
© Inserm - Edith Puchelle
On sait qu’une infection des voies respiratoires par Pseudomonas
aeruginosa représente pour les sujets atteints de
mucoviscidose un risque accru de morbidité et de mortalité.
Une étude américaine coordonnée à Seattle, WA, États-Unis,
a recherché des facteurs pouvant influencer ce risque par séquençage d’exome
[1]. Comme Bertrand Jordan l’a exposé dans ces colonnes, la séquence de tous les
éléments codants du génome est un outil souvent efficace [2], parfois plus que les
études d’associations. Les auteurs ont procédé à partir d’une série de 1 322 patients
classés selon l’âge auquel ils avaient présenté un premier épisode infectieux ou une
première culture positive à P. aeruginosa, et ils ont sélectionné pour le séquençage
43 patients infectés très tôt et 48 autres âgés de 14 à 20 ans, et n’ayant pas présenté
d’infection, donc des patients aux deux extrémités du spectre. Un seul gène, DCTN4
(codant la dynactine 4), a été trouvé significativement associé à une infection
précoce. Une mutation de DCTN4 a été constatée chez 12 des 43 sujets du premier
groupe (en position rs11954652 Phe349Leu chez 9 patients, et rs35772018 Tyr2700Cys
chez 3 patients). Aucun des 48 sujets du second groupe ne présentait de mutation de
DCTN4. L’une ou l’autre des mutations était associée de façon significative (P = 0,01)
à la précocité de la première culture positive ou de l’épisode infectieux. Aucun rapport
n’a été constaté avec le type de mutation primaire du gène CFTR (cystic fibrosis
transmembrane resistance regulator). Les mutations ont été recherchées et trouvées
en étudiant des séries de patients plus importantes, et en particulier comprenant des
sujets d’ascendance européenne, éliminant un facteur ethnique.
Les mutations de DCTN4 auraient aussi un rôle dans l’adaptation
de P. aeruginosa à l’environnement de l’hôte : l’intervalle entre une
première culture positive et l’émergence des souches mucoïdes de
P. aeruginosa, traduisant une adaptation de la bactérie à l’environnement
et l’apparition de biofilms [3], de mauvais pronostic, est
significativement abrégé chez les sujets porteurs de mutation. La
dynactine 4 est un composant d’un ensemble moteur qui entraîne
les autophagosomes vers les lysosomes avec lesquels ils fusionnent
avant la dégradation de leur contenu, en progressant le long des
microtubules. On a montré, en effet, l’importance de l’autophagie,
contrôle de qualité très conservé, dans la dégradation de protéines
endommagées et de microbes, dont un rôle essentiel dans l’élimination
de P. aeruginosa [4]. La mutation de DCTN4 réduirait la
clairance des bactéries
dans les voies respiratoires
des patients ou
dans les macrophages.
L’intérêt de cet article
est d’identifier pour la
première fois la responsabilité d’un gène modificateur dans une
maladie mendélienne.
Dominique Labie
Institut Cochin, Paris, France
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Références
- Emond MJ, et al. Nat Genet 2012 ; 44 : 886-9.
- Jordan B. Med Sci (Paris) 2011 ; 27 : 220-2.
- Lebeaux D, Ghigo JM. Med Sci (Paris) 2012 ;
28 : 727-39.
- Haspel JA, Choi AM. Am J RespirCrit Care Med
2011 ; 184 : 1237-46.
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© Institut Pasteur
Le paludisme reste une cause majeure de létalité : 300 à 500 millions d’infections
chaque année, 1,2 million de décès. L’absence de vaccin, le peu de drogues
efficaces, l’émergence de résistances des moustiques aux insecticides,
tout pousse à la recherche de nouveaux abords. Un travail du Johns Hopkins
(Baltimore, États-Unis) tire partie du développement complexe du Plasmodium dans
le tube digestif du moustique vecteur [1]. Les gamétocytes ingérés durant un repas
sanguin se sont transformés en gamètes mâle et femelle, puis en zygotes dont l’union
produite les ookinètes ; ceux-ci gagnent le tube digestif, se différencient en oocystes
dont la maturation libère les sporozoïtes qui envahissent les glandes salivaires et
sont prêts à infecter un nouvel hôte. Un goulot d’étranglement majeur existe pendant
le développement du parasite dans l’intestin du vecteur, et même dans les zones de
forte transmission, le moustique ne porte qu’au maximum
cinq oocystes. Cette étape est donc une cible privilégiée. On
avait cherché à faire exprimer par les cellules intestinales du
vecteur une molécule inhibant le développement du parasite,
mais l’obstacle presqu’insurmontable est d’introduire ce
transgène dans la population sauvage [2]. Une autre stratégie
pour exprimer ces molécules inhibitrices, prônée par
les auteurs et décrite par Francis Vavre dans ces colonnes
dans un autre contexte [3], est d’utiliser les bactéries symbiontes
du microbiote intestinal du vecteur, un processus
appelé paratransgenèse. Il y a deux avantages : les bactéries
symbiontes et le parasite sont tous deux localisés dans le tube digestif du vecteur, et
l’ingestion de sang lors d’une piqûre augmente considérablement le nombre de bactéries
intestinales, et donc probablement aussi le taux de molécules antiparasitaires
qu’elles expriment. La preuve de concept de l’efficacité de la paratransgenèse a été
obtenue expérimentalement chez Trypanosomia cruzi dans la maladie de Chagas, et
chez le parasite Plasmodium berghei et
son vecteur Anopheles stephensi [4].
Dans ce nouveau travail, les auteurs
ont amélioré l’approche en utilisant
Pantoea agglomerans, une bactérie symbiotique naturelle, dominante
dans le microbiome des vecteurs au Kenya et Mali, et dont la
source serait des nectars de fleurs, point important pour une utilisation
en plein champ. Pour l’étude, les bactéries ont été adaptées
aux environnements des moustiques et leur ont été transmises via
un repas sucré. Les bactéries ont été modifiées de façon à exprimer
des taux importants de plusieurs molécules antiparasitaires. Le
comptage du nombre d’oocystes (après l’ingestion
par le moustique d’un repas de sang parasité)
évaluait l’efficacité de cette approche : une diminution
de 80 à 90 % du nombre d’oocystes, selon
les molécules antiparasitaires testées, témoigne
du succès de l’approche pour P. falciparum comme
P. berghei. Qui plus est, la proportion de moustiques
infectés chutait de 80 % également. Le procédé
semble efficace sur le parasite humain comme
murin, utilisant A. gambiae (africain) ou A. stephensi
(asiatique) : la paratransgenèse pourrait
donc s’avérer être une stratégie « universelle » quand on saura introduire
sur le terrain les bactéries recombinantes dans les moustiques ;
des essais préliminaires utilisant des appâts sucrés sont encourageants.
Mais il faudra ensuite aborder les problèmes réglementaires
et éthiques que ne manquera pas de poser le largage dans la nature
de bactéries recombinantes.
Dominique Labie
Institut Cochin, Paris, France
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Références
- Wang S, et al. Proc Natl Acad Sci USA 2012 ; 109 :
12734-9.
- Isaacs AT, et al. PLoS Pathog 2011 ; 7 : e1002017.
- Vavre F, Mavingui P. Med Sci (Paris) 2011 ; 27 : 953-8.
- Riehle MA, et al. Int J Parasitol 2007 ; 37 : 595-603.
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© Dalloz
Oui, c’est bien ainsi (Genetics of
sexual harassment) qu’est annoncée
par Nature une étude toute récente
qui a l’honneur de figurer dans la
rubrique Research highlights mise en ligne le 15 août [1]. L’article, publié par la
revue Current Biology [2], s’intitule plus sobrement « Un fondement génétique pour
un comportement sexuel altéré chez les souris femelles mutantes ». Il émane d’un
excellent laboratoire helvétique et décrit une observation inattendue, effectuée au
cours de la construction d’une série de mutants des locus Hoxd destinés à des études
sur le développement : il s’avère que des femelles présentant à l’état hétérozygote
une délétion des locus Hoxd1 à Hoxd91 poursuivent agressivement
les mâles, et mutilent par morsure leurs organes génitaux. Ces
animaux ne manifestent pas d’autre anomalie visible et ont par
ailleurs un comportement normal, sans agressivité particulière.
Ce phénotype n’est pas retrouvé chez les mutants ayant perdu par
délétion les gènes Hoxd 4 à 9, ni chez ceux auxquels manquent Hoxd1 à 10 ou Hoxd1
à 13. Les auteurs ont fait l’hypothèse que ce phénotype dominant pouvait être lié
à une expression anormale du facteur de transcription codé par le gène Hoxd10, et
ont effectivement montré une présence ectopique
de cette protéine dans le lobe frontal de
l’embryon et surtout dans l’hippocampe chez
l’adulte, probablement au niveau des neurones
GABAergiques. Les gènes Hoxd sont normalement
réprimés dans le cerveau, l’expression de l’un
d’eux semble donc modifier spécifiquement le
comportement sexuel femelle (les mâles hétérozygotes
n’étant pas affectés). Ces résultats sont
intéressants et suggèrent une possible contribution de l’hippocampe
à la régulation du comportement sexuel. De là à
parler de harcèlement sexuel, comme le font l’item
de Nature mais aussi (brièvement) les auteurs, il y
a toute la distance qui sépare le fait scientifique de
l’annonce médiatique.
Bertrand Jordan
CoReBio PACA, case 901
Parc scientifique de Luminy
Marseille, France
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Références
- Genetics of sexual harassment. Nature 2012 ; 488 : 256.
- Zakany J, Duboule D. Curr Biol 2012; 15 août (online).
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© Inserm – Sophie Viaud
La chémérine est
une chimiokine aux
multiples facettes.
Elle agit sur la différenciation
des
adipocytes et est impliquée dans la stimulation de la lipolyse. Mais elle
possède également des propriétés chimioattractantes pour les macrophages,
les cellules dendritiques plasmacytoïdes, et les cellules NK (natural killer).
L’activation de son récepteur, ChemR23 (ou chemokine-like receptor 1,
CMKLR1) conduit à une colocalisation de ces cellules dans les tissus inflammatoires.
Cette capacité de la chémérine à attirer les cellules NK a conduit
des chercheurs de l’Université de Stanford [1] à explorer son rôle dans
l’immunité antitumorale. En utilisant la base GEO du NCBI (National center for
biotechnology), ces chercheurs ont d’abord montré que l’expression du gène
RARRES2 (retinoic acid receptor responder protein 2) codant la chémérine
était diminuée dans les mélanomes ainsi que dans d’autres tumeurs solides
(cancers colorectaux, du sein, de la prostate et du poumon).
En analysant rétrospectivement deux études cliniques, ils
ont montré une corrélation significative entre expression de
la chémérine et survie de patients ayant un mélanome. De
plus, une corrélation entre cette expression et la présence de
cellules NK infiltrant les tumeurs a été observée, suggérant
qu’une production locale par les cellules tumorales ou les
cellules du tissu normal avoisinant bloquait la progression
tumorale. Pour tester cette hypothèse, la croissance de cellules
tumorales de mélanome produisant ou non la chémérine
a été analysée chez
des souris. Les tumeurs
sécrétant la chémérine ont poussé beaucoup plus lentement
et des infiltrats intratumoraux plus importants de cellules
dendritiques conventionnelles, de lymphocytes T et de cellules
NK ont été observés, au détriment des cellules myéloïdes suppressives
et, de façon plus surprenante, des cellules dendritiques
plasmacytoïdes considérées comme étant tolérogènes.
La déplétion des cellules NK, et non l’absence des lymphocytes
T, a conduit de plus à une accélération de la croissance
tumorale, montrant que ce sont bien les cellules NK qui sont
responsables de l’action antitumorale de la chémérine. L’utilisation
de souris dont le gène codant ChemR23 a été invalidé
a confirmé que les cellules NK devaient exprimer ce récepteur
pour être sensibles au signal chimioattractant de la chémérine.
Enfin, l’injection intratumorale de chémérine a conduit
à l’inhibition de la croissance des cellules de
mélanome ne secrétant pas cette chimiokine.
Tous ces résultats montrent l’intérêt potentiel
à manipuler l’axe chémérine-ChemR23 à des
fins d’immunothérapie antitumorale dans le
mélanome et d’autres tumeurs solides.
Jean-Luc Teillaud
Centre de recherche des Cordeliers
Inserm UMR-S 872, Paris, France
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Références
- Pachynski RK, et al. J Exp Med 2012 ; 209 : 1427-35.
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© 123RF.com
Le lait maternel est admis comme la nourriture
optimale du mammifère nouveau-né,
il serait riche et protecteur. On sait, cependant,
qu’une dyslipidémie génétique peut entraîner la
sécrétion d’un lait inflammatoire et toxique pour le nouveau-né [1], ainsi
qu’une propension à des maladies chroniques de l’âge adulte. Des chercheurs
de l’université du Texas à Dallas ont testé l’hypothèse selon laquelle
des troubles analogues seraient dus à des déséquilibres alimentaires de la
mère [2]. Les auteurs ont étudié les conséquences du régime hypercalorique
(WD pour western diet) chez la souris et les
nouveau-nés qu’elle nourrit. On observe chez les
nouveau-nés WD une accumulation de lipides,
inflammation et alopécie (perte de poils). Des études montrent que la toxicité
est d’origine post-natale, s’établissant pendant la lactation et non pas
pendant la gestation. L’accumulation est majoritairement celle d’acides
gras saturés (FA). Ce sont ces FA à longue chaîne (C16 et C18) - majoritaires
dans le lait des mères WD - qui provoquent de façon spécifique une réaction
inflammatoire. L’addition au régime des témoins d’acide palmitique (C16)
ou d’acide linoléique (C18) montre que l’acide palmitique seul entraîne
une alopécie. Les mères exposées au régime WD produisent des céramides
(Cer) et des glucosylcéramides à un taux élevé dans leur lait, ainsi que les
enzymes assurant la biosynthèse de ces lipides. Les auteurs mettent en
évidence au niveau des macrophages le caractère pro-inflammatoire de
ces dérivés métaboliques. On avait déjà vu que les récepteurs TLR2 et TLR4
(toll-like receptors) sont des médiateurs d’inflammation et de résistance
à l’insuline. Leur double invalidation (DKO) confère aux
souriceaux nouveau-nés une résistance au lait toxique et
supprime l’alopécie. Il en est de même de l’invalidation de
la protéine Myd88 partenaire des TLR. C’est donc la voie de
signalisation TLR2/4-Myd88 qui est mise en oeuvre lors de
l’inflammation induite par le lait WD. Les auteurs ont exploré
un rôle possible de la flore intestinale, mais le syndrome
est identique, ou même plus accentué, chez les
souris germ-free. L’usage d’un inhibiteur synthétique
de TLR4 (TAK-242) s’avère plus efficace pour supprimer les
troubles que celui d’un inhibiteur de TLR2, et pourrait être
envisagé comme thérapeutique de la toxicité néonatale
du lait WD. L’ensemble de ces résultats montre donc un
aspect nouveau de l’étiologie et du traitement des troubles
inflammatoires de la période néonatale, et montre combien
un nouveau-né est sensible au taux et à la composition des
lipides du lait. La souris est-elle suffisante pour extrapoler
les résultats à l’homme ? La question vaut sûrement d’être
posée.
Dominique Labie
Institut Cochin, Paris, France
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Références
- Wan Y, et al. Genes Dev 2007 ; 21 : 1895-908.
- Du Y, et al. Genes Dev 2012 ; 26 : 1306-11.
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Fresque du palais de Cnossos (Crète)
En Crète, berceau de la civilisation minoenne (et
de la légende du Minotaure), des ossements fossiles
d’éléphants nains avaient été retrouvés près de
Cape Malekas par une paléontologue britannique,
Dorothée Bate, en 1902 [1]. Baptisés Elephas (ou Palaeolodoxon) creticus, ils
semblaient faire partie des Palaeolodoxons miniatures retrouvés dans les îles de
la Méditerranée comme P. cypriotes, découvert lui aussi par D. Bate, ou P. falconeri,
retrouvé en Sicile et à Malte, qui ne mesurait pas plus d’un mètre au garrot.
Les observations de nanisme insulaire sont nombreuses, allant des caméléons,
comme ce minuscule Brookesia micra à Madagascar, jusqu’à l’homme (si l’on
admet qu’Homo floresiensis résulte de ce phénomène). Ces éléphants des îles
avaient été considérés comme des descendants d’un éléphant de taille normale
(3 m de haut au garrot), d’une espèce aujourd’hui éteinte, Palaeoloxodon
antiquus, ayant vécu sur le continent européen au pléistocène moyen et supérieur
(781 000 - 11 550 ans avant notre ère). Mais des travaux récents viennent
de montrer qu’on se trompait et que Palaeolodoxon creticus est en réalité
un mammouth nain. Dans un premier temps, des chercheurs du musée d’histoire
naturelle de Crète avaient
suggéré que l’ADN - extrait d’un
fragment d’os retrouvé à Cape
Malekas - était plus proche de
l’ADN du mammouth que de celui
de l’éléphant [2]. Mais leurs
résultats avaient été sérieusement mis en doute du
fait de l’extrême fragmentation de
cet ADN vieux de 800 000 ans [3].
Tout récemment, des chercheurs
du musée d’histoire naturelle de
Londres viennent de réétudier des molaires de Palaeolodoxon
creticus, provenant des spécimens recueillis par D. Bate à
Cape Malekas. La taille, la forme des dents, la disposition
des lamelles d’émail permettent de conclure que ce fossile
appartient à l’espèce des mammouths [4]. Il doit donc être
appelé Mammuthus creticus. Le progéniteur est probablement
Mammuthus meridionalis qui a disparu d’Europe il y a environ
700 000 ans, bien que M. rumanus, le plus ancien mammouth
d’Europe, ne puisse être exclu. Ainsi, le nanisme insulaire s’est
produit à la même période pour les deux espèces d’éléphantidés.
D’autres mammouths nains ont été découverts comme
la forme naine de M. primigenius (le mammouth laineux)
découverte dans l’île de Wrangel en Sibérie, ou M. exilis, sur les
îles du détroit au large de Los Angeles (CA,
États-Unis) dans l’océan pacifique. Mais M.
creticus, de la taille d’un éléphanteau, est
indiscutablement le plus petit d’entre eux.
Simone Gilgenkrantz
médecine/sciences
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Références
- Bate DMA. Proc Zool Soc Lond 1907 ;
238-50.
- Poulakakis N, et al. Biol Lett 2006 ; 2 :
451-4.
- Orlando, L et al. Biol Lett 2007 ; 3 : 57-9.
- Herridge VL, Lister AM. Proc R Soc B
2012 ; 279 : 3193-200.
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