelques
bibliothèques jalousement gardées car signe de puissance d’un empire. Les encyclopédistes
avaient, par la suite, tenté de briser le monopole du savoir pour en
faire un bien universel. Une telle philosophie revient pleinement à l’ordre du jour
avec le flot d’informations qui submerge le chercheur et le nombre de banques de
données en croissance exponentielle. Exploiter les mines de données et créer des
métadonnées pour interpréter les résultats et ouvrir de nouvelles pistes d’investigation
en essayant d’avoir une vision globale devient crucial.
Le consortium « eagle-i » [1] a été conçu comme un « système
de ressources de découvertes » collectif en réseau pour
faciliter et accélérer l’acquisition de nouvelles connaissances.
Les enseignements tirés de cette initiative ont fait émerger les
points clés à considérer pour généraliser cette véritable révolution
culturelle. Le chercheur est fier de son autonomie intellectuelle
et de sa maîtrise conceptuelle et méthodologique,
de son thème de recherche qui a besoin de confrontation et
de généralisation. Pour que ses données soient disponibles et
consultables, il lui faudrait un niveau élevé de rigueur dans
leur organisation et leur formulation, leur présentation et
leur suivi. Idéalement, il faudrait une sémantique structurée
et interopérable qui permettrait de gérer, en temps réel, les
projets dès leur conception et tout au long de leur progression.
La gestion intelligente des données
personnelles (en respectant la propriété
intellectuelle) pour en faire un bien collectif faciliterait la collaboration
(reproductibilité des résultats, standardisation) et rendrait
la production de données plus efficace et moins onéreuse.
L’aptitude à fournir des données structurées et ordonnées devrait
être valorisée et reconnue par des publications dans des revues
ad hoc. Le projet « eagle-i » a fait travailler ensemble experts en
sémantique de réseaux, ontologues, bibliothécaires et curateurs
de domaines. La pérennité nécessite un soutien institutionnel et
la bibliothèque est un noeud clé dans le dispositif. La formation
« à la bibliographie » devrait donc être complétée
par une formation en statistique, éthique et le rôle
du bibliothécaire devrait être redéfini. Les bibliothécaires
éduquent la communauté tout en faisant leur
propre recherche pour améliorer la maîtrise documentaire
de la communauté scientifique. Ils redeviennent
des acteurs privilégiés dans la progression
des connaissances qu’il faut intégrer et reconnaître,
à leur juste place, dans le processus scientifique.
Jacques Haiech
Raoul Ranjeva
UMR CNR 7200, Faculté de pharmacie de Strasbourg, Illkirch, France
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Références
- Hendel MA, et al. PLoS, Biol 2012 ; 10 : 1-4.
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Vasodilatateur, mais respecter la dose prescrite
Le NO (monoxyde d’azote), produit par les cellules endothéliales, est l’un
des acteurs majeurs impliqués dans la régulation du tonus vasculaire. C’est
un puissant vasodilatateur. Il interagit avec son récepteur préférentiel la
guanylate cyclase soluble pour stimuler la production de 3’,5’-guanosine
monophosphate cyclique (GMPc) qui, dans le muscle lisse
vasculaire, active à son tour de manière prédominante
la protéine kinase PKG-Iα. Cependant, dans de nombreux
vaisseaux sanguins, l’activation de la NO synthase
endothéliale conduit à la génération simultanée de NO
et de H2O2 (peroxyde d’hydrogène), ce dernier ayant été
identifié comme l’un des facteurs
hyperpolarisants dérivés de l’endothélium
[1]. Une des cibles de H2O2
est également la PKG-1α, mais par
un mécanisme totalement indépendant
du GMPc. Dans différentes
artères, y compris les artérioles
coronaires humaines, H2O2 produit
la réduction d’un résidu cystéine, entraînant la
dimérisation réversible de PKG-1α, responsable de son activation. Subséquemment,
l’activation de conductances potassiques entraîne la relaxation
du muscle lisse vasculaire [2-4]. Le remplacement de la cystéine 42 de la
PGK-1α murine par une sérine, en fait la simple substitution d’un atome
de soufre par un atome d’oxygène, inhibe les relaxations produites par
H2O2 tout en préservant celles dues au NO ou au GMPc [4]. Chez ces souris
modifiées génétiquement, une altération des réponses endothéliales et une augmentation conjointe des résistances périphériques et de
la pression artérielle sont observées [4]. Cependant, H2O2
peut être également impliqué dans la contraction du muscle
lisse vasculaire, et, chez des souris surexprimant la catalase
spécifiquement dans les cellules endothéliales, la diminution
des concentrations en H2O2 est associée à une hypotension
[1, 5]. Le travail de Prysyazhna et al.
montre de façon élégante qu’un seul
acide aminé de la PGK-1α est suffisant
pour expliquer la vasorelaxation
induite par H2O2 et renforce l’idée
que cette enzyme pourrait avoir un
rôle dans la genèse de l’hypertension
[6]. Cependant, de nombreux travaux
restent à effectuer pour mieux appréhender
le rôle physiopathologique des espèces réactives de
l’oxygène dans la régulation de la fonction vasculaire.
Antoine Bril
Michel Félétou
IRIS et IdRS, Suresnes, France
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Références
- Félétou M. The endothelium, part 1 : multiple functions of the
endothelial cells, focus on endothelium derived vasoactive
mediators. Integrated systems physiology : from molecule
to function to disease. San Rafael (CA): Morgan and Claypool
Life Sciences, 2011.
- Burgoyne JR, et al. Science 2007 ; 317 : 1393-7.
- Zhang DX, et al. Circ Res 2012 ; 110 : 471-80.
- Prysyazhna O, et al. Nat Med 2012 ; 18: 286-90.
- Suvorava T, Kojda G. Biochim Biophys Acta 2009 ; 1787 : 802-10.
- Michael SK, et al. Proc Natl Acad Sci USA 2008 ; 105 : 6702-7.
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© Inserm
Jean-François Demonet
L’existence d’une dyslexie est une entrave majeure
à l’apprentissage de la lecture et au développement
psychologique de l’enfant, qui toucherait près de 5 %
de la population scolaire, et dont la cause est très
imparfaitement connue [1]. Sa prise en charge est difficile,
souvent peu efficace. La fausse bonne solution qui consiste à faire lire davantage
est un cercle vicieux chez l’enfant qui bute sur les mots écrits. L’utilisation d’une
perception auditive est une aide limitée et inconstante, longue et difficile à mettre
en oeuvre dans un système scolaire normal. On a aussi cherché à manipuler le matériel
à lire en changeant le type des caractères ou en en augmentant la taille, et c’est
dans cette direction que se situe une nouvelle proposition, celle d’espacer les lettres
[2]. Ce travail est basé sur l’hypothèse de la survenue d’un phénomène de confusion
(crowding) entre des cibles voisines qui aboutirait à une lecture
en désordre de cibles contiguës [3]. Cette confusion est normale
chez le petit enfant, et l’apprentissage de la lecture au cours du
développement est l’acquisition d’une capacité de dissociation,
dont le retard ou l’absence est caractéristique d’un syndrome dyslexique.
Ce trouble aboutit non seulement à un ralentissement de
la lecture, mais à des erreurs (par exemple BHT au lieu de BTH). Si
les lettres individuelles sont lues correctement, les espacer devrait
améliorer la lecture des mots. L’étude en a été faite sur 2 séries
d’enfants, italiens (34)
et français (40). L’exercice
de lecture comportait
24 phrases courtes sans rapport les unes avec les autres
(caractères Times Roman, taille 14), et a comparé
une lecture de caractères normalement
espacés, ou séparés par de grands intervalles,
en ordre variable, et souvent modifié, entre les
2 modes pour comparaison. L’amélioration est évidente et aboutit à
des progrès constatés dans un essai ultérieur. Retrouvée dans les 2
séries, l’amélioration semble plus marquée chez les enfants italiens
que chez les enfants français (p = 0,0001 versus p = 0,005) ; la distance
avec la phonétique interviendrait-elle ? En italien, en effet,
l’orthographe est dictée par la prononciation, alors que le français
est plus opaque. Le progrès obtenu lors de l’étude est sensiblement
celui qu’on observe au cours d’une année scolaire normale.
Un espacement horizontal entre les lettres est plus
efficace que l’espacement vertical entre les lignes. Cette
observation est retrouvée dans des langages d’alphabet
varié : il s’agit donc d’un trouble neurologique très spécialisé
lié à la difficulté de dissocier des cibles visuelles
proches les unes des autres. La méthode, facile à réaliser
avec les techniques informatiques actuelles, apporte donc
un complément certain à la prise en charge des enfants
dyslexiques.
Dominique Labie
Institut Cochin, Paris, France
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Références
- Dehaene S, et al. Med Sci (Paris) 2011 ; 27 : 236-8.
- Zorzi M, et al. Proc Natl Acad Sci USA 2012 ; 109 : 11455-9.
- Whitney D, Levi DM. Trends Cogn Sci 2011 ; 15 : 160-8.
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© Wikimedia Commons
Le lecteur se souvient sans doute de l’énigme de l’« héritabilité perdue » [1],
le fait que les études d’association à grande échelle (dites GWAS, genome-wide
association studies) ne rendent compte que d’une faible partie de l’héritabilité
observée pour des maladies ou des caractères multigéniques : souvent 10 %
ou moins, les neuf dixièmes de l’influence génétique restant donc inexpliqués.
On soupçonnait depuis quelque temps que cela était lié au fait que, pour des
raisons techniques tenant à la constitution des puces à ADN employées, ces
études ne prennent en compte que les variants fréquents,
les snip dont l’allèle mineur est présent dans
au moins 5 % de la population.
Deux articles récents apportent la preuve qu’en effet les variants rares sont très
nombreux et très hétérogènes dans notre génome, qu’ils affectent assez souvent
des gènes, et qu’ils sont très probablement responsables de l’essentiel de cette
héritabilité manquante. Ces travaux reposent bien sûr sur le séquençage massif
d’exomes. Le premier [2] présente la séquence de 202 gènes considérés comme
des cibles de médicaments chez 14 002 personnes, et constate que plus de 95 %
des variants observés sont rares, retrouvés seulement une ou deux fois parmi
tous les sujets étudiés. Par définition, ils sont présents dans des séquences
codantes (puisque l’on a séquencé des exons), et leur examen montre que
la moitié d’entre eux détruisent ou inactivent la protéine correspondante. Le
deuxième article [3] rapporte un travail d’encore plus grande ampleur portant
sur 15 585 gènes chez 2 440 personnes, et arrive à des conclusions similaires : un total de
plus de 500 000
variants différents,
presque
tous rares, et non-synonymes à plus de 50 %. Les deux articles
estiment le taux de mutation à environ 10-8 par base et par
génération, soit environ 60 mutations par génome et par génération,
dont une ou deux au sein de séquences codantes.
Au total, la vision qui émerge de ces deux publications dont
nous n’avons fait qu’effleurer le contenu très riche, c’est une
population dont l’accroissement récent
a été explosif1 et au sein de laquelle les
mutations apparues sont restées rares
et n’ont pas été éliminées par la sélection, en raison de leur
caractère très récent. Du coup, l’étiologie des maladies
complexes repose bien plus sur ces variants rares que sur les
variants communs repérés par les GWAS, et le coup de grâce est
porté au modèle common disease/common variant - c’est au
contraire l’hypothèse common disease/rare variant qui ressort
en force. Coup de grâce qui atteint aussi les entreprises comme
Navigenics ou 23andMe qui prétendaient prévoir votre avenir
médical à partir de quelques snip communs.
Bertrand Jordan
CoReBio PACA, case 901, parc scientifique de Luminy, Marseille, France
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1 Ces données permettent en effet de proposer des modèles démographiques assez précis sur l’évolution des populations humaines.
Références
- Jordan B. Med Sci (Paris) 2010 ; 26 : 541-3.
- Nelson MR, et al. Science 2012 ; 337 : 100-4.
- Tennessen JA, et al. Science 2012 ; 337 : 64-9.
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© Inserm Marie-Françoise Bellin
La protéine disulfide
isomérase (PDI) est
une oxydoréductase
présente essentiellement
dans le réticulum endoplasmique. Elle
catalyse la formation post-translationnelle
de liaisons disulfures (SH) et sert de chaperon aux protéines durant leur repliement.
On la trouve également dans la membrane cellulaire, en particulier celle des plaquettes
qui la sécrètent lors de la formation du thrombus. Celle-ci est bloquée suite
à l’inhibition de l’enzyme par des anticorps spécifiques ou par des composés réagissant
avec les radicaux SH. Malheureusement, ces composés sont peu spécifiques et
toxiques. Jasuja et al. [1] ont identifié, à partir d’une librairie de 3 000 molécules, la
quercétine-3-rutinoside (Q3R), un flavonoïde commun dans l’alimentation humaine,
comme un inhibiteur sélectif et bien toléré de la PDI. L’inhibition est réversible et
caractérisée par un Kd de 2, 8 μM. La Q3R est un inhibiteur spécifique comme le montre
son manque d’effet sur les autres oxydoréductases. La Q3R alimentaire est hydrolysée
en quercétine dans l’intestin, puis en divers métabolites. Leur activité inhibitrice
nécessite la présence dans la molécule d’une liaison 3-O-glycoside. In vitro, la Q3R
inhibe l’agrégation des plaquettes humaines et murines et la formation de thrombine
en présence de cellules endothéliales humaines. Elle agit sur les plaquettes en bloquant
l’effet, sur le récepteur PAR4 de la thrombine, de leurs agonistes peptidiques. La
PDI sécrétée par les cellules endothéliales intervient sur la formation de fibrine, effet
inhibé par la Q3R. Cette molécule inhibe également la formation du thrombus in vivo
dans un modèle de thrombose chez la souris par exposition au laser des artérioles du crémaster (muscle du testicule).
Cet effet in vivo est aussi important
que celui obtenu avec des
anticorps spécifiques (71 % d’inhibition
après administration de
0,1 mg/kg de Q3R). Des résultats
semblables sont observés après
administration orale, prouvant
ainsi que les métabolites de la
digestion intestinale de la Q3R sont
également actifs. La Q3R est efficace dans les autres modèles testés
de thrombose expérimentale. La dernière étape fut de montrer que
la PDI est bien la cible de la Q3R. D’une part, les flavonoïdes ne bloquant
pas l’activité de la PDI in vitro sont inefficaces in vivo. D’autre
part, l’effet inhibiteur de la Q3R in vivo est supprimé lorsqu’on la fait
suivre de l’administration d’un excès de PDI exogène recombinante
alors que la PDI seule, en l’absence de perfusion préalable de Q3R,
est sans effet sur le thrombus préformé. Ce dernier point indique
aussi que la PDI endogène d’origine plaquettaire et endothéliale
suffit pour produire une thrombose maximale. En conclusion, la Q3R
représente un nouveau mode d’inhibition de la thrombose par une
petite molécule dépourvue de toxicité.
Raymond Ardaillou
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Références
- Jasuja R, et al. J Clin Invest 2012 ; 122 : 2104-13.
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