Liste des revues d'EDP Sciences
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Brèves de m/s
Comment les polynucléaires font place NET (brèves ; 19/12/2012)
polynucleaires © Cécile (pivoine rouge)

En 2007, M. Gougerot-Pocidalo décrivait dans ces colonnes les « filets » (NET, neutrophil extracellular traps) tissés par les polynucléaires (PN) pour attraper les bactéries et éviter leur dissémination [1], et A. Desjardins et al. y font allusion dans ce numéro [2]. Faits de chromatine décondensée sur laquelle s’adsorbent des protéines des granules des PN, ces NET, identifiés in vitro ont beaucoup intrigué et leur réelle implication dans la défense antibactérienne in vivo suscitait même un certain scepticisme. Doute levé cet été par deux articles de Cell Host and Microbe [3] et Nature Medicine [4], qui utilisent une même approche de microscopie intravitale confocale à spinning disks, qui permet un suivi dynamique précis des phénomènes cellulaires in vivo avec une phototoxicité minime. Le premier modèle [3] analyse chez la souris la réponse des PN qui s’accumulent dans les sinusoïdes du foie en réponse à un signal endotoxique. La formation des NET requiert quatre étapes séquentielles : migration des PN dans la microcirculation du foie, adhésion des PN à l’endothélium suivie de celle des plaquettes aux PN via l’intégrine LFA-1, et enfin expulsion des NET. Quelques heures après l’injection de bactéries mimant un épisode septique aigu, la capture des bactéries dans les sinusoïdes hépatiques est quatre fois supérieure à celle qu’assurent les seules cellules de Kupffer ; les NET en sont responsables car le blocage des interactions PN-plaquettes (qui inhibe la formation des NET) ou l’injection de Dnase (qui dissout les NET) inhibe cette capture accrue, sans modifier le nombre des PN (ni donc la capacité de phagocytose). Ces NET intrahépatiques certes protègent d’une dissémination hématogène des bactéries (mesurée au niveau des poumons), mais le mieux étant l’ennemi du bien, ils induisent des lésions hépatiques, à type de nécrose et congestion sinusoïdale. La seconde étude [4] visualise la formation des NET sur un fragment de derme extériorisé lors de la création d’une infection bactérienne intradermique. Elle confirme les données précédentes et les complète par deux observations : la production de ces NET (donc d’ADN nucléaire) se fait via des vésicules ou un bourgeonnement de la membrane, et surtout, elle ne tue pas immédiatement les PN, qui restent fonctionnels (phagocytose) alors même qu’une grande partie de leur noyau est expulsé. L’analyse de PN humains provenant d’abcès à bactéries Gram- confirme cette décondensation nucléaire et identifie des PN anucléés, mais conservant des granules et donc vraisemblablement capables de bactéricidie. Par l’étendue de ses filets intravasculaires, la NETosis des PN s’avère une arme intravasculaire de défense antibactérienne et antivirale des plus efficaces, mais dont les dommages collatéraux ne sont pas négligeables. C’est du grand art… les images le prouvent !

Laure Coulombel
médecine/sciences
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Références

  1. Gougerot-Pocidalo M, et al. Med Sci (Paris) 2007 ; 23 : 464-5.
  2. Desjardins A, et al. Med Sci (Paris) 2012 ; 28 : 965-71.
  3. McDonald B, et al. Cell Host Microbe 2012 ; 12 : 324-33.
  4. Yipp BG, et al. Nat Med 2012 ; 18 : 1386-93.
 
« Avec le temps, va, tout s’en va », même les micro-ARN du tissu adipeux… (brèves ; 19/12/2012)
micro-ARN

Mangez moins, vous vivrez plus longtemps ! En effet, pour le ver comme pour le mammifère, la restriction calorique augmente la longévité. Parmi les mécanismes impliqués, on note une diminution de la production de cytokines pro-inflammatoires et d’espèces réactives de l’oxygène, ainsi qu’une augmentation des processus de détoxication et de réparation de l’ADN. La restriction calorique est également associée à une diminution de la masse du tissu adipeux des mammifères. L’équipe de R. Kahn (Boston, Ma, États- Unis), en collaboration avec le centre du vieillissement de la Mayo Clinic (Rochester, Mn, États-Unis) a recherché en quoi le vieillissement modifiait l’expression des miARN dans le tissu adipeux sous-cutané [1]. Les pré-miARN sont exportés dans le cytoplasme et pris en charge par la protéine Dicer qui les clive en miARN matures. Les auteurs ont tout d’abord constaté que seuls les miARN matures du tissu adipeux murin diminuaient avec l’âge en corrélation avec une baisse drastique de Dicer. Or, cette baisse n’a pas lieu lorsque les animaux âgés sont mis sous restriction calorique pendant trois mois. Cette modulation de Dicer est spécifique du tissu adipeux et n’est pas observée dans le foie, le rein ou le muscle squelettique. En revanche, la chute de Dicer est également retrouvée dans des préadipocytes humains en culture obtenus à partir du tissu sous-cutané de donneurs âgés. Le stress oxydant a le même effet sur l’expression de Dicer dans des préadipocytes, sauf si ces derniers sont prétraités avec de l’insuline, connue pour protéger ces cellules de l’apoptose induite par les espèces réactives de l’oxygène. Pour mieux comprendre le rôle de Dicer dans la biologie de l’adipocyte, son gène a été inactivé dans ces cellules. Celles-ci ont alors un temps de doublement plus long et des niveaux d’apoptose et de sénescence augmentés, ce que reflète une augmentation de p53. L’expression de miR-125b, qui diminue avec l’âge dans le tissu adipeux murin, est inversement proportionnelle à celle de p53. Or, la transfection du miR-125b dans les cellules invalidées pour Dicer restaure un niveau quasi normal d’expression de p53 et diminue l’apoptose. De fait, des niveaux élevés de protéine p53 phosphorylée ainsi qu’une susceptibilité accrue au stress oxydant sont observés chez les souris dont le gène Dicer est invalidé spécifiquement dans le tissu adipeux. Chez le nématode, la simple haplo-insuffisance de Dicer suffit à diminuer l’espérance de vie du ver comme le fait la réduction de l’expression de lin-4 (l’orthologue de miR-125b), alors que la surexpression de Dicer dans l’intestin augmente leur résistance au stress, leur durée de vie en conditions normales et leur survie en condition de stress thermique. Ainsi, la diminution des miARN induite par la chute de Dicer est un processus conservé au cours du vieillissement mais indépendant de l’effet de la voie insuline/IGF-1 (insulin growth factor) sur la longévité. Seul le tissu adipeux semble touché par cette altération sans que l’on comprenne encore comment celui-ci intervient dans les altérations systémiques associées au vieillissement.

Hélène Gilgenkrantz
Institut Cochin, Paris, France
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Références

  1. Mori MA, et al. Cell Metabolism 2012 ; 16 : 336-47.
 
L’ADN poubelle fait son tri sélectif ou l’éloge du silence (brèves ; 03/12/2012)
L’ADN poubelle fait son tri sélectif

© Inserm –
Michel Depardieu

À peine 3 % du génome : c’est ce que représentent nos 21 000 gènes codant pour des protéines. Quatre vingt dix sept pour cent de nos trois milliards de paires de bases ne seraient donc que du silence ? Cette découverte étonnante des années 1980 avait même conduit les chercheurs à désigner ces régions non traduites de la molécule que nous partageons avec tous les être vivants, l’ADN poubelle ou junk DNA. Puis, dans les années 1990, Fire et Mello, prix Nobel de médecine 2006, découvrent l’interférence ARN et le monde du silence s’emplit progressivement de tous ces mi-ARN ou si-ARN qui répriment certains de nos gènes. Environ 1 % de notre génome trouvait ainsi une utilité dans la régulation des 3 % codants. Mais qu’en est-il alors des 96 % restants ? Au mois de septembre 2012, 30 publications relatent, sur une semaine seulement, des résultats issus de l’exploitation du projet ENCODE (encyclopedia of DNA elements), démarré il y a environ 10 ans pour comprendre le sens caché de notre ADN non codant, et regroupant des équipes de 32 institutions différentes. L’étude pilote reposait essentiellement sur l’analyse de microarrays de différents types cellulaires. Elle a par la suite bénéficié de l’arrivée des séquenceurs de nouvelle génération et des techniques de Chip-seq et DNase-seq [1]. Leurs premières conclusions réhabilitent le junk DNA puisqu’elles aboutissent à un constat pour le moins étonnant : environ 80 % de notre ADN auraient une utilité, en ce sens que cet ADN est transcrit en petites ou longues molécules d’ARN non codantes mais essentielles pour la modulation de l’expression des gènes. Ainsi, contrairement à ce que nous ont appris nos livres, les fondements de notre hérédité seraient plus basés sur l’ARN que sur l’ADN. De nombreuses autres informations sont attendues, mais il faudra sans doute du temps pour les déchiffrer. À titre d’exemple, pas moins de 4 millions de régions sont des sites putatifs de liaison de facteurs de transcription [2]. Naturellement, ces données redonnent un élan à notre compréhension des maladies humaines. En effet, beaucoup de ces nouvelles régions fonctionnelles chevauchent des SNP (single nucleotide polymorphism) associés à une plus grande ou plus faible susceptibilité de développer telle ou telle affection, 34 % des SNP étant situés dans des régions de chromatine ouverte définies par les tests de DNAse-seq. Mais ce qu’on peut tirer du projet ENCODE ne s’arrête pas là. L’équipe de M. Snyder (Yale University) propose une organisation hiérarchique en trois couches de l’ensemble des facteurs de transcription qui devrait nous aider à en comprendre le fonctionnement en réseau [3]. Ce travail permet également d’identifier ce qui, dans notre ADN, nous rend spécifiquement humain. À titre d’exemple, deux de ces régions sont situées à proximité de gènes impliqués dans la croissance nerveuse et le développement des cônes oculaires. L’institut de recherche national du génome humain (NHGRI) de Bethesda, qui a investi 288 millions de dollars dans le projet ENCODE, n’en attendait pas moins !

Hélène Gilgenkrantz
Institut Cochin, Paris, France
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Références

  1. Encode Project Consortium. Nature 2012 ; 489 : 57-74.
  2. Maurano MT, et al.Science 2012 ; 337 : 1190-5.
  3. Gerstein M, et al. Nature 2012 ; 489 : 91-100
 
Antibiotiques et obésité ? (brèves ; 03/12/2012)
Antibiotiques et obésité

© Inserm – Michel Depardieu

L’usage des antibiotiques (AB) dans la prise en charge des infections a été générale et bénéfique, posant, cependant, la question d’effets secondaires à long terme. On sait qu’à doses infrathérapeutiques les AB stimulent la croissance du bétail et leur poids, poulets et porcs en particulier [1]. Pourtant, le mécanisme n’en a jamais été vraiment compris, et pourrait faire intervenir le microbiome intestinal. Une équipe de l’Université de New-York a testé cette hypothèse d’une influence du microbiome intestinal sur l’adiposité [2]. La flore intestinale est complexe et dense et affecte de multiples fonctions, dont les réponses immunitaires, l’homéostasie énergétique, les interactions métaboliques. Les auteurs ont administré à des souris C57BL/6J dès le sevrage des AB à doses faibles (proches de celles utilisées chez le bétail), et observé, par comparaison avec les témoins, une augmentation de la masse grasse sans augmentation de poids, ainsi que de la densité minérale osseuse et du polypeptide insulinotropique dépendant du glucose (GIP), qui stimule la lipoprotéine lipase. La flore microbienne intestinale n’est pas quantitativement modifiée, mais sa composition change avec un rapport firmicules/ bactéries accru, essentiellement dû aux Lachnospiraceae. Le métabolisme hépatique des lipides est modifié, de même que la concentration dans le cæcum d’acides gras à chaînes courtes (SCFA), qui est élevée, comparable à ce qu’on observe chez les souris génétiquement obèses [3]. Peut-être l’exposition aux antibiotiques sélectionne-t-elle des espèces microbiennes capables d’extraire plus de calories de carbohydrates complexes, normalement non digérés, qui fournissent les SCFA du caecum, ensuite absorbés et dirigés vers le foie ? La démonstration de cette fermentation accrue n’est pas faite. On peut aussi faire l’hypothèse d’une altération de la différenciation de cellules souches pluripotentes capables de différenciation dans les voies adipocytaire, ostéoblastique ou musculaire. Dans le même numéro de Nature un commentaire discute l’interprétation des auteurs et proposent d’autres pistes [4]. Les effets énergétiques constatés pourraient être dus à une action sur les muscles contrôlant le transit intestinal, ou l’absence de compétition avec des bactéries tuées par les antibiotiques, libérant de l’énergie pour une absorption nutritionnelle accrue. La complexité du processus est aussi soulignée par le fait qu’on l’observe chez des souris germ-free en l’absence de tout microorganisme. Ces mécanismes restent à explorer, afin d’établir un rapport entre l’usage d’antibiotiques dans la petite enfance et le développement d’une adiposité.

Dominique Labie
Institut Cochin, Paris, France
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Références

  1. Butaye P, et al. Clin Microbiol Rev 2003 ; 16 : 175-88.
  2. Cho I, et al. Nature 2012 ; 488 : 621-6.
  3. Murphy EF, et al. Gut 2010 ; 59 : 1635-42.
  4. Flint AJ, Nature 2012 ; 488 : 601-2.
 
Les pathogènes pris au piège des filets tissés par les défensines intestinales (brèves ; 11/10/2012)
pathogènes © Inserm - Frank Lafont

Les cellules de Paneth intestinales humaines sécrètent les défensines HD5 et HD6, mais seul le peptide HD5 a une fonction antimicrobienne avérée. C’est en explorant le rôle de HD6 qu’une équipe californienne a identifié que ce peptide tissait une « toile d’araignée » protéique nanoscopique [1]. Tout commence - comme toujours - par la construction d’une souris transgénique exprimant le gène humain codant HD6 (la souris exprime les défensines cryptdins 2 et 3, mais pas d’orthologue de HD6). Contrairement aux souris contrôles, ces souris HD6 survivent lorsqu’on leur administre une dose importante de Salmonella typhimurium en intragastrique, mais, paradoxe, la lumière intestinale contient la même quantité de bactéries que celle des souris dépourvues de HD6. En revanche, les S. typhimurium sont quasi absentes des plaques de Peyer et de la rate des souris HD6, comme si les souris avaient été infectées par un mutant de S. typhimurium (InvA) incapable d’invasion cellulaire et donc de dissémination. De fait, la préincubation de S. typhimurium avec HD6 bloque toute infection in vitro des cellules intestinales, humaines ou murines. En revanche, traiter les cellules par HD6 ne les protège en rien. On ne peut qu’être admiratif devant l’ingéniosité du mécanisme que les auteurs ont ensuite décrypté par des techniques sophistiquées de résonance plasmonique de surface et de microscopie électronique : un monomère HD6 qui patrouille dans l’intestin rencontre initialement un pathogène (S. typhimurium, mais aussi Yersinia enterocolitica, ou même les glycoprotéines du VIH) et se lie à une protéine de ce pathogène - probablement au niveau des flagelles ou des fimbriae. À partir de ce point d’ancrage, les monomères HD6 s’assemblent en dimères, puis en un échafaudage de dimères connectés qui forment un filet - ou nanonet - dont les mailles emprisonnent le pathogène, bloquant tout accès à la surface cellulaire, et donc toute invasion. Démonstration en a été faite in vitro comme in vivo. Un acide aminé, His en position 17 de HD6 est absolument nécessaire à l’établissement des interactions électrostatiques interdimères. Sophistication supplémentaire, HD6 se lie surtout à des protéines non glycosylées ; or la majorité des protéines sécrétées au fond de la crypte intestinale où résident les cellules de Paneth sont très glycosylées, elles n’entreront donc pas en compétition avec les pathogènes, laissant le champ libre à la défense antibactérienne de HD6. L’application médicale n’est pas bien loin, puisque les taux de HD5 et de HD6 sont bas dans la maladie de Crohn, et peut-être faudrait-il les analyser dans d’autres affections inflammatoires de l’intestin.

Laure Coulombel
médecine/sciences
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Références

  1. Chu H, et al. Science 2012 ; 337 : 477-81.
 
Je lis dans vos yeux (brèves ; 03/12/2012)
Je lis dans vos yeux

© Inserm - Éric Dehausse

Il ne s’agit ici pas de l’empreinte rétinienne telle que l’ont popularisée romans ou films, comme Minority Report. Il s’agit plutôt d’un prolongement inattendu de ce qu’apprennent tous les étudiants en sciences de la vie. L’on sait que les réflexes pupillaires sont le b.a.ba de l’examen clinique du patient inconscient pour tester l’intégrité des fonctions vitales véhiculées par le tronc cérébral. Les « forts en neuro-physiologie » se souviendront même du noyau d’Edinger-Westphal par lequel passe une partie de ce réflexe impliquant le système parasympathique utilisant l’acétylcholine. Peut-être même une trace mnésique subsiste-t-elle du contrôle noradrénergique du diamètre pupillaire. Simple affaire de réflexe, donc ? Pourtant, d’autres systèmes noradrénergiques et cholinergiques, connus sous le nom de systèmes de neurotransmission diffus, existent qui président à des activités cérébrales plus complexes, émotionnelles, attentionnelles ou cognitives. Nassar et al. [1]ont mesuré les modifications du diamètre pupillaire en conditions de lumière constante dans un paradigme expérimental de prédiction de séries de nombres dans des conditions stables (incertitude attendue) et fluctuantes (incertitude inattendue). Une corrélation positive a été trouvée dans le premier cas avec les variations du diamètre pupillaire et dans le second cas avec le diamètre pupillaire moyen en conditions de base. Ces expériences suggèrent que les processus cognitifs à l’origine des prédictions dans ce paradigme se reflètent dans un paramètre observable extérieur, probablement dépendant des systèmes de neurotransmission diffus impliquant le locus cœruleus. Plus étonnant, modifier le diamètre pupillaire par un stimulus auditif non relevant influence en retour les processus cognitifs évoqués. Les applications potentielles évoquées dans l’avant-propos de Nature Neuroscience [2]concernent la détection précoce de modifications cognitives dans certaines maladies neurodégénératives, pas encore de nouveaux scanners d’aéroport…

Jean-Michel Rigo
Biomed Research Institute
Hasselt University, Belgique
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Références

  1. Nassar MR, et al. Nat Neurosci2012 ; 15 : 1040-6.
  2. Yu AJ. Nat Neurosci2012 ; 15 : 933-5.
 
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